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Concurrence : Pékin donne un mois à la tech pour respecter la loi

By AFP

13 avr. 2021

Pékin - Les autorités chinoises ont donné "un mois" au secteur du numérique pour corriger toute entrave à la concurrence, ont annoncé mardi les régulateurs, appelant les acteurs de la tech à "tenir compte du cas Alibaba".

Le mastodonte Alibaba, pionnier du commerce en ligne en Chine, s'est vu infliger samedi une amende de 2,3 milliards d'euros pour abus de position dominante. Le groupe s'est notamment vu reprocher d'exiger l'exclusivité des commerçants souhaitant vendre leurs produits sur ses plateformes, au détriment des sites concurrents.

Entraves à la concurrence

Mardi, 34 entreprises du numérique, dont les géants de l'internet Baidu, Tencent (WeChat) et ByteDance (propriétaire de TikTok), ont été convoquées par les régulateurs pour discuter des entraves à la concurrence, a indiqué dans un communiqué l'Administration chinoise du cyberespace (CAC).

La concurrence déloyale "est un frein à l'innovation et au développement et porte atteinte aux intérêts des [...] consommateurs", a souligné la CAC. Outre cet organisme, l'autorité de régulation des marchés (SAMR) et l'administration fiscale ont également pris part à la réunion. Les régulateurs ont donné un mois aux acteurs du numérique pour se mettre en conformité, sous peine de "sévères sanctions".

Les entreprises liées à l'internet et au numérique sont particulièrement dynamiques en Chine où une législation jusque-là relativement laxiste, en particulier sur les données, et l'absence de concurrents étrangers, ont permis à des géants locaux d'émerger.

Pékin fait cependant preuve de davantage de fermeté à l'égard du secteur depuis quelques mois.

En mars déjà, une dizaine d'entreprises de la tech ont été convoquées par le régulateur pour échanger sur la sécurité en ligne. La réunion avait notamment porté sur la réglementation autour de fonctionnalités impliquant la voix, après l'interdiction en Chine de Clubhouse, une application américaine qui permet aux utilisateurs de participer à des conversations en direct, sur invitation. (AFP)

Crédit : TikTok, Facebook