Les ventes du spécialiste français des vêtements pour enfants Orchestra-Prémaman ont chuté de 8,6 pour cent au premier semestre de son exercice décalé 2018-2019, pénalisées par les difficultés du secteur du textile en France et la restructuration de sa dette. De début mars à fin août, le groupe a enregistré un chiffre d'affaires de 278,4 millions d'euros, selon un communique publié jeudi.

"Cette baisse du chiffre d'affaires s'inscrit dans une tendance conjoncturelle difficile, la consommation en France ayant enregistré son plus mauvais semestre depuis cinq ans", justifie Orchestra-Prémaman. Elle est également affectée de façon significative "par la renégociation des financements du groupe", a-t-il poursuivi.

Dans le détail, l'activité en France a plongé de 8,3 pourcent tandis que la zone Belux (Belgique/Luxembourg) a reculé de 7,9 pourcent. L'international (hors Belux) a fléchi de 5,2 pourcent. Sur le seul deuxième trimestre, le chiffre d'affaires a cédé 7,6% à 139,3 millions d'euros.

Le 26 juin, Orchestra-Prémaman, dont l'endettement financier au 28 février 2018 atteignait 320 millions d'euros, avait annoncé être parvenu à un accord avec ses créanciers en vue de restructurer sa dette.

Le groupe avait alors obtenu la prorogation "jusqu'en juillet 2020 et, sous certaines conditions, jusqu'en juillet 2021 de la majorité des lignes bancaires (...) pour un montant total de 209,2 millions d'euros". Comme le prévoyait cet accord, la société a lancé mi-septembre une augmentation de capital de 28,6 millions d'euros.

Le groupe n'a pas communiqué d'objectifs chiffrés pour son exercice annuel, mais a confirmé" sa stratégie d'amélioration de sa profitabilité et de réduction de son niveau de stock".

Le 10 septembre, il avait une nouvelle fois revu son objectif d'excédent brut d'exploitation (EBE) courant pour l'exercice 2018-2019 à entre 5 et 6% contre 6,5 pour cent initialement, dans la foulée d'un recul de 8,9% de son activité lors du premier trimestre.

Le président d'Orchestra-Prémaman, Pierre Mestre, soutenu par le fonds américain Pimco, s'était par ailleurs porté candidat pour la reprise de la filiale française de Toys'R'Us, en redressement judiciaire. C'est finalement la société française Jellej qui a été choisie par le tribunal de commerce d'Evry (Essonne). (AFP)