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Marks and Spencer ralentit son développement dans l'alimentaire

L'enseigne de distribution britannique Marks and Spencer a annoncé mercredi une hausse de son bénéfice semestriel mais des performances mitigées dans l'alimentaire le conduisent à ralentir son développement dans cette branche.

Au cours du premier semestre achevé fin septembre, le groupe a dégagé un bénéfice net de 84,7 millions de livres (95,9 millions d'euros), un chiffre quintuplé sur un an, selon un communiqué. Cette bonne nouvelle pour un groupe dont les résultats financiers sont mitigés depuis plusieurs années s'explique principalement par un chiffre d'affaires en hausse de 2,6 pour cent à 5,1 milliards de livres sur la période.

Mais cette bonne tenue de l'activité dans son ensemble cache des performances contrastées, sa branche habillement et produits de la maison faisant preuve de résistance, tandis que l'alimentaire a été sous pression. "Dans l'habillement et les produits pour la maison, les premiers résultats sont encourageants et à l'international notre activité est rentable et solide. Nous reconnaissons que nous faisons face à de forts vents contraires dans l'alimentaire, auxquels nous allons nous attaquer dans l'année à venir", résume Steve Rowe, directeur général du groupe.

Le chiffre d'affaires dans l'alimentaire a progressé de 4,4 pour cent grâce à l'ouverture de magasins. Mais hors effet périmètre, les ventes sont en baisse de 0,1 pour cent. Marks and Spencer évolue dans un environnement extrêmement concurrentiel, où les géants des supermarchés Tesco et Sainsbury's et les enseignes de discount Aldi, Asda ou Lidl se livrent à une véritable guerre des prix.

Le groupe a par conséquent décidé de réduire le nombre d'ouvertures de magasins Simply Food, dédiés entièrement aux produits alimentaires. Il prévoit d'en ouvrir 80 sur l'exercice 2017-2018, contre 90 prévus initialement. De son côté, la branche habillement a vu son chiffre d'affaires reculer de 0,7 pour cent à données comparables, du fait notamment d'une réduction du nombre de période de soldes.

Les activités vestimentaires pèsent sur le groupe depuis de très nombreuses années, sous l'effet de l'émergence de nombreux concurrents et de l'essor de la vente en ligne. Depuis plus d'un an, Marks and Spencer s'efforce de simplifier son offre dans cette branche, d'investir dans le numérique et de réduire le coût de sa chaîne d'approvsionnement.

Neil Wilson, analyste chez ETX Capital, souligne que la hausse des prix de ventes dans cette branche et des ventes encourageantes pour le deuxième trimestre grâce à un été doux "plaident pour un retour prochain à la croissance", même si "la période de Noël constituera le vrai test". (AFP)

Photo: Courtoisie of M&S