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Soie: en Cévennes, les "derniers des Mohicans" au savoir-faire multiséculaire

Catherine Deneuve et Beyoncé les ont portés: l'Arsoie produit des bas couture de luxe et reste l'une des rares entreprises perpétuant en Cévennes le travail de la soie qui a marqué pendant des siècles l'économie, les mémoires et les paysages de cette région.

"Nous sommes les derniers des Mohicans", affirme Serge Massal, qui incarne la troisième génération à la tête de la société familiale, fondée dans le village de Sumène (Gard) par son grand-oncle Auguste en 1918 et aujourd'hui classée "entreprise du patrimoine vivant".

"La soie fut la richesse des Cévennes et le bas de soie était le produit mythique: nous sommes des passionnés et tentons de transmettre ce savoir-faire unique", affirme M. Massal, 62 ans. La société de 28 salariés produit notamment des bas de soie très haut de gamme, "d'une finesse inégalée sur la planète", dit-il. Vendus une centaine d'euros la paire, ils ont aussi habillé les jambes de meneuses de revue du Crazy Horse.

Les bas sont tricotés sur d'énormes métiers Reading des années 1950 dont L'Arsoie possède trois exemplaires sur une dizaine en activité dans le monde. "C'est très français: nous les avons trouvés à la fin des années 1990 au bistro du village en discutant avec un vieux mécanicien retraité, un vrai coup de chance", raconte Serge Massal. Les précieuses machines dormaient depuis des décennies à 20 kilomètres de Sumène dans les locaux d'une des nombreuses entreprises de bonneterie et textile ayant périclité face à la concurrence, asiatique notamment.

Transportées, démontées, adaptées, les Reading à 30 sections permettent, dans un vacarme assourdissant, de faire 30 jambes en une heure mais aussi des caracos, des slips, des écharpes..., l'Arsoie ambitionnant de proposer un "total look" haut de gamme en soie. "Nous n'avons pas de compétiteurs dans le monde grâce à l'extrême finesse de nos produits", assure M. Massal.

"La région était jusqu'à la seconde guerre mondiale productrice de fils de soie, mais aujourd'hui nous recevons nos écheveaux de Chine et les faisons mouliner en France", explique-t-il.

Soie en 3D

L'Arsoie, qui réalise un chiffre d'affaires annuel de 1,4 million d'euros, vend ses produits sous la marque Cervin et pratique essentiellement depuis cinq ans le e-commerce, "une petite revanche de la production sur la distribution qui a massacré nombre d'entreprises", relève M. Massal. Soixante-dix pour cent de la production est exportée, en majorité vers les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Chine.

"La soie a été déterminante dans l'économie cévenole, elle reste très présente dans le subconscient collectif en Cévennes et dans les paysages avec les mûriers blancs - "l'arbre d'or" dont les feuilles sont l'unique nourriture du ver à soie- et les grands bâtiments des anciennes magnaneries et filatures", souligne Sabina Arnaud, guide au Musée de la soie de Saint-Hippolyte-du-Fort (Gard).

"Selon des actes notariaux, des tireurs de soie étaient présents en Cévennes dès le 13e siècle, l'âge d'or de l'éducation des vers à soie étant compris entre 1715 et 1855, qui marque l'arrivée de la pébrine (une maladie) qui va décimer les chenilles", rappelle-t-elle.

Aujourd'hui les deux principales entreprises qui continuent à travailler la soie en Cévennes - L'Arsoie à Sumène et Soiries des Cévennes/Eyos qui produit des vêtements en jersey de soie à Monoblet-, importent le fil de soie grège de Madagascar ou de Chine mais une petite start-up installée à Monoblet annonce "un renouveau très prometteur", souligne Mme Arnaud.

Dans son atelier de Monoblet (Gard), où travaillent cinq personnes et qui ne se visite pas pour des raisons de confidentialité, Séricyne fait travailler des "magnans" - des vers à soie en occitan - qui au lieu de produire des cocons fabriquent directement de la soie en 3D, "une matière et un savoir-faire uniques", souligne l'une des créatrices de la start-up Constance Madaule.

La matière produite, un entremêlement de fils de soie liés par une molécule filée par le ver à soie, la séricine, est notamment prisée dans la haute couture et la décoration de luxe. (AFP)

Photo: Pascal Guyot / AFP

Fashion Week: la machine Tommy Hilfiger débarque à Londres

Le rendez-vous est écrit en capitales dans les agendas des fashionistas: le couturier américain Tommy Hilfiger présente sa nouvelle collection, et pour la première fois mardi il le fait hors des Etats-Unis, à Londres, où, plus jeune, il a aiguisé son sens de la mode.

Annoncée comme un événement dans l'événement, la présentation de la ligne printemps-été 2018 du maître du sportswear chic permet à la Fashion Week britannique de s'achever sur un feu d'artifice, après cinq jours de défilés aux quatre coins de la ville.

L'Américain de 66 ans, à la tête d'un empire qui a réalisé 6,6 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2016, défilera à la "Roundhouse", une salle célèbre pour ses spectacles culturels et qui a vibré au son des concerts de Jimi Hendrix, Pink Floyd ou David Bowie.

De quoi rappeler au styliste ses virées dans le Londres des seventies. "J'ai commencé à venir à Londres quand j'étais jeune (...), parce que j'étais obsédé par la mode, parce que je voulais voir ce qui se passait à Londres", explique-t-il à l'AFP dans le showroom londonien de la marque, à la veille du défilé.

Fashion Week: la machine Tommy Hilfiger débarque à Londres

Glamour clouté du rock

Son Londres à lui, c'est celui des "groupes de rock anglais: les Beatles, Led Zeppelin, les Who, Eric Clapton, Small Faces", ces musiciens au style à part, "si différent", raconte-t-il.

C'est cet "esprit rebelle", ce "glamour clouté du rock'n'roll" que le créateur compte célébrer mardi soir lors d'un défilé conçu avec le mannequin star Gigi Hadid, dont l'influence sur les réseaux sociaux (près de 36 millions d'abonnés sur Instagram) permet à la marque de démultiplier sa force de frappe. "Gigi est très impliquée dans la conception de la collection", souligne Tommy Hilfiger, barbe de trois jours, jeans et veste matelassée sans manche. "Beaucoup d'idées sont venues de son style, street, sportif et fun".

La présentation sera la troisième itération du concept "TOMMYNOW", sorte de défilé itinérant s'inspirant des tournées des groupes de musique et qui a déjà posé ses valises à New York en 2016 et en Californie en février, proposant à chaque fois des shows démesurés aux coûts vertigineux.

Histoire de les rentabiliser, le vestiaire est mis en vente immédiatement, en "see now, buy now" ("aussitôt vu, aussitôt acheté"), tendance qui émerge depuis quelques saisons et qui devrait s'installer durablement, dixit Tommy Hilfiger, pionnier en la matière.

Le numérique ? 'Une chance'

La marque pousse d'ailleurs le concept encore plus loin en offrant aux invités de ses défilés la possibilité de prendre en photo les modèles pour les acheter sur le vif.

"Les jeunes, lorsqu'ils voient quelque chose sur les podiums, ou quelque chose qui a l'air cool, veulent le porter le lendemain. Pas attendre six mois", souligne le styliste, convaincu que le secteur doit saisir les opportunités qu'offrent les nouvelles technologies et les réseaux sociaux. "Nous devons continuer à aller de l'avant", dit-il. "C'est une chance de vivre à l'ère numérique et ce serait une erreur que d'essayer d'aller à rebours".

Outre Hilfiger, la Fashion Week londonienne a bénéficié cette année d'une autre recrue de choix: l'Italien Giorgio Armani, qui a défilé dimanche, après onze ans d'absence dans la capitale. De quoi doper le rayonnement de la scène britannique, certes vantée pour la vitalité et l'audace de ses jeunes pousses, mais parfois en manque de grands noms, Burberry mis à part.

Leur présence est également de bon augure dans le contexte du Brexit, qui fait craindre une fuite des talents et des capitaux. (AFP)

Photos: Tommy Hilfiger x Gigi

Christian Lacroix invite Brian Kenny pour ses 30 ans

En 2017, la Maison Christian Lacroix fête ses trente ans. Pour l’occasion, Sacha Walckhoff, le directeur artistique de la marque de haute couture, présente une collaboration exceptionnelle avec l’artiste multidisciplinaire Brian Kenny. Cette collection en édition limitée sera composée de prêt-à-porter, d’accessoires et même d’articles de décoration. L’ensemble de la collection sera disponible dès novembre 2017 sur l’e-shop dédié.

Né en 1982, Brian Kenny a imposé son style unique et new yorkais dès son premier défilé en 2008. Avec cette nouvelle collaboration, il associera sa singularité à l’identité forte de la célèbre maison. C’est en 1987 que le couturier Christian Lacroix fonde la maison de couture à son nom. Il s’impose dans le domaine de la haute couture parisienne dès son premier défilé le 26 juillet de la même année.

Photo : Christian Lacroix -

Under Armour a annoncé un partenariat stratégique avec A$AP Rocky. L’artiste et la marque américaine s’unissent pour créer une série de programmes communautaires et développer de nouveaux produits. La collection sera marquée Under Armour Sportswear, l’initiative lifestyle de la marque.

Le but du partenariat est la modernisation et l’installation de nouveaux centres communautaires, dans les quartiers, où les étudiants et leurs familles pourront exprimer leur créativité à travers l’art, la mode, la beauté, la musique et le sport. Les efforts se concentreront dans un premier temps sur les centres à Baltimore, Los Angeles et New York. Ils comprendront une programmation cohérente dirigée par des instructeurs expérimentés dont A$AP Rocky comme participant.

« Je souhaitais avoir plus qu’un simple partenaire de collaboration », explique A$AP Rocky. « Le seul moyen d’atteindre cet objectif était de le faire avec quelqu’un partageant les mêmes idées. L’équipe Under Armour et plus particulièrement le pdg et fondateur Kevin Plank, partagent une même vision avec enthousiasme et désir. J’ai grandi à Harlem et avait peu de ressources pour libérer ma créativité ce qui m’a fait passer trop de temps dans la rue alors que j’aurais dû être plus productif. J’ai maintenant la possibilité de donner une meilleure situation aux enfants d’aujourd’hui pour qu’ils puissent se rendre de l’école à un endroit adéquat pour créer sans limite. »

« Nous croyons fortement que A$AP Rocky aura un impact sur notre business et notre intention est de donner plus de force à ses nombreux talents afin d’explorer de nouveaux modes de créations », a déclaré Todd Montesano, senior vice-président, global entertainment partnerships. « Grâce à ce premier partenariat de ce type nous donnons la priorité aux communautés défavorisés et en particulier aux jeunes américains. »

@asaprocky in the House. #WEWILL

Une publication partagée par Under Armour (@underarmour) le

Vivienne Westwood s'unit au BFC pour l'environnement

Le Bristish Fashion Council (BFC), Vivienne Westwood et le Maire de Londres se sont unis au profit d’une campagne visant à fédérer l’industrie de la mode, autour d’un projet environnemental ambitieux dans le but d’offrir aux générations suivantes un avenir plus certain et plus vert.

Eléments fondateurs de la ‘Positive Fashion initiative’, le BFC, Vivienne Westwood et le Maire de Londres prennent contact avec des marques et sociétés afin de les convaincre de rejoindre le mouvement et faire le Switch d’ici 2020. En 2020, auront lieu la révision des Accords de Paris et la Convention cadre des Etats-Unis sur les changements climatiques, dont le but est d’empêcher tous les effets sur le climat estimés préjudiciables et dangereux par les scientifiques.

La campagne Switch a également pour but d’être le catalyseur d’un changement global de par la collaboration – avec des enseignes déjà investies dans le projet comme : Selfridges, Harvey Nichols, Kering, Stella McCartney, Marks & Spencer, Belstaff, Christopher Raeburn, E.Tautz, Oliver Spencer, Child of The Jago, Positive Luxury, steventai, Teatum Jones et Vivienne Westwood.

« Même si la Grande Bretagne est à mi-chemin en termes d’objectifs pour limiter son influence sur le changement climatique et réduire ses émissions de gaz à effets de serre de 80 pour cent d’ici 2050, il est incertain qu’elle pourra atteindre son objectif de ‘sourcer’ 15 pour cent de toutes ses énergies (électricité, chauffage et transport) de sources renouvelables d’ici 2020 », a déclaré Vivienne Westwood. « Ensemble, les industries créatives peuvent constituer le catalyseur du changement et aider la Grande Bretagne à atteindre ses objectifs. »

Photo : vidéo Positive Fashion, Vivienne Westwood Switch to Green

De Millie Bobby Brown ("Stranger Things") à Elisabeth Moss ("La servante écarlate"), nombre des vedettes nominées aux Emmy Awards, les récompenses de la télévision américaine, avaient choisi le blanc pour remonter le tapis rouge dimanche à Los Angeles.

Alors que la récente Fashion Week de New York, qui s'est achevée mercredi, avait célébré la couleur, le blanc, le noir, le gris et les paillettes argentées ont dominé les débats, donnant à l'événement une facture très classique. Déjà très expérimentée malgré son jeune âge (13 ans), la "Eleven" de "Stranger Things", Millie Bobby Brown, a fait forte impression dans une robe bustier Calvin Klein aux larges volumes, dont le tulle lui donnait des allures de princesse. En cas de succès la jeune fille nommée pour le meilleur second rôle féminin dans une série dramatique deviendrait la plus jeune vainqueur de l'histoire des Emmys.

Le succès de la série et sa nouvelle vie, de plateaux télé en tapis rouge, lui paraît toujours "assez surréaliste", a-t-elle confié sur la chaîne câblée américaine "E!". Autre sensation de la saison télévisée pour son rôle dans "La servante écarlate", Elisabeth Moss s'est présentée dimanche dans une robe bustier crême. Nommée dans la catégorie meilleure actrice dans une série dramatique, elle s'est félicité du succès de la série.

Au sujet des retours des téléspectateurs, elle a expliqué qu'"ils disent que c'est parfois très sombre, mais qu'ils en retirent beaucoup". Sur le tapis rouge, ont également fait impression les actrices Jessica Biel (Ralph & Russo), Evan Rachel Wood, Priyanka Chopra, Sofia Vergara (Mark Zunino) et Kate McKinnon (Narciso Rodriguez), qui ont toutes intégré des touches de blanc, parfois rehaussées d'éléments argentés et scintillants.

Nommée pour le meilleur second rôle dans une émission comique pour ses interventions dans "Saturday Night Live", en compagnie de deux autres représentantes du programme, Kate McKinnon a rendu hommage à l'équipe. "Beaucoup de choses se sont passées cette année", a-t-elle expliqué sur la chaîne "E!", en référence à l'élection de Donald Trump, qui a complètement relancé "Saturday Night Live". "Beaucoup de gens suivent" désormais l'émission, dont les audiences ont bondi. (AF)

Fashion Week de Londres: Armani, Versus Versace, la leçon italienne

Ange ou démon, il y avait le choix: la symphonie pastorale d'Emporio Armani ou le chic sexy-clubber de Versus Versace. Dimanche à Londres, les ténors de la mode italienne ont fait chanter la Fashion Week.

Cela faisait onze ans que Giorgio Armani n'avait pas défilé dans la capitale britannique -une éternité dans le monde de la mode-, et il flottait comme un parfum de première fois au Tobacco Dock, un ancien entrepôt à tabac où le styliste a présenté sa collection printemps-été 2018.

Pourquoi Londres plutôt que Milan, où la marque à ses habitudes ? Pour son côté "dynamique, énergique et cosmopolite", a expliqué le créateur de 83 ans. Les mannequins défilent sur une reprise du tube de Cindy Lauper "Girls just want to have fun" qui donne le ton d'une collection respirant la liberté et la légèreté.

Fashion Week de Londres: Armani, Versus Versace, la leçon italienne

Coiffées de chapeaux ronds, les femmes Armani sont insouciantes et portent de petites robes droites à paillettes style années folles, avec chaussettes et talons hauts. Des coupe-vent évanescents, avec un sac en bandoulière, pour une balade sur la plage un jour de pluie.

Le courage et le plaisir

Au travail, elles emportent leur bonne humeur et se glissent dans des ensembles bariolés ou rehaussés de rayures verticales multicolores. Le soir, elles se drapent dans des manteaux à zip mi-longs parcourus de motifs marins aspect cartoon: poissons, vaguelettes, crabes, baleines et coquillages.

La palette est estivale, pastel: bleu, blanc et rose en abondance, et un soupçon de rouge. Le pape de la mode italienne a profité de son passage à Londres pour rouvrir sa boutique, rénovée, de Mayfair, le quartier chic du centre de la capitale. Armani possède un réseau de 3.000 points de vente dans le monde, éclatés en différentes enseignes, qu'il souhaite rationaliser. Aux antipodes d'Armani, Versus Versace a fait monter la température avec un défilé sexy et sans compromis.

Organisé dans la prestigieuse école de mode Central Saint Martins, le show a lieu devant un vertigineux mur d'enceintes crachant de l'électro, ambiance discothèque: le vestiaire sera résolument tourné vers le monde de la nuit et les clubbers qui n'ont pas froid aux yeux. Ou, comme le résume Donatella Versace: Versus (la deuxième ligne de la marque italienne), c'est le "courage et le plaisir".

Robes courtes en mailles portées sur des bikinis et tops noirs, shorts taille basse à imprimés chaînes, chez Versus tout est mini, transparent, décolleté, provocant, affriolant... Côté couleurs, la marque reste fidèle à son noir chéri, qu'elle agrémente d'accessoires citron vert -boucles d'oreille, sacs à main, ceintures-, de surcoutures géométriques ou d'imprimés de voitures façon berlines américaines du siècle dernier. Sur une note un peu plus sage, Versus propose une gamme de pantalons, vestes, blousons, robes, fluides et confortables en tartan gris rehaussé de couleurs vives.

Du 'sang sur les mains'

Mardi, c'est un autre grand de la mode, l'Américain Tommy Hilfiger, qui débarquera en terre britannique. Armani, Hilfiger: de quoi doper le rayonnement de la scène londonienne, certes vantée pour la vitalité et l'audace de ses jeunes créateurs, mais dont les précédentes Fashion Week manquaient parfois de grands noms, Burberry mis à part.

Leur présence est "une preuve que notre ville est un carrefour international", s'est félicitée Caroline Rush, directrice du British Fashion Council (BFC), l'organisateur des défilés. Bref, de bon augure dans le contexte du Brexit, qui fait craindre une fuite des talents et des capitaux, et expose plus globalement l'économie britannique à des risques considérables.

Petit accroc dans un programme bien ficelé de 80 défilés, la Fashion Week est le théâtre depuis vendredi de manifestations de militants pour les droits des animaux. Dimanche, plusieurs dizaines d'entre eux se sont bruyamment rassemblés avant la présentation Versus en scandant "Vous avez du sang sur les mains" et en réclamant l'exclusion des marques employant de la fourrure.

Interrogé à ce sujet, le BFC a souligné ne pas avoir vocation à "dicter ce que (font) les créateurs", tout en encourageant ceux ayant recours à la fourrure à le faire de manière "éthique". (AFP)

Fashion Week de Londres: Armani, Versus Versace, la leçon italienne La saison internationale des Fashion Weeks pour femme commence en Septembre, avec tous les regards tournés vers New York, Paris, Londres et Milan, avides de découvrir les nouvelles tendances. Pour vous informer sur les défilés de mode féminine, cliquez ici.
Greenpeace met en garde contre une circularité prématurée

Greenpeace a présenté un nouveau rapport, présenté aujourd'hui à Milan, intitulé « Fashion at the crossroads ». Ce rapport veut donner des exemples de solutions de rechange, au modèle appliqué aujourd’hui, qui utilise trop de matériaux, afin de « ralentir la boucle ». Pour la toute première fois, une base de données ouverte, de près de 400 entrées, mises en place dans un cadre cohérent, aidera à concevoir des scénarios plus durables pour l'industrie de la mode.

Alors que commence la Fashion week de Milan dans quelques jours, Greenpeace Italie organisera un débat avec des représentants de petites et moyennes entreprises de mode, de différentes régions d'Europe, qui prennent des mesures pour ralentir la mode. L’objectif de « Slowing fashion » est de fournir une réponse critique à l'économie circulaire prématurée et incomplète promue par les grandes marques mondiales, selon Greenpeace.

« Une « économie circulaire » est le dernier meme utilisé dans l'UE et dans le monde entier, mais derrière cette belle phrase réside le fantasme de l'industrie que la circularité peut corriger un système à forte intensité de matériau, vendant les promesses de recyclabilité à 100 pour cent, ce qui ne devrait pas se réaliser », a déclaré Chiara Campione, stratège senior senior de Greenpeace en Italie.

Les efforts pourraient être ruiné par une « économie circulaire » prématurée

Greenpeace prévient qu'un effort efficace de six ans pour réduire les produits chimiques dangereux, provenant de l'approvisionnement mondial des textiles pourrait être ruiné par une « économie circulaire » prématurée, où le recyclage se produit avant que les processus et les matériaux de détoxication ne se produisent, alors que l'intensité globale de la production continue d’être une grave menace pour l'environnement.

Le rapport Pulse, présenté récemment au Copenhagen Fashion Summit, envisage un avenir dit « circulaire » pour le secteur, qui s'appuierait encore davantage sur le polyester nuisible pour l'environnement et cherchera toujours à augmenter la production de matières premières sans remettre en question la surproduction, la surconsommation et la diminution subséquente dans la qualité et la longévité de nos vêtements », a déclaré Chiara Campione.

Les représentants de Vaude, Nudie Jeans, Consorzio Italiano Detox, Orange Fiber, L’Herbe Rouge et Kleiderei sont intervenus lors du débat. En attendant, Greenpeace appelle les autorités publiques à adopter des politiques de responsabilité du producteur qui exigent une reprise obligatoire, empêchant l'élimination et améliorant les améliorations de création et de conception.

Photo : Greenpeace

Fashion Week: le "sanctuaire" anti-stress de Jonathan Anderson

Le monde devient "hystérique" à force de surinformation? Qu'à cela ne tienne: Jonathan Anderson a présenté samedi à la Fashion Week de Londres une collection "sanctuaire" offrant aux femmes un peu zen, de réconfort, mais avec élégance et un brin d'impertinence.

Les défilés du créateur britannique de 33 ans comptent généralement parmi les plus courus de la Fashion Week et celui-ci ne fait pas exception à la règle: le tout-Londres de la mode se presse aux portes du bâtiment militaire de briques où doit se dérouler la présentation. Faute de place, les moins bien lotis, tassés dans le fond, en seront réduits à regarder le défilé sur l'écran des téléphones portables des autres invités...

Directeur artistique de la marque de maroquinerie espagnole Loewe (groupe LVMH), le styliste présente la collection printemps-été 2018 de sa propre griffe, J.W. Anderson. Avec un maître mot: le "calme", explique-t-il aux journalistes. Le monde d'aujourd'hui, argumente-t-il, "nous rend hystériques". "Les médias nous rendent hystériques et j'ai le sentiment qu'il faut parfois revenir aux fondamentaux".

Fashion Week: le "sanctuaire" anti-stress de Jonathan Anderson

Printanier, presque champêtre, son vestiaire propose une collection de robes fluides ultra-confort descendant sagement quelques centimètres au-dessus du genou, portées avec des bottines faussement rugueuses rappelant les chaussures de randonnée. La palette emprunte à la terre, aux éléments: bleu aérien, vert pistache, rouge tomette et couleur chair.

Jonathan Anderson cultive le paradoxe: à la fois moderne et classique, sage et audacieux, il convoque des brassières vintage à bretelles froncées pour rehausser de longues jupes à rayures noires nouées à la taille par des ceintures lacets. Et recouvre ses petites robes bustier de longs tee-shirts aux cols échancrés. "Il y a cette idée de sanctuaire, comme le calme avant la tempête", explique le créateur, accessoirement fils de l'ancien international de rugby Willie Anderson.

80 défilés

A regarder de près l'emploi du temps de Jonathan Anderson, il y a de quoi comprendre cette aspiration à la respiration: à peine vient-il de défiler, qu'il présentera la semaine prochaine une collection créée pour la marque japonaise Uniqlo.

"Je porte leurs vêtements tous les jours", explique-t-il. "Alors quand ils sont venus vers moi, (cette collaboration) était évidente". Autre défilé attendu samedi: Burberry, qui offrira sa première collection depuis l'arrivée au poste de directeur général de Marco Gobbetti, ex-PDG de Céline, chargé de relancer le groupe de luxe britannique confronté à un certain marasme.

Fashion Week: le "sanctuaire" anti-stress de Jonathan Anderson

Le label Nicopanda révèlera de son côté une ligne "exclusive de six pièces" réalisée pour Amazon Mode et mise en vente dès la fin du show, nouvelle initiative du géant américain du commerce en ligne pour devenir un incontournable de la mode.

Dimanche, les fashionistas pourront voir Armani, qui fait un retour remarqué à Londres, mais aussi TopShop, Versus Versace (la deuxième ligne de la marque italienne), ou la ligne contemporaine MM6 de la griffe parisienne Maison Martin Margiela.

La Fashion Week de Londres, qui succède à celle de New York, proposera jusqu'à mardi plus de 80 défilés aux quatre coins de la ville, accueillant 5.000 invités, acheteurs, journalistes et autres influenceurs. (AFP)

Photos: Catwalkictures

Remaniements chez Lanvin

Shaw-Lan Wang a nommé l'ancien dirigeant de Lanvin, Nicolas Druz, comme conseiller, et a annoncé que Michèle Huiban, directrice générale de la maison, quitterait le conseil d’administration. La propriétaire majoritaire a ainsi remanié la direction de l'entreprise.

La nomination est entrée en vigueur le 29 août, selon une note de Shaw-Lan Wang qui a été envoyée au personnel et que WWD s’est procurée. « Il est chargé de m'aider dans le processus décisionnel », a déclaré la magnat des médias à Taiwan.

Par ailleurs, elle a révélé que Michèle Huiban, directrice générale de la marque depuis 2013, démissionnerait du conseil d'administration mais resterait au sein de la société comme directrice générale adjointe, poste qu'elle occupe depuis 2011. Elle conservera également son poste de directrice financière.

Les ventes de l'entreprise sont en baisse depuis 2012

Michèle Huiban est chargée d'assurer la mise en œuvre des projets stratégiques décidés par le conseil et de faciliter la coordination entre les différents départements.

Les ventes de l'entreprise sont en baisse depuis le pic de 235 millions d'euros en 2012. L'année dernière, le chiffre d'affaires a diminué de 23 pour cent, à 162 millions d'euros, avec une perte nette de 18,3 millions d'euros. Les prévisions pour l'exercice en cours ne sont pas bonnes non plus.

En juillet, Bouchra Jarrar a quitté son poste de directrice artistique des collections femmes de la maison, après seulement deux saisons. Elle a été remplacée par Olivier Lapidus, qui présentera sa première collection le 27 septembre, lors de la Fashion week de Paris. Lucas Ossendrijver reste directeur artistique de Lanvin pour les collections hommes.

Photo : Backstage beauties. Collection Lanvin Automne-Hiver 2017.
Photo by Cyril George Jerusalmi via Facebook