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Gucci annonce un nouveau projet artistique à Milan

Gucci annonce un nouveau projet artistique avec l’illustratrice britannique Angelica Hicks. Le directeur de la création Alessandro Michele invite aujourd’hui l’illustratrice à collaborer sur une série de dessins pour une collection de T-shirts en édition limitée. Lancée le 25 mai, cette collection sera exclusivement disponible sur le site Gucci.com aux Etats-Unis et en Europe. Elle comprendra 11 T-shirts différents et seulement 100 unités de chaque modèle ont été produites pour un total de 1 100 exemplaires au niveau mondial. Chaque T-shirt de la collection possède une étiquette numérotée (par ex. 1/100), à la façon d’une lithographie.

Pour célébrer cette collaboration, Gucci va également dévoiler la suite de son premier Art Wall, lancé en février avec une illustration de l’artiste Jayde Fish de San Francisco sur un mur de 760 mètres carrés de Lafayette Street, dans le quartier de Soho, à New York. Le projet Gucci Art Wall se poursuit désormais avec deux dessins d’Angelica Hicks qui seront révélés le 8 mai.

L’un apparaîtra au même endroit que le premier Art Wall dans Manhattan, tandis que l’autre sera révélé simultanément sur un mur de Largo la Foppa, à Milan, dans le quartier du Corso Garibaldi. Ce mur de 176 mètres carrés présentera l’illustration pendant 2 mois, puis évoluera pour accueillir d’autres projets artistiques spéciaux jusqu’à la fin de l’année.

Peints à la main en six jours, les dessins exécutés par Colossal Media à New York et Urban Vision à Milan mettent en valeur la beauté unique de la peinture publicitaire murale, une forme d’art presque oubliée.

Photo : Gucci

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Canada Goose continue son expansion à l’international

Canada Goose continue son expansion à l’international. La marque canadienne a annoncé aujourd'hui qu'elle ouvrira deux nouveaux flagships cet automne, à Londres, au Royaume-Uni et à Chicago, aux États-Unis. Parallèlement, elle poursuit le développement de son site e-commerce et ajoute sept nouveaux marchés avec l'Allemagne, la Suède, les Pays-Bas, l'Irlande, la Belgique, le Luxembourg et l'Autriche.

Première boutique en Europe, le flagship de Canada Goose de Londres sera le plus grand espace de vente de la marque et sera situé sur Regent Street. À Chicago, la marque ouvrira ses portes à Magnificent Mile, sur Michigan Avenue. Les deux magasins s’inspireront du design canadien avec du marbre de Colombie-Britannique, et proposeront un plus large éventail de collections saisonnières ou de collaborations exclusives. Les clients pourront également découvrir les 60 ans d’histoire de cette entreprise.

« L'ouverture de notre premier magasin européen n'est pas seulement une étape importante pour Canada Goose, c’est aussi un rêve qui devient réalité », a déclaré Dani Reiss, président et pdg de Canada Goose. « Londres et Chicago sont des destinations de shopping à la renommée internationale. Je suis fier d'apporter notre patrimoine canadien, notre expérience et nos produits inégalés dans des rues si emblématiques. »

En 2016, Canada Goose a ouvert ses deux premiers flagships à Toronto et à New York, mettant en valeur l'esprit de Canada Goose. Après près de six décennies en tant que fabricants, Canada Goose est devenu un détaillant en 2014 avec le lancement de son premier site e-commerce au Canada, suivi rapidement par les États-Unis en 2015 et le Royaume-Uni et la France en 2016. Cet automne, Canada Goose se lance alors à la conquête de nouveaux marchés européens. Les clients auront accès à un large choix de produits exclusifs et pourront trouver la coupe et le modèle idéal adaptés à leur environnement ainsi qu’à leurs activités.

Photo : Canada Goose

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Givenchy ne défilera pas pendant la Fashion week hommes

Givenchy a annoncé qu’elle ne serait pas présente lors de la Fashion week masculine à Paris, cette saison. La marque ne défilera pas non plus lors de la semaine de la Haute couture.

La directrice de création fraîchement nommée, Clare Waight Keller, présentera alors sa collection lors de Fashion week de Paris, en octobre 2017.

La collection masculine Printemps 2018, conçue par l'équipe interne de la marque, sera présentée, cette saison, par rendez-vous, aux acheteurs, du 27 juin au 1er juillet.

La première collection de Clare Waight Keller pour Givenchy débutera en octobre

La première collection Haute couture de Clare Waight Keller pour la maison sera elle présentée lors de la semaine de la Haute Couture, en janvier 2018.

Clare Waight Keller devrait apporter une esthétique plus raffinée et classique à Givenchy, qui souhaiterait mettre plus l’accent sur la Haute couture. La créatrice est le sixième couturier de la marque et la première femme à la barre.

Avant Givenchy, elle était créatrice de Chloé. On s'attend à ce que Givenchy s'éloigne des conceptions gothiques, architecturales de son prédécesseur, Riccardo Tisci.

De plus le succès de Clare Waight Keller en termes de maroquinerie, chez Chloé, est dans la lignée de Givenchy, qui cherchent à stimuler les ventes, dans cette catégorie.

Photo : Givenchy website

Habillement et parfum, un duo indissociable

Parfum et habillement vont toujours de pair.

En effet, un parfum fr de marque doit être accompagné par un habillement et des accessoires qui vont apporter un plus à votre capital attirance. Certains l’ont compris, d’autres pas. Voici comment vous devriez vous y prendre.

L’habillement, tout un art

Bien s’habiller n’est pas seulement une affaire d’argent, mais aussi de goût et d’audace. Entre choisir les couleurs qui vous vont le mieux, les tissus, les chaussures et les accessoires, il y a parfois un long chemin à faire. Dès lors, avant de penser à acheter des parfums en ligne, il faut d’abord penser à assortir vos vêtements ou accessoires en choisissant les couleurs en fonction des saisons et des lieux que vous fréquentez. S’il vous est une fois arrivé de faire une expédition d’urgence dans une parfumerie parce que vous n’aviez pas grand-chose à vous mettre, vous comprenez sans doute ce que l’on vous explique.

L’essentiel : apprendre à les associer

Il faut le dire : certains vêtements et certains parfums sont faits l’un pour l’autre. Par exemple, les grands floraux aldéhydes appellent à une panoplie de tailleurs (carrés, rangs de perles, etc.). Pour l’encens, il se marie bien avec le noir et les muscs blancs peuvent aller avec les t-shirts en coton. Il faut toutefois noter que certains parfums aimeraient bien que l’on fasse d’eux tout le contraire de ce que l’on voit dans les publicités. Par exemple, « l’Eau Sauvage » aime se nicher au niveau du soutien-gorge tandis que le parfum femme White Linen peut vous accompagner au bal.

Si vous avez déjà décrété que votre garde-robe n’était pas suffisamment garnie pour aller avec vos envies de parfumerie, c’est le moment de changer de fusil d’opinion.

Tendances Clés du Denim Automne/Hiver 2018-19

L'équipe de Trendstop offre aux lecteurs de FashionUnited un guide d'initiation aux inspirations et innovations qui auront un impact sur le marché du denim. À l'occasion du 10ème anniversaire du salon Denim Première Vision à Paris, nos experts révèlent les concepts clés, les progrès techniques et les idées des consommateurs qui façonneront ce secteur à l’Automne/Hiver 2018-19 et au-delà. Notre couverture complète des salons professionnels et les galeries de produits analysent et évaluent la valeur commerciale et la longévité de chaque tendance, vous offrant la meilleure base possible pour creer vos collections.

Cette semaine, Trendstop présente trois thèmes clés pour la collection de denim Automne/Hiver 2018-19. « Nouveaux Rembourrages » introduit des influences de vêtements de plein air déclinés en denim à travers des silhouettes gonflées et des fabrications matelassées. Les impressions laser présentent une technologie avancée avec de nouvelles techniques de décoration. « Délavé Vintage » fait un clin d'œil au patrimoine du jeanswear. Ici, les classiques réinventés renforcent les qualités durables de l'authenticité et de l'intemporalité du denim.

Nouveaux Rembourrages

Tendances Clés du Denim Automne/Hiver 2018-19

Le rembourrage redéfinit les silhouettes en denim pour l’Automne/Hiver avec une nouvelle esthétique inspirée des vêtements d'extérieur. Les proportions et les fabrications gonflées apportent une qualité de protection aux vestes et gilets, tandis que les panneaux matelassés ajoutent de la chaleur à des pièces stratifiées.

Impressions Laser

Tendances Clés du Denim Automne/Hiver 2018-19

Progrès clé pour les denims de l’Automne/Hiver 2018-19, les techniques d'essorage modifient l’aspect des tissus. Les impressions traditionnelles sont actualisées. La technologie laser numérique est utilisée pour créer des motifs imprimés et gaufrés ou des découpes plus complexes sur une grande variété de jeans.

Délavé Vintage

Tendances Clés du Denim Automne/Hiver 2018-19

Contrairement aux développements de haute technologie de la saison, les vêtements en denim célèbrent leur patrimoine. Les silhouettes classiques sont fortement blanchies et les colorants indigo sont surlavés pour un effet vintage qui apporte de l'authenticité au look denim.

Offre Exclusive

Les lecteurs de FashionUnited peuvent obtenir un accès gratuit au rapport de Trendstop concernant le Denim à Première Vision Printemps/Eté 2017, avec les créateurs, produits et thèmes clés et les innovations en denim. Pour obtenir votre rapport gratuit, cliquez sur la bannière.

Tendances Clés du Denim Automne/Hiver 2018-19

Trendstop.com est l'un des principaux bureaux de tendances du monde pour les professionnels de la mode et de la création, réputé pour son analyse et ses prévisions de tendances perspicaces. Parmi ses clients on retrouve H&M, Primark, Forever21, Zalando, Geox, Evisu, Hugo Boss, L'Oréal et MTV.

Photos : courtoisie de Trendstop: Filatures du Park, Kipas Denim, Toray International, Nihonmenpu Textile, Jeanologia, Soorty, Tavex, Automne/Hiver 2018-19.

Dior présente son défilé croisière à Santa Monica

La Californie n’en finit plus d’attirer la mode. Christian Dior présentera en effet son prochain défilé croisière, le 11 mai, à la réserve de l’Upper Las Virgenes Canyon Open Space, près de Los Angeles.

Dior a déclaré que ce sera la première fois qu'un défilé de mode se déroulera sur le lieu, signe de la volonté de la directrice artistique, Maria Grazia Chiuri, de rompre avec la tradition.

Le cadre pastoral couvre près de 12 kilomètre carrés, dans les collines de Simi et pendant des siècles, était le foyer de la tribu des Amérindiens de Chumash. De nos jours, ses sentiers sont utilisés pour la marche ou l'équitation.

Des défilés croisière toujours plus innovants

L'année dernière, Dior a présenté sa collection croisière, conçue par Lucie Meier et Serge Ruffieux, au palais de Blenheim, siège historique du duc de Marlborough, dans l'Oxfordshire, en Angleterre.

A l'instar d'autres marques de luxe concurrentes, comme Gucci et Louis Vuitton, Dior a trouvé un emplacement non conventionnel. Gucci a récemment annoncé que la marque de luxe défilerait à Florence, à la Galerie Palatina, et Louis Vuitton défilera au Japon au musée Miho de I.M. Pei.

Chanel a présenté la semaine dernière sa collection croisière sur le thème grecque, à Paris, au Grand Palais.

Photo : Dior

Monique Lhuillier défilera à Paris

Monique Lhuillier débarque à la Fashion week de Paris. La marque américaine, basée à Los Angeles, qui habituellement défile à New York, a choisi la semaine de la Haute couture à Paris. La créatrice présentera ainsi ses collections Printemps 2018 en juillet.

D’autres marques américaines comme Rodarte et Proenza Schouler ont également annoncé leur intention d’organiser leur défilé à Paris, après des années à New York. Monique Lhuillier, connue pour ses robes de mariage, a choisi de présenter sa collection via un défilé, mais elle le fera dans un cadre légèrement moins métropolitain, ce qui, selon elle, attirera l'attention des marchés européens, asiatiques et du Moyen-Orient.

Dans le but de renforcer son activité en dehors des États-Unis, Monique Lhuillier espère que cette décision attirera l'attention d'un marché plus international. La créatrice veut créer de nouvelles relations nécessaires pour propulser sa marque créée il y a 20 ans. La marque présentera en même temps ses collections Resort et Printemps, ce qui permettra d’offrir aux magasins une gamme plus large d'options pour la saison suivante.

Monique Lhuillier défilera à Paris Pendant tout le mois de mai, FashionUnited s’intéressera aux robes et aux articles de mariage. Pour en savoir plus sur le bridal wear, cliquez ici.

Photo : Monique Lhuillier Facebook

De la broderie à l'impression digitale: une Palestinienne revisite l'habit traditionnel

A première vue, on croirait qu'il s'agit des traditionnelles broderies qui ornent les habits de fête et autres robes palestiniennes. Mais nulle broderie dans les créations de Natalie Tahhan: c'est avec un ordinateur qu'elle donne un coup de jeune à la couture palestinienne.

Dans son petit atelier de Jérusalem où elle travaille seule, pas de points de croix ni de longues heures de broderie minutieuses, mais un ordinateur portable et une paire de ciseaux. Les capes que cette jeune designer aux longs cheveux noirs élabore sont faites de tissus imprimés dont les motifs géométriques dessinés sur écran reproduisent presque à s'y tromper les thèmes typiques de la broderie palestinienne.

"Je voulais faire du neuf, du moderne, du jamais vu sur le marché", explique cette Palestinienne de 27 ans établie dans la maison familiale du quartier de Rass al-Amoud, à Jérusalem-Est, où les Palestiniens espèrent installer la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. Non loin de là, comme pour rappeler l'impasse dans laquelle la paix est coincée depuis des années, un quartier de colonisation israélien grignote la partie orientale de la Ville sainte, occupée par l'Etat hébreu depuis 50 ans. Depuis des siècles, les Palestiniennes brodent minutieusement leurs robes traditionnelles, généralement longues et noires, ornées de broderies rouges, encore portées aujourd'hui dans les campagnes ou lors des cérémonies de mariage.

De la broderie à l'impression digitale: une Palestinienne revisite l'habit traditionnel

'Une preuve d'existence

Les motifs, qui varient selon les villes, ont tous une signification: à travers les couleurs et les dessins, "on peut savoir d'où est originaire la femme qui les porte et si elle est mariée ou célibataire", explique Natalie Tahhan, qui a fait ses études à Londres et à Doha.

Ces broderies sont une part de l'"identité" des Palestiniens et "la preuve de notre existence dans chaque ville et village palestinien", alors que nombre de ces localités font désormais partie d'Israël, affirme à l'AFP Maha Saca, qui dirige le Palestine Heritage Center de Bethléem, en Cisjordanie occupée. Les moderniser "en mélangeant motifs palestiniens et coupes d'habits modernes, c'est très bien et très important", poursuit celle qui milite pour que ces broderies soient ajoutées aux uniformes des écolières, au nom de la préservation du patrimoine national.

Plusieurs jeunes créatrices s'attellent à renouveler le genre pour faire porter à la nouvelle génération les robes de leurs aïeules, de plus en plus délaissées dans le quotidien. Mais Natalie Tahhan est l'une des rares à le faire à Jérusalem, et la seule à avoir abandonné le travail de broderie. Faute d'imprimerie dans les Territoires palestiniens occupés, elle fait réaliser ses tissus imprimés à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis. Ils arrivent ensuite chez elle via Doha et Amman, un passage généralement emprunté pour envoyer des biens vers Jérusalem en contournant l'absence de transferts directs des pays du Golfe vers Israël.

La première collection de Natalie Tahhan comprenait cinq modèles de capes de satin blanches, noires ou violettes, recouvertes de motifs géométriques aux couleurs chatoyantes. Elle s'est entièrement vendue en moins de trois mois, principalement dans le Golfe via internet, à 550 dollars pièce.

De la broderie à l'impression digitale: une Palestinienne revisite l'habit traditionnel

Un petit bout de Jérusalem

Selon Mme Saca, qui a réuni depuis l'ouverture de son centre en 1991 la plus importante collection de robes palestiniennes, une vraie tenue traditionnelle de qualité peut coûter jusqu'à 2.000 dollars. Un prix qui s'explique par les longues heures de travail et les matériaux utilisés, souvent onéreux.

Parmi les capes de Natalie Tahhan, celle qui s'inspire des motifs d'Hébron, la grande ville du sud de la Cisjordanie, est une succession de carrés bleus et roses recouvrant entièrement le tissu noir ouvert aux épaules et garantissant une touche chic et colorée sur n'importe quelle tenue noire. Ces tissus légers de couleur ont rencontré le succès dans le Golfe où les tenues traditionnelles palestiniennes, noires et fabriquées à base d'épais coton, peuvent rapidement devenir insupportables sous le soleil brûlant. Autre argument de vente: l'origine du produit. "Ce qui plaît aux gens, c'est d'avoir des pièces faites à Jérusalem, surtout parmi les Palestiniennes de l'étranger", explique la jeune créatrice.

En achetant une cape, "elles ont l'impression d'emporter avec elles un petit bout de Jérusalem", une ville restée chère aux Palestiniens dont plusieurs millions vivent à l'étranger, après avoir été poussés au départ par les guerres ou l'aspiration à une vie meilleure. Pour Natalie Tahhan, sa réussite est aussi le signe qu'on peut créer à Jérusalem-Est, malgré l'occupation et la persistance du conflit avec Israël. (AFP)

Photos: Natalia Tahhan, Facebook

Quand Karl Lagerfeld interviewe Thomas Pesquet

Sa mine est radieuse, son entrain palpable. Il faut dire que les missions spatiales le passionnent. Visiblement, ce matin là, Karl Lagerfeld semble ravi, parfois même émerveillé, de pouvoir poser quelques questions à l’astronaute français Thomas Pesquet. L’interview ne manque en effet pas de panache puisque les deux intervenants sont séparés de plusieurs milliers de kilomètres de distance dans le sens horizontal. Tandis que le grand couturier est confortablement installé aux studios de France Info, les écrans vidéos renvoient l’image d’un Thomas Pesquet qui lévite allégrement au coeur de la Station spatiale internationale au sein de laquelle il vit depuis novembre 2016.

“Moi ce qui m’intéresse, c’est la survie, indique le couturier en préambule. Est ce qu’on s’habitue à cette façon de flotter dans l’air? ». Karl Lagerfeld boit toutes les paroles de l’astronaute qui détaille son quotidien en apesanteur, et la sensation de liberté que cette apesanteur procure. Le Kaiser de la mode affirme s’être inspiré de la personnalité de Thomas Pesquet pour ses propres créations : “Je l’admire, il a même inspiré la mode. Il a un charisme que les autres non pas”. Une admiration qui ne va pas jusqu’à l’imitation. Interrogé par les journalistes de France Info sur son envie éventuel de voyager dans l’espace, le couturier répond avec une franchise qu’”il est un peu tard”. Une lucidité d’ailleurs teintée d’une touchante et assez inhabituelle modestie : “et puis Je ne parle que quatre langues, lui il doit en parler six!”.

Sur la mode actuelle, Karl Lagerfeld indique : « c’est le chaos »

Les questions fusent. Assez précises et techniques : « Comment ca se passe pour prendre un bain, une douche ? Est ce que vos mouvements demandent des efforts musculaires ou êtes-vous plutôt comme un papillon qui vole ? Conserve t’on une notion du jour ou de la nuit ? Comment ça marche pour la musculation ? Que mangez-vous ? Thomas Pesquet remercie le créateur pour son enthousiasme, il loue sa curiosité, le taquine parfois : « heureusement que Karl Lagerfeld ne s’inspire pas de la mode des astronautes parce qu’ici, c’est plutôt polo de l’Agence Spatiale Européenne et pantalons avec des velcros ». Ce à quoi le couturier répond avec une amabilité non feinte : « mais je trouve qu’il est très bien ! Il doit être très à l’aise».

Si l’exploration spatiale enthousiasme Karl Lagerfeld, les nouvelles stratégies commerciales mises en place dans la mode, par contre, le laisse un peu plus circonspect. Recemment interrogé à ce sujet par le site Business of fashion, le couturier a employé des mots assez forts : « C’est le chaos ». Le see now buy now ne lui semble pas forcement être la panacée. « Le monde change, et nous devons suivre ces changements, ainsi qu’In­ter­net. Mais il y a une façon de faire. Je peux montrer mes collec­tions, les vendre et donner aux gens le temps de faire leur choix, de comman­der, je peux rendre mes produits magni­fiques, et les faire photo­gra­phier par les éditeurs. Sinon, c’est la fin de tout.

Crédit photos : capture d’écran France Info TV

Mention "photo retouchée" et visite médicale pour lutter contre les mannequins trop maigres

Les photographies retouchées pour modifier la silhouette devront le mentionner et les mannequins devront fournir un certificat médical pour exercer leur activité, selon deux textes publiés vendredi au Journal officiel, destinés à "prévenir les troubles du comportement alimentaire", notamment chez les jeunes.

A partir du 1er octobre, "il sera obligatoire d'accompagner les photographies à usage commercial de la mention +photographie retouchée+ lorsque l'apparence corporelle des mannequins a été modifiée par un logiciel de traitement d'image, pour affiner ou épaissir leur silhouette", indique le ministère de la Santé dans un communiqué.

Cette obligation concerne les photographies "insérées dans des messages publicitaires" dans la presse, sur des affiches, sur internet ou encore dans les catalogues et prospectus, précise le décret publié vendredi. Concernant le certificat médical, il sera délivré par la médecine du travail, "dans le cadre des visites d'information et de prévention ou des examens médicaux d'aptitude" prévus par le code du travail, détaille un arrêté, également publié vendredi.

Valable deux ans maximum, il attestera "que l'état de santé global de la personne (...), évalué notamment au regard de son indice de masse corporelle, lui permet l'exercice de l'activité de mannequin". Cette mesure entre en vigueur dès samedi et s'applique aussi aux mannequins d'un autre pays de l'Espace économique européen lorsqu'ils exercent en France. "La profession a été associée à la rédaction de ces textes et donc informée en amont", a précisé le ministère.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), une personne est considérée comme maigre lorsque son indice de masse corporelle (IMC, qui correspond au rapport entre poids et taille) est inférieur à 18,5. Ces deux dispositions "visent à agir sur l'image du corps dans la société pour éviter la promotion d'idéaux de beauté inaccessibles et prévenir l'anorexie chez les jeunes", ainsi qu'à "protéger la santé d'une catégorie de la population particulièrement touchée par ce risque: les mannequins", explique le ministère.

Elles avaient été votées dans la loi Santé de janvier 2016, mais les textes d'application n'avaient toujours pas été publiés. Initialement le projet de loi prévoyait un IMC minimal pour pouvoir exercer la profession de mannequin, mais il avait ensuite été modifié pour redonner sa place au médecin du travail et élargir l'examen à d'autres paramètres. Les troubles du comportement alimentaires touchent environ 600.000 jeunes en France (dont 40.000 anorexiques) et sont la 2e cause de mortalité chez les 15-24 ans après les accidents de la route.

A l'étranger, Madrid a été la première capitale européenne à prendre des mesures, interdisant en septembre 2006 les mannequins en dessous d'un IMC de 18 au Pasarela Cibeles, grand rendez-vous de la mode madrilène. En Israël, selon la loi dite "Photoshop", votée en 2012, il est interdit de présenter une publicité avec un mannequin qui a l'air d'être trop maigre, interdit d'engager comme mannequin une personne trop maigre (avec un IMC inférieur à 18,5) et interdit d'utiliser un logiciel de retouche pour montrer un mannequin plus mince que dans la réalité sans le préciser.

L'Italie, le Chili et la Belgique ont aussi pris des dispositions législatives ou réglementaires similaires. (AFP)

Photo: Catwalkpictures