La justice a refusé l'expertise de gestion des comptes du groupe de distribution en difficulté Vivarte, a annoncé jeudi à l'AFP la CGT du groupe, qui en avait fait la demande en mars. Le syndicat ne disposait pas dans l'immédiat de précisions sur les motivations du jugement du tribunal de grande instance de Paris. Il étudiera "la semaine prochaine la possibilité de faire appel", a-t-il indiqué.

La fédération CGT du commerce et le syndicat CGT de Vivarte avaient assigné fin janvier en référé Vivarte et ses sociétés de tête, Novarte et Novartex. Ils demandaient que soit ordonnée une expertise des comptes du groupe, qui a annoncé en janvier deux nouveaux plans sociaux (PSE), avec à la clé la suppression de près de 900 postes, selon les syndicats. Il avait également annoncé en janvier la cession d'André, son enseigne historique, et de Naf Naf, en plus de celles de Pataugas, Kookaï et Chevignon, annoncées l'été dernier.

Dans le viseur de la CGT, les conséquences de la LBO (rachat par endettement) de 2007 et de la restructuration de la dette de 2014. Le syndicat demandait notamment qu'un expert procède à l'examen "du bien-fondé des décisions des dirigeants et actionnaires, notamment des fonds d'investissement entrés au capital de Vivarte en 2014", les fonds Oaktree, Babson, GLG et Alcentra, "au regard de l'intérêt social" du groupe et de ses filiales.

Un accord de renégociation de la dette du groupe, qui devrait permettre de la ramener de 1,3 milliard à 572 millions d'euros a été annoncé fin mars. Il devrait être homologué avant le 6 juin, a annoncé la direction mercredi aux syndicats lors d'un comité de groupe extraordinaire. (AFP)

 

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