• Home
  • Actualite
  • Business
  • Le chiffre d’affaire du textile-habillement a chuté de 15 pour cent en 2020

Business

Le chiffre d’affaire du textile-habillement a chuté de 15 pour cent en 2020

By Odile Mopin

29 janv. 2021

Le bilan de l’année est tombé et la chute est historique. Selon les données livrées par l’Observatoire de l’IFM, les ventes de la filière ont fléchi de 15 pour cent par rapport à 2019, du jamais vu. Un trou abyssal, alors que les commerces sont suspendus à l’annonce d’un nouveau confinement et que le coût social des défaillances d’entreprises dans le secteur aurait triplé entre 2019 et 2020, selon une étude d’Ellisphère, spécialiste du marché de l’information économique et financière.

Les ventes en lignes, un « véritable relais de croissance »

Mais au final, estime l’IFM, le bilan est un peu moins dégradé que prévu, car « les ventes en lignes ont constitué en 2020 un véritable relais de croissance » : + 22, 2 pour cent versus 2019. La part de marché du e-commerce a grimpé de six points entre 2019 et 2020, elle représente aujourd’hui 21 pour cent des ventes du secteur.

En outre, le mois de décembre a bénéficié d’un regain d’activité à l’approche des fêtes, avec un chiffre d’affaire, ventes en lignes comprises, en hausse de 14, 8 pour cent. « L’effet calendaire lié au décalage du Black Friday, la dynamique des ventes en ligne et plus fondamentalement l’envie de consommer à l’approche des fêtes de fin d’année, dans un contexte de crise sanitaire, sont à l’origine de ce résultat exceptionnel », indique l’IFM.

Très insuffisant cependant pour atténuer « choc sans précédent » que constitue cette année de crise sanitaire. Par circuits de distribution ce sont les grands magasins qui dévissent le plus fortement : - 32, 3 pour cent au regard de 2019. Ils ont subi de plein fouet la « double peine » des fermetures liées aux périodes de confinement, mais aussi l’absence de clientèle étrangère tout au long de l’année. Au sein des chaînes spécialisées, enfin, les réseaux grande diffusion (- 9,6 pour cent ) ont mieux résisté que les chaînes du luxe accessible (- 22,1 pour cent).

Crédit: Galeries Lafayette