(publicité)
(publicité)

L'intersyndicale CFDT-CGT-FO, qui négocie le plan de départs volontaires chez Pimkie, a dénoncé lundi l'application de la clause de mobilité pour 83 salariés, estimant qu'il s'agissait de "licenciements".

Les trois syndicats ont critiqué "l'utilisation abusive des clauses de mobilité. La direction Pimkie, elle, entend ainsi licencier à moindre coût les 83 salariés qu'elle exclut du plan de départ volontaires", peut-on lire dans un communiqué de presse transmis à l'AFP. La CFE-CGC, qui n'est pas majoritaire, n'a pas signé le texte.

La direction souhaite fermer 37 magasins Pimkie en trois ans, sur 321 en France, et la suppression à court terme de 83 emplois en magasins, 41 en logistique, 53 au siège international et 31 au siège pour la France, à Neuville-en-Ferrain (Nord).

"Il n'y a pas de suppressions de postes concernant les 83 emplois qui vont être repositionnés sur des magasins proches de ceux qui vont fermer ces trois prochaines années", a confié à l'AFP lundi une source proche de la direction. Mais selon Valérie Pringuez (CGT), "légalement, si le salarié n'accepte pas la clause de mobilité c'est un licenciement pour non respect du contrat du travail et non un licenciement économique alors que leur magasin va fermer." "Ils ont voulu faire fi de 83 salariés en les mettant dans des magasins en sureffectif", a-t-elle ajouté à la fin de la 3e réunion entre syndicats et direction.

La prochaine réunion entre la direction et les syndicats doit avoir lieu le 20 février. La fin des négociations est prévue le 21 février "ce qui est concrètement impossible", selon Mme Pringuez.

La direction et deux syndicats de la marque de prêt-à-porter, FO et la CFE-CGC, ont signé un accord de méthode en vue de négocier un plan de départs volontaires après l'échec des pourparlers sur un projet de Ruptures conventionnelles collectives (RCC). (AFP)