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Burberry: une activité mitigée et la branche beauté pèsent sur les résultats

Le groupe de luxe britannique Burberry a fait état jeudi d'un bénéfice net en baisse en 2016/17 en raison d'une activité mitigée et du coût de la réorganisation de sa branche parfums et cosmétiques. Au cours de son exercice achevé fin mars, Burberry a dégagé un bénéfice net en recul de 7 pour cent à 286,8 millions de livres (333 millions d'euros), selon un communiqué.

Le spécialiste du trench-coat a été plombé par plusieurs charges financières exceptionnelles liées notamment à la décision annoncée récemment de céder la licence de sa branche beauté, c'est-à-dire des parfums, des cosmétiques et du maquillage, à l'américain Coty.

Burberry a dû passer dans ses comptes des charges de 40,6 millions de livres pour couvrir à la fois des prévision de ventes moins bonnes que prévu dans cette branche, ainsi que le coût du transfert à Coty de la licence. Le bénéfice net a par ailleurs été rogné par les coûts (20,8 millions de livres) associés au plan d'économies lancé l'an passé à la même période pour redresser le groupe aux prises avec un environnement de marché difficile. Ce contexte peu favorable ne s'est d'ailleurs pas démenti et a encore pesé sur le chiffre d'affaires lors de l'exercice annuel écoulée.

Ses ventes à taux de changes constant ont reculé de 2 pour cent, avec une chute de 11 pour cent dans la région Amériques, une stabilisation de l'activité en Asie Pacifique et une hausse modérée de 3 pour cent en Europe, Moyen Orient et Afrique. En revanche, les ventes dans les magasins, qui représentent les trois quarts du chiffre d'affaires, ont progressé de 3 pour cent. Les ventes en gros et sous accord de licence ont quant elles plongé.

Le groupe parvient toutefois en données publiées à dégager un chiffre d'affaires total en hausse de 10 pour cent à 2,8 milliards de livres, essentiellement grâce à l'effet favorable de la chute de la livre depuis le vote pour le Brexit en juin dernier.

La dépréciation de la devise permet de gonfler mécaniquement les revenus tirés des activités réalisées à l'étranger, ce qui avantage beaucoup un groupe comme Burberry qui vend ses produits dans le monde entier. "2017 a été une année de transition pour Burberry dans un marché du luxe qui évolue très vite. Les actions que nous avons prises pour poser les fondations d'une croissance future commencent à fournir leurs premiers bénéfices et je reste confiant dans le fait que cela va continuer", a indiqué dans le communiqué Christopher Bailey, directeur général et directeur de la création du groupe.

Ce dernier laissera son poste de directeur général à partir de juillet à Marco Gobbetti, ex-PDG du groupe de luxe de vêtements et de maroquinerie Céline, propriété de LVMH. (AFP)

Photo: Burberry website