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Les exportations horlogères suisses se sont de nouveau redressées en juillet, affichant une hausse de 3,6 pour cent à 1,7 milliard de francs suisses (1,4 milliard d'euros), donnant des gages de stabilisation après deux années difficiles, selon les statistiques publiées mardi.

"Les exportations horlogères suisses ont enregistré leur troisième mois consécutif de hausse", s'est félicitée la fédération de l'industrie horlogère suisse (FH) dans un communiqué, soulignant que le redressement graduel observé sur les derniers mois s'est poursuivi. En juillet, la croissance a été soutenue à Hong Kong, la base de comparaison étant favorable après une longue phase de repli, le rebond se chiffrant à 16,8 pour cent, a indiqué la FH, qui publie chaque mois des chiffres détaillés.

Les États-Unis, où la tendance est plus hésitante depuis le début de l'année, ont enregistré une hausse de 1,4 pour cent sur le mois. La Chine, le troisième plus gros marché pour les fabricants de montres suisses, a continué sur sa lancée, affichant de nouveau une forte progression de 22,3 pour cent.

Les performances ont en revanche été plus contrastées en Europe, un marché qui dépend en grande partie des afflux des touristes venant y faire leurs emplettes de produits de luxe. Si les exportations horlogères ont grimpé de 13,4 pour cent vers l'Allemagne, elles se sont contractées de 1,7 pour cent vers la France et de 14,3 pour cent vers l'Italie. Elles ont également chuté (8,5 pour cent), et ce pour la première fois cette année, vers le Royaume Uni. Après une phase de très forte expansion, le secteur de l'horlogerie avait depuis 2015 vu sa croissance décrocher après avoir cumulé les revers de fortune.

Les ventes de montres de prestige avaient été durement touchées par les mesures de lutte contre la corruption en Chine interdisant les cadeaux extravagants. S'y étaient ajouté la Révolution des parapluies à l'automne 2014 à Hong Kong, qui avait fait fuir les touristes chinois sur ce marché de référence pour l'horlogerie suisse en Asie, mais aussi les secousses sur le rouble qui avait grevé le pouvoir d'achat de la clientèle russe. La vague d'attentats en Europe depuis les attaques de novembre 2015 à Paris avait aussi donné un coup d'arrêt brutal à la croissance.

Face à cette série de facteurs négatifs, les exportations horlogères suisses avaient chuté de 3,3 pour cent en 2015 et de 9,9 pour cent en 2016. Alors que le secteur a multiplié les mesures pour reprendre en main la production, les spécialistes de l'horlogerie scrutent depuis des mois des signes de stabilisation, voire de reprise, misant notamment sur la Chine, qui a graduellement renoué avec la croissance l'an passé. (AFP)