(publicité)
En image : Uniqlo dévoile son Paris Design Center

Uniqlo dévoile son centre de recherches et développement Uniqlo U à Paris. Le géant japonais de la distribution s’est installé rue Saint-Honoré, dans un espace ouvert de 600 mètres carrés, dans un décor minimaliste, en chêne. L'espace atelier sera dédié à Uniqlo U, une ligne axée sur les matériaux et les techniques de pointe.

En image : Uniqlo dévoile son Paris Design Center

Christophe Lemaire, qui a été nommé directeur artistique du « Paris Design Center » de l’enseigne, indique qu’Uniqlo revient à ses racines, c’est à dire, une marque qui ne s’adresse pas aux happy few mais qui propose « un rapport qualité-prix incroyable ». Chance pour lui, la marque présente partout dans le monde continue de faire rêver dans l’Hexagone. Ce n’est plus forcement le cas aux Etats-Unis ou la marque a essuyé ce début d’année une lourde perte opérationnelle, ni en Chine ou en Corée où le déclin de la rentabilité du groupe reste marqué.

En image : Uniqlo dévoile son Paris Design Center

En image : Uniqlo dévoile son Paris Design Center

Photo : Uniqlo

Vilebrequin lance des lunettes de soleil

Que ce soit pour un costume de bain, un polo, ou une paire de lunettes, Vilebrequin reste dans le soleil. La célèbre marque de maillot lance en effet une nouvelle collection de lunettes de soleil.

Avec un «V» discrètement apposé sur la vis, les œillets créés sur mesure et les branches gravées « Vilebrequin fondé à St-Tropez en 1971 », la ligne veut conserver l’héritage de la maison. L’acétate créé artisanalement et les montures en métal, conçues dans différents coloris et combinaisons, sont réalisés par près de 200 artisans.

« Tout débute en cet été 1971. Fred Prysquel, attablé à une terrasse du port de St-Tropez, observe à travers ses verres teintés le monde. Il a l’idée d’inventer un costume de bain avant-gardiste, coloré et léger qui est resté l’essence de Vilebrequin », explique Roland Herlory, président directeur général de Vilebrequin. « Saison après saison, la maison cultive davantage sa vision d’un art de vivre au soleil. Aujourd’hui nous sommes fiers d’ajouter à notre savoir-faire une collection de lunettes pour compléter le portrait du collectionneur de soleil. »

La marque a collaboré avec Carl Zeiss. Elle utilise la technologie de catégorie 3 : anti-aveuglement et protection contre les UV. Les verres de protection certifiés Zeiss sont disponibles en version mono, miroir, ou polarisée. Ils sont d’une grande définition et assurent une protection de haute qualité. La charnière, de fabrication française de premier choix, est fournie par Comotech. Sur les tiges on retrouve en toute discrétion la tortue iconique et un hommage à nos origines tropéziennes. Le sceau Vilebrequin est gravé sur les plaquettes d’appui-nez.

Photo : Vilebrequin

Ralph Lauren, un défilé intimiste sur fond de gestion tourmentée

Ralph Lauren a une fois encore montré mercredi son sens du chic raffiné avec un défilé à l'ambiance intimiste, loin du tourbillon de la Semaine de la mode new-yorkaise et du tumulte de ses affaires.

Le créateur, qui incarne mieux que d'autres l'essence du style américain chic et moderne, aux défilés toujours très courus, avait couvert les murs de sa boutique phare de Madison Avenue d'orchidées blanches, du sol au plafond. L'ambiance était au repos et à l'intimité, avec un fond sonore de chants d'oiseaux et des mannequins qui serpentaient d'une pièce à l'autre, entre des rangées de chaises blanches qui permettaient à tous les invités d'être au plus près de sa nouvelle collection.

Les couleurs étaient bronze, doré ou jaune pâle, les sandales en peau de serpent, les sacs aux motifs animaliers. Les textures allaient de la soie à l'osier, et les tenues de la combinaison aux robes dénudant une épaule, des vestes de coupe tailleur classique aux pantalons de motard à tirettes. Une atmosphère zen qui pourrait faire oublier les troubles que connaît actuellement son groupe.

Ralph Lauren, un défilé intimiste sur fond de gestion tourmentée

La saison dernière, Ralph Lauren avait suivi l'exemple de Tommy Hilfiger et Tom Ford en chamboulant le calendrier: comme eux, il s'est mis à offrir ses vêtements à la vente immédiatement, de façon à répondre à des clientes qui ont de plus en plus de mal à attendre les quelques mois qui séparaient jusqu'ici les défilés de la disponibilité en magasins.

Le départ du nouveau directeur général du groupe, Stefan Larsson, a été annoncé début février, à peine plus d'un an et demi après son arrivée, sur fond de divergences de vue avec Ralph Lauren. L'embauche de Larsson, 42 ans, avait été perçue comme un premier signe de désengagement du fondateur de 77 ans.

Le Suédois, fort d'un redressement des ventes au sein du groupe Old Navy, la marque à bas prix du groupe Gap, était censé contribuer à redynamiser le groupe, dont les ventes décevaient régulièrement les investisseurs. Lors de l'exercice 2015-2016, clôturé début avril, le chiffre d'affaires s'est tassé de 2,8 pour cent, à 7,2 milliards de dollars et le bénéfice a chuté de 43 pour cent, à 396 millions de dollars. (AFP)

Photos: Slaven Vlasic / Getty images North America / AFP

Le rappeur, producteur et créateur américain Kanye West a pris un tournant pour la cinquième saison de sa marque de prêt-à-porter Yeezy, avec une collection plus adulte et présentée mercredi avec moins de pompe que les précédentes.

Son défilé était l'un des plus attendus de cette édition de la Fashion Week de New York, d'autant que West a défrayé la chronique ces derniers mois avec son hospitalisation pour une crise psychotique, fin novembre, puis sa visite surprise à Donald Trump à New York mi-décembre. Sans parler du braquage spectaculaire de son épouse, Kim Kardashian, à Paris en octobre.

A post shared by JustAboutStyle (@lmvr.paris) on

Du Madison Square Garden en février 2016 à la privatisation d'une partie de Roosevelt Island, en septembre dernier, le fantasque artiste de 39 ans avait habitué la Fashion Week au spectaculaire, voire à l'outrancier, depuis ses débuts, en février 2015. Mais il a visiblement été échaudé par le fiasco relatif de la dernière saison, marquée notamment par le malaise d'une mannequin accablée par la chaleur et plusieurs chutes dues à des talons interminables. Mercredi, il avait choisi un lieu presque ordinaire de la Fashion Week, grand espace industriel dépouillé à l'extrême ouest du quartier de Chelsea, au bord de la rivière Hudson, où étaient programmés plusieurs créateurs durant la semaine de la mode.

Pour la première fois, et complètement à contre-courant de la tendance actuelle, le défilé n'était pas retransmis en direct sur internet. Des avis étaient distribués aux invités à leur arrivée sur les lieux, portant la mention "pas de téléphones, pas de photos, pas de vidéos, absolument aucun réseau social", selon des photos publiées par des personnes présentes. Plusieurs journalistes ont été priés de quitter la salle avant le début de l'événement, a-t-on également appris sur les réseaux sociaux.

A post shared by JustAboutStyle (@lmvr.paris) on

Autre signe de normalisation, comme l'a souligné Vanessa Friedman, la référente mode du New York Times, le défilé n'a commencé qu'avec 25 minutes de retard, une paille au regard de l'attente interminable des saisons précédentes. Toujours blond platine, Kanye West n'est pas venu saluer le public à l'issue du défilé, tradition à laquelle il se pliait jusqu'ici systématiquement, comme tous les designers de la semaine de la mode. Seuls quelques invités, dont Vanessa Friedman, ont bravé l'interdiction de publier sur les réseaux sociaux et partagé quelques images du défilé, dont les modèles ne sont visibles sur aucun site institutionnel en lien avec Kanye West.

Yeezy semble s'être libéré du carcan du sportswear, même si le thème reste très présent. Pour la première fois, la marque a ainsi fait une incursion dans le jean, vu sur beaucoup de mannequins avec des pantalons, parfois à taille haute, des chemises à poches et des vestes. Plusieurs manteaux et vestes, en cuir ou en fourrure, semblaient ouvrir l'univers de cette marque ovni à d'autres influences.

Parmi les jeunes gens qui ont défilé se trouvait la mannequin américaine d'origine somalienne Halima Aden, qui porte le voile. Kanye West a profité du défilé pour dévoiler un nouveau modèle de chaussure, assez volumineux, très différent des précédentes versions développés en collaboration avec adidas, qui est le partenaire financier de Yeezy. (AFP)

Le créateur d'origine indienne Bibhu Mohapatra a présenté mercredi à New York une collection très variée, qui représente, selon lui, la diversité des femmes, qu'il refuse de coller dans un "moule".

Devenu un habitué de la semaine de la mode de New York depuis son premier défilé, en 2009, Bibhu Mohapatra a habillé Michelle Obama à plusieurs reprises, notamment en 2015 lors d'un voyage officiel en Inde. Il attire à ses défilés un assemblage de célébrités improbable, décalé par rapport aux autres événements de la Fashion Week.

A post shared by FasicMode (@fasicmode) on

Mercredi, on a pu ainsi apercevoir l'humoriste Tracy Morgan, l'écrivain britannique d'origine indienne Salman Rushdie, la jeune actrice Holly Taylor ("The Americans") et la Française Iris Mittenaere, récemment élue Miss Univers. Ils ont pu découvrir une collection sans ligne directrice forte sur le plan du style, des couleurs ou des matières, avec néanmoins une orientation très féminine et quasiment aucun pantalon.

"Je ne voulais pas les coller dans un moule", a-t-il expliqué à l'AFP après le défilé, pour justifier ses choix très éclectiques. "Mes muses, mes femmes, sont partout dans le monde et elles ont toutes les tailles et tous les physiques", a-t-il poursuivi. Pour lui, "ce qui est unique chez elles, c'est qu'elles sont toutes des femmes fortes qui sont définies par leurs propres qualités, pas par qui que ce soit".

Initiative très rare, lors du salut final une fois le dernier mannequin rentré au vestiaire, Bibhu Mohapatra a emmené avec lui sur le podium trois de ses collaborateurs, dont le designer d'origine guatémaltèque David Valencia. Il s'est dit très sensible au contexte politique aux Etats-Unis, qui a inspiré une bonne partie des créateurs de la Fashion Week. "Il est important pour nous de marquer le coup et de se battre pour les droits des femmes." (AFP)

Michael Kors fait défiler pour la première fois une mannequin ronde

La dictature de la minceur est-elle sur le déclin? Michael Kors est l'un des premiers grands noms de la mode à avoir osé faire défiler mercredi une mannequin ronde, l'une des plus en vue du moment, Ashley Graham.

Pour la présentation automne-hiver du créateur new-yorkais à la Fashion Week, Ashley Graham, qui s'habille en taille 48, était vêtue d'un blouson de fourrure gris sur une robe noire fendue au genou, soulignée d'une épaisse ceinture noire. Elle défilait juste avant la célèbre top-model Bella Hadid, suivie en fin de défilée par une autre star du monde des podiums, Kendall Jenner.

Michael Kors fait défiler pour la première fois une mannequin ronde

La mannequin "plus-size" américaine, 28 ans, suivie par plus de 3 millions d'abonnés sur Instagram, avait déjà défrayé la chronique l'an dernier en étant la première femme enrobée à figurer dans le célèbre numéro spécial maillots de bain ("Swimsuit Issue") du magazine Sports Illustrated. Elle figure aussi avec d'autres mannequins en couverture du magazine Vogue daté de mars. Michael Kors, 57 ans, habitué en plus de 30 ans de carrière à une clientèle de célébrités - l'actrice Blake Lively ou la grande prêtresse de la mode Anna Wintour étaient aux premières loges de son défilé mercredi - semble donc avoir évolué depuis la Fashion Week de septembre.

Michael Kors fait défiler pour la première fois une mannequin ronde

Franchir le cap du haut de gamme

Il avait alors expliqué à USA Today que même si ses tenues étaient déjà disponibles à la vente dans de grandes tailles, inclure des mannequins toutes en rondeur sur ses podiums lui était impossible pour des raisons logistiques. Dans un pays comme les Etats-Unis, où beaucoup de femmes portent de grandes tailles, les mannequins qui font du 44 ou plus ont davantage de travail qu'en Europe et de nombreuses marques de très grand public ont depuis longtemps adapté leur collection: c'est le cas du géant suédois H&M, qui avait fait présenter en 2013 une collection de maillots de bain par une autre célèbre mannequin grande taille, Jennie Runk.

Mais reste à franchir le cap du haut de gamme, resté pour l'instant imperméable à cette forme de démocratisation. Le geste très symbolique de Michael Kors - les autres mannequins qu'il a fait défiler mercredi, femmes et hommes, étaient dans la finesse réglementaire - pourraient en pousser d'autres à franchir le pas.

Ashley Graham s'est ainsi fait connaître en posant notamment pour la lingerie de la marque Lane Bryant. La dernière collection de cette marque était signée Prabal Gurung - autre grand nom de la mode à s'engager pour les formes voluptueuses.

Michael Kors fait défiler pour la première fois une mannequin ronde

Blocage en Europe

Les premières réactions à l'innovation de Michael Kors étaient positives sur Twitter, comme une certaine Sarah Tripp (@sarahktripp), de San Francisco, qui commentait: "je ne pourrais pas être plus fière de voir ma taille représentée à la Fashion Week".

En Europe, et en France en particulier, le blocage culturel semble néanmoins plus difficile à surmonter. "Pour Paris, capitale de la mode, du luxe, c'est une question d'image, personne n'a envie de voir une Parisienne avec des formes. Dans la tête des gens, à l'étranger, c'est Inès de la Fressange, c'est Coco Chanel, et les formes, ça ne colle pas", expliquait en 2015 la mannequin grande taille française Clémentine Desseaux.

Et personne n'a oublié le verdict du très culte Karl Lagerfeld, prononcé en 2013: "Personne n'a envie de voir des femmes rondes sur les podiums. Ce sont des grosses bonnes femmes assises avec leur paquet de chips devant la télévision qui disent que les mannequins sont hideux. La mode, c'est le rêve et l'illusion".

Taille mise à part, Michael Kors a innové dans un autre domaine mercredi: son défilé incluait la mannequin de 43 ans, Amber Valetta, et était pour la première fois retransmis en direct sur Twitter. Au rythme du tube "Sweet dreams" d'Eurythmics - version pour ensemble à cordes, dirigé par Michel Gaubert - manteaux et blousons de fourrure (renard, lapin), ensembles unicolores d'inspiration militaire pour les garçons, robes scintillantes noires ou dorées se sont succédés jusqu'à la robe noire pailletée, sans bretelles, de Kendall Jenner.

Michael Kors s'attend visiblement à un hiver plus froid que celui qu'a connu New York cette année: les matières chaudes et confortables dominaient comme la laine, la fourrure, ou la peau de mouton, avec des coupes souvent bien longues. (AFP)

Photos: Catwalkpictures

Le BCI classe les marques les plus consommatrices de coton organique

Parmi les marques qui utilisent le plus de coton organique dans leurs collections, H&M, Ikea et Adidas se hissent en tête de liste de l’organisme Better Cotton Initiative (BCI), spécialisée dans la promotion et la culture de cette matière première sous les standards sociaux et de durabilité de l’environnement.

Nike, Levi Strauss, C&A, Marks&Spencer, Bestseller, VF Corporation et Tommy Hilfiger se classent juste derrière ces trois marques. D’après le BCI, 54 des plus grandes entreprises de mode qui la composent ont généré en 2016 une demande supérieure à 461 000 tonnes de coton organique.

Le suédois Stadium utilise un grand pourcentage de coton organique

L’organisme publie également dans son étude la liste des entreprises qui utilisent un grand pourcentage de coton organique dans la production de leurs vêtements. Ici le détaillant suédois de mode sportive, Stadium, arrive en tête, suivi par Ikea et Adidas.

BCI coordonne la plantation de cultures de cotoon organique de petits agriculteurs de 48 pays. L’organisme est composé de près de mille membres, parmi lesquels figurent 66 groupes de distribution et de marques de mode. À la fin 2015, BCI comptait un total de 1,6 millions d’agriculteurs associés qui représentaient 11,9 pour cent de la production mondiale de coton.

Photo: H&M Conscious

Gucci se voit refuser l’accès de l’Acropole pour son défilé

C’est l’anecdote singulière du jour, largement reprise dans les journaux grecs ce mercredi 15 février. Une anecdote pour laquelle la maison Gucci, fleuron du groupe de luxe Kering occupe le rôle de marchand du temple en quelque sorte. La célèbre maison de luxe pensait-elle sérieusement que tout pouvait s’acheter ? Y compris la possibilité de pouvoir organiser un défilé sur l’un des plus beaux sites antiques du monde : l’Acropole ? La réaction du gouvernement grec a, dans tous les cas, durement rappelé que le caractère sacré de certains monuments s’accommodait mal d’une exploitation commerciale, aussi élégante et amicale soit-elle.

La décision de refuser à Gucci la possibilité d’organiser un défilé en juin prochain a été prise (à l’unanimité) mardi soir par le Conseil central d’archéologie, KAS. Une décision pleinement soutenue par le gouvernement. La secrétaire générale du ministère de la Culture Andredakis-Viazakis a ainsi commenté la décision du KAS: “"L'Acropole est un symbole pour toute l'humanité, qui ne peut pas être l'enjeu de transactions commerciales ». C’est bref, mais clair.

« Une humiliation », « Un cynisme abject »

La demande de la maison Gucci était pourtant dans l’air du temps. De nombreuses maisons de luxe organisent régulièrement des défilés, ou plus globalement, des événements (liés à des ouvertures de boutiques, des anniversaires) au cœur de sites historiques prestigieux. La plupart du temps, ces maisons de luxe obtiennent l’autorisation des autorités compétentes contre une somme importante dédiée à la préservation du site. On pense notamment à Fendi et à son défilé anniversaire organisé au pied de la mythique fontaine de Trevi à Rome. Ou encore à la soirée organisée par Tiffany & Co au sommet de l’Arc de Triomphe à Paris pour célébrer l’arrivée du premier flagship important du joaillier américain sur les Champs Elysées : même l’obélisque de la Concorde avait revêtu la couleur bleue Tiffany le temps de la soirée. Dans les deux cas, de fortes sommes avaient été versées pour permettre la conservation des deux monuments. Ce type d’agrément n’est pas tout à fait du mécénat stricto-sensu mais s’apparente plutôt à une opération hybride, teintée de culture et saupoudrée de bienfaisance : une équation marketing totalement en phase avec les besoins en images des maisons de luxe.

Seulement voilà, pour certains monuments, pour certaines situations, pour certaines cultures, ce type d’opérations hybrides ne passe pas. Même contre une somme importante. Gucci était pourtant prêt à mettre la main à la poche. La maison florentine, en plus de faire miroiter des bénéfices touristiques pour le pays, avait prévu une contribution de 2 millions d’euros au programme de conservation du site de l’Acropole. Une proposition jugée inappropriée par la secrétaire générale du ministère de la Culture : « Nous sommes toujours ouverts au mécénat » mais la « difficile situation économique du pays » n’est pas un argument pour céder le monument. Le grand quotidien Kathimerini a qualifié la demande de la maison florentine « d’humiliation ». Les arguments financiers avancés par la maison de luxe sont quant à eux perçus par ce même quotidien comme du « cynisme abject ». Rappelons que l’Acropole, qui regroupe plusieurs temples dont le Parthénon, fut un grand sanctuaire principalement consacré au culte d’Athena. C’est le monument le plus visité de Grèce, et l’un des sites touristiques les plus fréquentés du monde.

Crédit photo : L’Acropole par A.Savin (Wikimedia Commons · WikiPhotoSpace)

Couleurs Automne/Hiver 2017-18 pour Homme issues des Défilés

L'équipe des défilés de Trendstop révèle les dernières couleurs qui inspireront le marché de la mode masculine à l’Automne/Hiver 2017-18. Issues des collections des créateurs, nos experts apportent aux lecteurs de FashionUnited trois nuances essentielles qui auront un impact sur les podiums internationaux. D'abord identifiés dans notre rapport de prévision de couleurs d'automne/hiver 2017-18, ces teintes ont été soigneusement évaluées pour leur valeur commerciale et leur longévité afin de vous aider à prendre vos décisions.

Cette semaine Trendstop dévoile trois nuances inspirantes pour les vêtements et accessoires de l'automne/hiver 2017-18. Cacao Pourpre ajoute de la richesse aux teintes de base avec des nuances violettes noircies. Les tons bleu-vert de Turquoise Toscan ajoutent de la sophistication à la palette des tons de mode tandis que Plus Bleu que Bleu met l'accent sur les couleurs vives d'inspiration sportive.

Cacao Pourpre

Couleurs Automne/Hiver 2017-18 pour Homme issues des Défilés

Les cacao-marrons riches sont rehaussés par une injection de tons violets noircis qui donnent de la robustesse et de la profondeur à la palette de couleur de base. Les surfaces polies amplifient la sensation de qualité des vêtements et accessoires en cuir tandis que les leggings et pantalons de jogging prennent des tonalités fortes pour un style plus sportif et formel.

Turquoise Toscan

Couleurs Automne/Hiver 2017-18 pour Homme issues des Défilés

S'inspirant des pigments de peinture intenses, les tons de bleu turquoise mélangent le dynamisme ludique avec une richesse sophistiquée. Les profondeurs bleu-vert créent des contrastes avec des tons givrés frais ou des obscurités changeantes. Appliqué à la confection, les tons de turquoise actualisent les classiques.

Plus bleu que bleu

Couleurs Automne/Hiver 2017-18 pour Homme issues des Défilés

Les bleus deviennent lumineux, tandis que les nuances vives s’impreignent de cobalt et de saphir. Les tons dynamiques réhaussent les noirs et autres couleurs neutres. Les matières techniques offrent la texture idéale pour les bleus audacieux, donnant aux vêtements et aux accessoires une nouvelle esthétique sportive.

Offre Exclusive

Les lecteurs de FashionUnited peuvent obtenir un accès gratuit au Rapport des Tendances issue des défilés pour Hommes Automne/Hiver 2016-17 de Trendstop, contenant l’essentiel des couleurs et des créateurs de la saison. Pour obtenir votre rapport gratuit, cliquez ici.

Couleurs Automne/Hiver 2017-18 pour Homme issues des Défilés

Trendstop.com est l'un des principaux bureaux de tendances du monde pour les professionnels de la mode et de la création, réputé pour son analyse et ses prévisions de tendances perspicaces. Parmi ses clients on retrouve H&M, Primark, Forever21, Zalando, Geox, Evisu, Hugo Boss, L'Oréal et MTV.

Photos: courtoisie de Trendstop: Lanvin, Prada, Missoni, Dior Homme, Julius, Issey Miyake, Balenciaga, Etudes, Automne/Hiver 2017-18.

Zac Posen rompt avec le défilé et veut donner du pouvoir aux femmes

Le créateur new-yorkais Zac Posen a renoncé mardi au défilé avec une présentation en forme d'exposition pour une collection qui met en avant le pouvoir de séduction des femmes. C'est la première fois depuis 2002 et les grands débuts de sa marque que le couturier de 36 ans, à l'allure de jeune homme, se met en retrait des podiums. Jusqu'ici, le défilé semblait totalement adapté à ce grand amateur du glamour des années 40 et 50, qui est régulièrement représenté sur les tapis rouges.

Mais pour les quinze ans de sa marque, Zac Posen a choisi de présenter, dans l'un de ces espaces post-industriels typiques de New York, d'immenses tirages de photos de mannequins portant ses nouvelles pièces. Pour éviter l'impression de feuilleter un catalogue, si beau soit-il, certains des mannequins représentés en photo étaient dans la salle, parfois avec les mêmes tenues, au milieu des invités.

Dans un coin, un film mettait en scène les jeunes femmes, pour incarner aussi un peu plus la collection. "C'est un regard démocratique sur la beauté, les femmes, la couture et la communication. Tout le monde a les mêmes images à partager, les mêmes vidéos", s'est félicité Zac Posen, interrogé par l'AFP. "J'aime l'idée qu'on puisse se tenir devant une image et discuter de ce qu'on voit", a-t-il ajouté. "Lors d'un défilé, on ne parle pas. La mode et la beauté doivent être un dialogue."

A post shared by Zac Posen (@zacposen) on

Sur le plan de la collection elle-même, pas de rupture, en revanche. La mode de Zac Posen est toujours faite pour les mondanités, pas pour le quotidien. Amoureux de la structure et du travail des matières, il a une, nouvelle fois, joué avec gourmandise sur les volumes, l'asymétrie et les longueurs. Cette nouvelle collection est moins légère et aérienne que sa devancière. Il s'agit davantage de fixer une silhouette, très maintenue.

Pas de thème ou d'inspiration identifiée, si ce n'est "l'intemporalité", la "beauté" et l'"élégance". "Qui n'a pas besoin d'être séduisante ?", interroge-t-il. Zac Posen veut renforcer la capacité de séduction et offre ainsi un "commentaire sur le pouvoir de la femme". Même s'il a offert aux invités le fameux badge rose de soutien au planning familial, il prend résolument ses distances avec la ligne militante adoptée par nombre de créateurs depuis le début de la semaine de la mode de New York. "Je ne me sers pas de la politique comme d'un outil marketing", a-t-il lancé. (AFP)

Photo: Zac Posen Facebook