(publicité)
(publicité)
LVMH cartonne sur tous les fronts (ou presque)

Malgré ce qu’on appelle pudiquement dans le jargon “un environnement difficile”, le numéro 1 mondial du luxe conforte pour le troisième trimestre sa position de leader toutes catégories. Le groupe de Bernard Arnault fait même mieux que prévu, grâce notamment à sa division mode-maroquinerie. Avec une croissance organique à deux chiffres, les concurrents qui vont eux aussi livrer leurs résultats trimestriels dans les jours à venir ( les chiffres de Kering seront publiés le 24 octobre, ceux d’Hermes le 8 novembre, ceux de Richemont et Burberry le 10 novembre) n’ont qu’à bien se tenir.

La hausse de l’euro qui tarit les flux touristiques, les tensions politiques, les tempêtes: rien ne semble pouvoir brider l’attractivité des produits des 70 marques (Fendi, Bulgari, Givenchy, etc.) du groupe. La croissance organique s’est maintenue à 12 pour cent alors que les spécialistes en attendaient 9. Mais c’est surtout la branche mode-maroquinerie, avec la locomotive Louis Vuitton, qui tire la machine vers le haut.

Louis Vuitton cartonne, Hennessy recule

C’est bien simple, le malletier qui vient d’ouvrir une nouvelle maison place Vendôme et qui a également lancé récemment une montre connectée, dépasse les prévisions les plus optimistes. Pour rappel, Louis Vuitton compte pour plus de la moitié du résultat opérationnel de LVMH. La marque profite à fond du rebond de la demande chinoise et semble récolter les fruits d’une stratégie destinée à capter l’attention des classes moyennes venant des pays émergents. Résultat, avec sa très large gamme de sacs et de petite maroquinerie, ses diversifications diverses (lunettes, horlogerie, joaillerie), ses collaborations astucieuses, les ventes de Louis Vuitton dépassent désormais les 8 milliards d’euros.

Petit bémol néanmoins dans cette apothéose de bons résultats: la branche spiritueux du groupe flanche un peu : la croissance organique y est tombée à 4 pour cent au troisième trimestre. En cause : un recul des volumes dans le cognac, lié à des contraintes d’approvisionnement d’Hennessy. La branche parfum et cosmétique enregistre quant à elle une hausse de 17 pour cent. La branche Joaillerie et Horlogerie fait un bond de 14 pour cent. Au total, les ventes ont atteint 30,09 milliards d'euros sur les neuf premiers mois de l'exercice.

credit photo: Louis Vuitton,dr