Bonne année pour LVMH grâce à la hausse de ventes en Chine

Le groupe de luxe de Bernard Arnaud enchaine les crus exceptionnels. Qu’ils soient viticoles (ah le Château d’Yquem !) ou boursiers. Dans ce dernier domaine, l’homme d’affaires peut se réjouir : l’année 2017 sera encore un grand millésime. Selon le consensus Factset Estimates, le chiffre d’affaires annuel de LVMH devrait atteindre 42,3 milliards d’euros sur l’exercice 2017, en progression de 12,4 pour cent sur l’année contre une croissance annuelle moyenne de 9,7 pour cent au cours des cinq derniers exercices. Le groupe reste la première capitalisation du CAC 40 - indice phare de la Bourse de Paris et thermomètre du capitalisme français - avec 128 milliards d’euros. Les spécialistes s’accordent à dire que non seulement LVMH est leader en son domaine, mais qu’il garde également un vaste potentiel de valorisation.

La force de LVMH est bien connue : le groupe posséde un large catalogue de marques aux profils diversifiés. Des stars de la maroquinerie (Louis Vuitton), des grands noms de la mode ‘Givenchy, Fendi) mais aussi des maisons performantes dans le domaine des cosmétiques (Guerlain), des montres, de la joaillerie, de la distribution (Sephora, Le Bon Marché), de l’hôtellerie (Cheval Blanc), des vins et des spiritueux. L’ensemble compose un groupe solide qui peut aisément supporter les crises précisément en raison de la grande diversité de ses entreprises : un ralentissement éventuel dans la mode et la maroquinerie est souvent compensé par les bons résultats dans la distribution et les spiritueux, et vice et versa.

Forte haute des ventes d’articles de mode et de maroquinerie en Chine

En 2012, en raison du tassement de la demande chinoise, LVMH avait déçu les investisseurs. Les résultats de Louis Vuitton surtout, étaient en cause : on disait alors que la marque, trop visible en Chine, voyait ses parts de marché s'éroder à mesure que la clientèle chinoise se sophistiquait. En réalité, la consommation chinoise était soumise à cette époque à des impératifs imprévus : en l’occurrence, le congrès du parti communiste chinois. La XVIIIème édition de ce congrès s’était t tenu en 2012 : lors de ce congrès, les dirigeants du parti avait sévèrement fustigé la pratique des cadeaux jugés ostentatoires, mettant fin de facto à la traditionnelle remise des cadeaux d’affaires couteux. Le marché de l’horlogerie a été le premier touché, le marché des alcools de luxe avait suivi. Le sac ostensiblement griffé n’avait plus bonne presse.

Cette crise chinoise semble bel et bien révolue depuis. Louis Vuitton, grâce à une savante montée en gamme de ses produits, a largement profité du rebond de la demande en Asie depuis le second semestre 2016. Le XIXème congrès du parti communiste chinois a justement eu lieu en octobre. Il a été perçu de manière positive par la communauté financière. Ce qui signifie, si on sait lire entre les lignes, que les cadeaux couteux sont de nouveaux bienvenus. L’apparat a retrouvé son éclat au profit de l’ascétisme forcené. Actuellement, la croissance des ventes d’articles de mode et maroquinerie en Chine continentale se situait peu ou prou entre 30 et 40 pour cent. Précisons que cette hausse ne concerne pas uniquement Vuitton mais l’ensemble du secteur de la mode et des accessoires de luxe.

Crédit photo : Louis Vuitton,dr

 

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