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Les marques de grands magasins américains étaient à la peine jeudi à Wall Street, plombées par des résultats décevants de Macy's, qui montrent les dégâts continus causés par le développement du commerce en ligne sur les distributeurs classiques.

Dans les premiers échanges à Wall Street, Macy's chutait de 9,59 pour cent à 26,53 dollars, entraînant dans son sillage Nordstrom, qui perdait 3,10 pour cent à 48,46 dollars, J.C Penney 2,27 pour cent à 5,58 dollars et Gap 0,86 pour cent à 26,50 dollars. Même la chaîne de magasins Kohl's, qui a réussi à limiter les dégâts lors du dernier trimestre grâce à une bonne gestion de ses stocks, voyait son titre baisser de 0,64 pour cent à 40,06 dollars.

Avant l'ouverture de la séance, Macy's a fait état d'une baisse de 7,5 pour cent à 5,34 milliards de dollars de son chiffre d'affaires lors du trimestre achevé en avril, soit davantage que les pronostics les plus pessimistes qui tablaient sur des revenus aux alentours de 5,47 milliards de dollars.

Le bénéfice net a chuté de 39 pour cent à 71 millions de dollars, ainsi que la marge qui est passée de 39,1 pour cent il y a un an à 38,1 pour cent, malgré une importante réduction de la voilure. Macy's a annoncé en janvier supprimer jusqu'à 10.000 emplois aux Etats-Unis dans le cadre d'un plan de restructuration comprenant également un nombre important de fermetures de magasins afin de répondre à la forte baisse de la fréquentation dans les "malls", centres commerciaux géants, autrefois symboles du consumérisme américain.

L'enseigne, comme les autres groupes de la distribution américaine, doit défendre ses parts de marché face à Amazon et au développement des vendeurs en ligne qui grèvent leurs ventes et hypothèquent leur avenir. "Macy's est sur une pente descendante", estime Neil Saunders, expert au cabinet GlobalData Retail, ajoutant que "relancer Macy's n'est pas une aventure pour une personne ayant le coeur fragile".

Outre Macy's, Gap a également fermé de nombreux magasins et retiré sa marque haut de gamme Banana Republic de plusieurs marchés européens. (AFP)