Repositionné sur le sport, Puma atteint presque ses objectifs en 2014

L'allemand Puma, numéro trois mondial de l'équipement sportif, s'est montré satisfait de son année 2014 lundi, après avoir quasiment atteint ses objectifs et replacé le sport au coeur de l'identité de la marque. Propriété du groupe de luxe français Kering (ex-PPR), Puma avait privilégié ces dernières années le "lifestyle", avant de reprendre le virage du sport. En 2014, son bénéfice net a explosé à été multiplié par 12 à 64,1 millions d'euros, mais est resté toutefois légèrement en dessous des prévisions des analystes. Ceux-ci tablaient sur un résultat de 72,9 millions, selon l'agence Bloomberg News. Ce résultat s'explique par "l'absence d'éléments exceptionnels" pour Puma en 2014, a expliqué le patron Bjorn Gulden lors d'une conférence de presse.

Un retour aux sources qui fait du bien à Puma

Conséquence, la rentabilité du groupe s'améliore également, avec un bénéfice d'exploitation globalement conforme aux attentes des analystes, à 128 millions. Le chiffre d'affaires décline lui légèrement de 0,4 pour cent à presque 3 milliards d'euros, à cause de l'effets de change négatifs. "Nous avons débuté dans une situation très difficile", a reconnu M. Gulden. Mais "nous avons stoppé la baisse des ventes et celle du segment chaussures" en 2014, s'est félicité le patron, arrivé aux commandes à la mi-2013. Puma estime avoir rempli son contrat en 2014: corrigé des effets de change, son chiffre d'affaires a augmenté de 3,3 pour cent, comme il le prévoyait. Son bénéfice d'exploitation représente 4,3 pour cent de ses ventes, là où le groupe visait 5 pour cent, et son bénéfice net pèse 2,2 pour cent du chiffre d'affaires, proche de l'objectif fixé à 3 pour cent.

Si 2014 a été une année de "transition", 2015 doit être celle de la "confirmation", a promis M. Gulden, tout en prévenant que la société avait "besoin de temps" pour parachever sa transformation. Avec des produits moins nombreux, mais mieux mis en valeurs, l'équipementier table sur une croissance de 4 à 6 pour cent de son chiffre d'affaires en 2015, hors effets de changes. Il prévoit également une légère augmentation de son bénéfice d'exploitation (Ebit) et de son résultat net. (AFP)

 

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