Pamela Anderson écrit aux employés de Canada Goose

Né dans un petit entrepôt de Toronto en 1957, Canada Goose est aujourd’hui l’un des plus grands fabricants mondiaux de vêtements de performance haut de gamme. La ligne directrice est simple : « Chaque collection répond aux exigences extrêmes de l’Arctique ». L’entreprise compte plus de 2000 employés à l’échelle mondiale et est un chef de file reconnu pour son engagement envers la fabrication au Canada. Signalons enfin que la marque collabore depuis longtemps avec Polar Bears International, une association engagée dans la protection de l’habitat des ours polaires.

Alors que Canada Goose souhaite étendre son empreinte mondiale et vient d’annoncer son intention d’ouvrir trois magasins supplémentaires cet automne à Boston (Etats-Unis), à Calgary (Canada) et à Tokyo (Japon), une ancienne star du petit écran, Pamela Anderson, a écrit, via leurs adresses e-mail, à 800 employés de la société pour les sensibiliser sur l’utilisation de la fourrure de coyotes. Un coup de projecteur dont la marque emblématique de vêtements d’extérieur se serait bien passé.

L’ex-vedette d’ « Alerte à Malibu » écrivait dans le cadre de son mandat de directrice honoraire de Peta Etats-Unis. Elle leur demande de faire pression, depuis l’interieur, sur leur entreprise afin qu’elle cesse de vendre de la fourrure de coyotes. Dans son message, elle indique que des centaines de grandes marques et de créateurs se sont déjà tournés vers de la fourrure non animale, luxueuse et éthique. « Je vous en prie, utilisez l'avantage d'être à l'intérieur de l'entreprise pour demander à Canada Goose de faire cette simple transition et d'utiliser exclusivement de la fausse fourrure qui ne cause aucun mal aux animaux ou alors de retirer complètement les garnitures en fourrure. »

Pamela Anderson rejoint ainsi l'acteur américain Justin Long (qui a fait une caméra cachée dans un magasin Canada Goose) ainsi que la star de la série Nikita, Maggie Q (qui a mené une manifestation devant les bureaux de l'entreprise à Toronto), en faisant équipe avec les affiliées de PETA pour pointer du doigt l’utilisation de la fourrure par Canada Goose.

Engagement pour la tracabilité

De son coté, l’entreprise canadienne indique sur son site internet : « Nous pensons que les animaux ont droit à un traitement humain dans la vie comme dans la mort et nous sommes profondément engagés dans l’utilisation responsable et le sourçage éthique de toutes les matières animales entrant dans la confection de nos produits. Nous n’approuvons pas les mauvais traitements ni la négligence délibérée envers les animaux ou les actes de malveillance causant des souffrances ou blessures.

Canada Goose indique également avoir mis en place un programme complet de traçabilité afin de s’assurer que la fourrure et le duvet qu’elle utilise proviennent d’animaux n’ayant subi aucune pratique déloyale, mauvais traitement intentionnel ou cruauté inutile. « Désormais, nos matériaux sont entièrement traçables d’un bout à l’autre de la chaîne d’approvisionnement ». Cet engagement vaut pour le duvet : « Grâce à un programme d’audit externe mené par International Down & Feather Industries, nous pouvons certifier que notre duvet provient uniquement de produits dérivés de l’industrie avicole et ne provient pas d’oiseaux plumés vivants ou gavés ». Mais aussi pour la fourrure : « La norme de transparence sur la fourrure de Canada constitue notre engagement envers l’utilisation éthique, responsable et durable de la fourrure. Cette norme atteste que nos fourrures ne proviennent jamais de fermes d’élevage ou d’espèces menacées et que nous les achetons uniquement auprès de trappeurs nord-américains agréés assujettis à la réglementation rigoureuse des ministères d’États, de provinces et fédéraux. Depuis avril 2017, la fourrure utilisée dans les nouveaux produits Canada Goose est entièrement traçable et porte un étiquetage mentionnant le pays d’origine.»

Crédit photo: Canada Goose, dr

 

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