Le joaillier Tiffany a annoncé mardi une baisse de ses ventes trimestrielles et averti que la hausse des tarifs douaniers sur les bijoux acheminés des Etats-Unis vers la Chine allait affecter sa performance pour l'année.

Le groupe new-yorkais, dont le siège jouxte la tour Trump sur la célèbre Ve Avenue à Manhattan, a vu son chiffre d'affaires diminuer de 3 pour cent à 1 milliard de dollars au premier trimestre de son exercice décalé 2019/20 clos le 30 avril, selon un communiqué.

Les ventes à magasins comparables, indicateur surveillé de près par les marchés, ont reculé de 2 pour cent, davantage que la baisse de 1,2 pour cent anticipée par les analystes.

Le bénéfice net a chuté de 12 pour cent à 125,2 millions de dollars, mais rapporté par action et hors élément exceptionnel il est de 1,03 dollar contre 1,02 dollar attendu en moyenne par les analystes.

Les ventes ont reculé dans toutes les régions, une mauvaise performance attribuée à la baisse des dépenses des touristes et au dollar fort. Elles ont reculé de 4 pour cent en Amérique du nord, tandis qu'elles ont diminué de 1pour cent en Asie-Pacifique.

Le recul est de 4 pour cent au Japon et d'autant en Europe.

"Nos résultats du premier trimestre reflètent les ventes contraires que sont les effets de change défavorables et une baisse drastique des dépenses des touristes étrangers", a souligné le PDG Alessandro Bogliolo, cité dans le communiqué.

Pour l'ensemble de l'exercice, Tiffany est pessimiste, disant anticiper désormais une hausse de son bénéfice opérationnel dans une fourchette comprise entre 1 et 5pour cent au lieu d'une progression de 5 à 7pour cent comme annoncée en mars.

Ce pessimisme est dû principalement au fait que "les tarifs douaniers sur les bijoux que l'entreprise exporte des Etats-Unis vers la Chine vont monter à un nouveau niveau d'environ 25 pour cent", a expliqué Tiffany.

La guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales est une source d'inquiétudes pour les grands noms du luxe et de la distribution.

Tiffany par exemple compte beaucoup sur la clientèle chinoise pour compenser une relative désaffection pour ses pendentifs, bracelets et bagues dans les Amériques et en Europe.

A Wall Street, le titre bondissait de près de 5 pour cent dans les premiers échanges, les investisseurs semblant saluer la décision du joaillier d'augmenter de 5 pour cent le dividende trimestriel.(AFP)

 

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