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En image : nouvelle campagne Gucci

Gucci dévoile sa nouvelle campagne, inspirée par l'exposition Made You Look sur la masculinité noire et le dandysme à la Photographers' Gallery de Londres. Cette saison, la marque de luxe italienne met à l'honneur « la flamboyance et l'expressivité individuelle d'hommes et de femmes, qui défient les conventions de la société, à travers la performance, l'art et la danse ».

En image : nouvelle campagne Gucci

La campagne publicitaire s'inspire aussi des portraits de l'artiste malien Malick Sidibé, qui a photographié la vie nocturne et la culture jeune de sa ville natale de Bamako, pour explorer la liberté d'expression offerte par la musique et la danse. Tournées dans des dancings et des studios improvisés hauts en couleur, les images présentent un groupe d'hommes et de femmes qui dansent avec passion et posent pour les photographes. Glen Luchford fait un clin d'œil à l'esprit du mouvement underground anglais de la Northern Soul dans les années 60, avec ses pas de danse sportifs originaux et sa scène exubérante.

En image : nouvelle campagne Gucci

Photo : Gucci

Mélanger la mode et la politique : est-ce une bonne idée ?

Ceux et celles qui ont suivi les dernières fashion weeks auront remarqué que la frontière entre la mode et la politique est devenue extrêmement floue. Un thème particulièrement évident lors de la dernière fashion week de New York, innondée de déclarations politiques. Que ce soient les flamands roses Planned Parenthood utilisés dans les collections de plus de 40 créateurs, ou les T-shirts avec des slogans comme Nous sommes tous des êtres humains , les créateurs ont exprimé leur idéologie politique. Ce n'est certainement pas la première fois que les créateurs de mode se sont prononcés sur ces questions, mais ce qu’on remarque le plus, c'est le nombre croissant de créateurs qui choisissent de le faire. Cependant, le « mariage » entre la mode et la politique est-il une si bonne idée ?

L’engagement politique : «dernière tendance» de la mode ?

L'opinion de ce mix au sein de l'industrie, qui allie mode et politique, est divisée. Bien que certains créateurs utilisent leurs défilés et leur renommée pour faire passer un message politique, d'autres choisissent de rester discrets en gardant leurs opinions pour eux.

L'inauguration de la fashion week faite par le président Donald Trump, qui a eu lieu en janvier dernier, illustre parfaitement l'engagement politique accru dans l'industrie de la mode. Avant ce jour, les fashionistas se demandaient qui allait habiller la Première Dame, Melania Trump... Beaucoup étaient en désaccord avec l'idéologie politique du président des Etats-Unis et ont refusé d’habiller sa femme. Ce fût, certes, un moyen de s'opposer à lui. La créatrice française Sophie Theallet a écrit une lettre ouverte expliquant son opinion: « J’aime célébrer la diversité, la liberté individuelle et le respect de tous les modes de vie, c’est pourquoi je refuse d’habiller ou de m’associer à Melania Trump. Le discours raciste, sexiste et xénophobe déclenchée par la campagne présidentielle de son mari est incompatible avec les valeurs à travers lesquelles nous vivons. » Humberto Leon de Kenzo, Marc Jacobs et Zac Posen partageaient l’avis de Sophie Theallet.

Les références à la politique étaient également visibles dans les défilés de New York. Les créateurs de Public School Dao-Yi Chow et Maxwell Osborne ont envoyé leurs mannequins sur le podium portant des casquettes et des pulls rouges avec le slogan Make America New York , faisant référence à Donald Trump et au caractère ouvert et multiculturel de New York. Le créateur Christian Siriano a également utilisé son défilé pour envoyer un message politique, en mettant en vedette un T-shirt noir avec People are people imprimées sur le devant en lettres blanches. La marque LRS a fait une déclaration particulièrement frappante en faisant allusion à deux des plans controversés de Donald Trump : le fondateur Raul Solis a créé des blouses blanches où figurait le texte No ban! No wall! (Aucune interdiction! Pas de mur!).

Raf Simons a choisi une forme de protestation plus subtile lors de la présentation de la collection de sa marque éponyme, qui faisait référence au Punk, avec beaucoup de noir, de chaînes et d’inscriptions graphiques. « Dans les années 70, le Punk était une réaction à ce qui se passait dans la société », a déclaré Raf Simons à The Washington Times. « Il s'agissait d'une génération plus jeune, créant son propre code vestimentaire, mais surtout, c'était une réaction politique. » The Row a également choisi une approche plus subtile Less is more . Pour leur collection Automne-Hiver, les jumelles Ashley et Mary-Kate Olsen ont présenté une chemise XXL et blanche, avec des mots comme hope et freedom brodés.

Mélanger la mode et la politique : est-ce une bonne idée ?

Pourtant, ceux qui pensent que la politique n'a rien à voir avec la mode ont tort, comme Diesel l'a récemment prouvé. Pour la dernière Saint-Valentin, la marque italienne a lancé sa campagne « Make Love Not Walls ». « Chez Diesel, nous avons une position forte contre la haine et plus que jamais, nous voulons que le monde sache que l'amour et la solidarité sont impératifs pour créer une société dans laquelle nous voulons tous vivre et le futur que nous méritons », a déclaré Nicola Formichetti, directeur artistique, sur le site web de la société. Une vidéo, des affiches et des photographies ont été faites spécialement pour la campagne, et même les vitrines de Diesel ont été utilisées pour diffuser le message. À Amsterdam, les vitrines de Diesel portent le slogan de la campagne en lettres capitales blanches et un i tank gonflable aux couleurs vives, ainsi qu’ un mur en forme de cœur.

Karl Lagerfeld : « La mode c’est la mode, pas la politique »

La convergence de la mode et de la politique n'est pas aussi bizarre, comme on pourrait l’imaginer. Certains voient la mode comme une forme d'art. Au fil des siècles, les artistes ont toujours été inspirés par ce qui s'est passé autour d'eux. Des chants de protestation aux peintures d'inspiration politique : l'art était une forme d’expression et un moyen de communiquer avec la société.

Mais aujourd'hui, les créateurs ne sont pas seulement des artistes. Ce sont des hommes et femmes d'affaires. À la fin de la journée, il ne s'agit pas de l'idéologie politique d'un créateur particulier - il s'agit de son résultat. « La mode est la mode, pas la politique », a même déclaré récemment Karl Lagerfeld à The Wall Street Journal. « Le sens du style d'Angela Merkel peut être horrible, mais après tout, elle ne travaille pas dans la mode, hmm ». L'inverse s'applique également : les créateurs de mode restent designers ; ils ne sont pas des militants, et ils ne sont certainement pas des hommes politiques.

Cependant, ça ne veut pas dire que les créateurs de mode doivent se retirer complètement de l'arène politique. Si une déclaration politique affecte positivement les ventes et l'entreprise, alors c’est du bonus. Christopher Bailey, Vivienne Westwood et Christopher Kane étaient très présents au sein de l’opposition au Brexit, bien que leurs préoccupations étaient probablement plus financières que politiques. « Toutes ces couturières incroyables d'Italie, de toute l'Europe en réalité, qui ont travaillé pour nous pendant cinq ans ... Combien cela nous coûterait-il d'organiser des visas pour tous ? » a déclaré Christopher Kane, dont l'entreprise éponyme est basée à Londres, au The New York Times. À cet égard, l'offre croissante de la mode pudique  a probablement aussi plus à voir avec le marché qu'un geste pour promouvoir l'intégration. Les résultats de la recherche menée par le consultant Dinar Standard montrent que le marché de la mode musulmane ne valait pas moins de 230 milliards de dollars en 2014 et atteindra probablement les 327 milliards de dollars d'ici 2020.

La preuve que la politique et la mode peuvent s’allier, mais ne doit pas toujours être prise au sérieux, sur le défilé Chanel de automne/hiver 2015, dans lequel - vous l'avez compris – Karl Lagerfeld a choisi de simuler une marche féministe de protestation. « Ma mère était une véritable féministe », a déclaré le créateur. « J’ai voulu montrer le féminisme d'une manière légère et pas lourde ou aggressive. » Les médias se sont extasiés devant la collection et ont salué « le Kaiser Karl » pour le message positif transmis avec sa marche. Aujourd’hui, Karl Lagerfeld affirme que la mode et la politique ne doivent pas être confondues, ni mélangées. Sur ce défilé, Lagerfeld avait voulu transmettre l’expression authentique de ses idées féministes... Le refera-t-il ? Peut-être pas.

Photos : Dior, Facebook, Diesel store pour FashionUnited

Uniqlo lance une collection lin

On ne répètera jamais assez toutes les vertus du lin, qui est surement, et de très loin, la matière la plus écologique de l’industrie de la mode. Les qualités du lin sont considérables: pas de pesticides nécessités pour sa récolte, toute la plante est utilisée, l’eau de pluie suffit pour sa culture, au contraire du coton. Zéro déchet, zéro irrigation, zéro OMG : la matière écolo par excellence. A cela s’ajoute d’autres bénéfices, pour l’utilisateur cette fois-ci : son pouvoir d’absorption de l’humidité est sans équivalent, la sensation de bien-être qu’il procure n’est pas une légende. Des études scientifiques ont même prouvé qu’on dormait mieux dans des draps en lin et qu’il était un anti-stress naturel par sa capacité à diminuer la température et la tension musculaire de la personne qui le porte. Enfin, esprit cocardier oblige, il n’est pas inutile de préciser que le lin de qualité (celui avec des fibres longues) pousse quasi exclusivement dans le Nord de l’Europe, en France tout particulièrement. La France produit 75 pour cent du lin mondial.

Uniqlo lance une collection lin

Evidemment, le lin souffre de problème d’images, principalement parce qu’il froisse facilement. Pourtant, après plusieurs années d’investissements conséquents, les filateurs européens ont réussi à donner naissance à une nouvelle génération de fils extra fins, réguliers et lisses, permettant de réaliser des mailles de lin, souples et élastiques : le lin infroissable existe et il offre de formidables perspectives de développement. Pour mettre fin aux réticences que rencontre le lin dans l’industrie de l’habillement, une campagne « J’aime le lin » a été mise en place par la Confédération Européenne du Lin et du Chanvre. La campagne insiste notamment sur le fait que le lin est facile d’entretien contrairement aux idées reçues, il se repasse facilement (de préférence quand le tissu est encore humide et à l’envers), il ne peluche pas et ne se déforme pas grâce à ses fameuses fibres longues (les fibres du coton sont courtes). La campagne insiste aussi sur le fait que le toucher des tissus en lin n’est pas rêche : « Le lin issu de la fibre de qualité européenne est doux, souple et résistant. Le lin s’adoucit encore plus au fil des lavages: la pectose qui lie les fibres entre elles lors de sa croissance se dissout à chaque contact de l’eau, pour plus de souplesse ».

Uniqlo lance une collection lin

Des sachets de graines de lin offert par Uniqlo

Uniqlo, sensible aux préoccupations en matière d’écologie des consommateurs inquiets des conséquences de la fast fashion, a choisi de mettre l’accent sur cette fibre en lui consacrant une collection entière. « Le lin est un véritable vêtement ‘ami’, naturel fonctionnel, épuré, décontracté et intemporel », indique le communiqué de presse de la marque. La collection Uniqlo Lin rassemble une garde-robe complète pour homme et pour femme déclinée dans plusieurs coloris. Chemises, vestes blazer, manteaux, pantalons, blouses et robes à associer ensemble ou à décomposer.

Pour mettre encore davantage en lumière cette nouvelle collection, la marque organise un jeu concours pour tenter de remporter 5 voyages qui permettront de visiter les champs de lin en fleurs, et 5 bons d’achats de 50 euros. Le lien permettant de participer au concours est sur le site www.uniqlo.com. Enfin, en clin d’œil aux origines végétales et agricoles du lin, Uniqlo va mettre en avant sa collection lin à travers une mise en scène événementielle liée à l’opération « J’aime le lin ». Les magasins Uniqlo présenteront dans leurs vitrines les étapes de transformation de la fibre jusqu’au fil et à la chemise. Des sachets de graines « J’aime le lin » à semer seront également offerts gratuitement dans tous les magasins. D’ores et déjà, dix mille sachets de graines de lin ont déjà été distribués mi-mars aux Parisiens pour les inciter à végétaliser leurs balcons et terrasses. Cette sensibilisation se poursuit jusqu'au 5 juin dans le cadre de la deuxième édition de l’opération.

Crédit photo :Uniqlo dr

Diesel Black Gold annonce aujourd’hui sa décision de combiner ses défilés homme et femme à partir du mois de juin.

Conçues par le directeur artistique Andreas Melbostad, les collections homme et femme de la ligne contemporaine de Diesel seront dévoilées pendant les défilés de la Fashion week masculine de Milan.

« Avec la culture actuelle, orientée vers une conformité moins marquée des genres et avec deux collections étroitement associées, c’est pour nous une progression naturelle d’unifier les défilés des collections homme et femme , a déclaré Andreas Melbostad dans un communiqué. « Cette nouvelle stratégie nous permettra de mieux communiquer notre vision créative mais aussi d’introduire les collections sur le marché de manière simultanée. Ceci étant dit, nous sommes ravis de relever ce nouveau défi et de développer davantage notre message mode. »

Avec ce lancement des collections femme en janvier et en juin, Diesel Black Gold sortira deux collections femme par an, au lieu de quatre, tandis que les pré-collections hommes seront maintenues à côté des collections principales.

« J’ai toujours été un grand partisan des défilés mixtes et à nos tous débuts, nous avions lancé Diesel Black Gold à New York avec un défilé homme et femme », explique Renzo Rosso, président d’OTB, la société mère de Diesel. « Diesel Black Gold est désormais un point de référence sur le marché contemporain et il est devenu crucial de transmettre, à chaque saison, un message fort et cohérent ».

Tout en poursuivant le développement de ses activités en Europe, aux États-Unis et au Moyen-Orient, au cours des trois prochaines années, Diesel Black Gold travaillera à renforcer sa présence en Asie, en particulier sur le marché chinois.

Les Débats de la mode : qu'est-ce que le travail non rémunéré fait dans l'industrie de la mode ?

Les Débats de la Mode reviennent avec une nouvelle série d’articles bi-mensuels qui traitent des questions éthiques de l'industrie de la mode. Ce mois-ci, le thème abordé est un problème touchant surtout les jeunes qui tentent leurs chances dans le milieu de la mode : le travail non rémunéré et ses impacts sur l'industrie. Créés par la journaliste Olivia Pinnock, ces Débats de la Mode ont acquis une solide réputation, encourageant ses auditeurs à devenir activistes. Parmi les derniers sujets évoqués on trouve les usines insalubres, le racisme ou encore la santé des mannequins. Ce mois-ci, nous exposons la « main courante » des stages non rémunérés et leur impact dans l’industrie.

Les jeunes âgé de 18-24 ans envisagent de faire un stage non rémunéré dans une entreprise de mode pour progresser dans leur carrière. Evidemment, c'est une opportunité pour ceux qui ont les moyens financiers et qui habituellement vivent à Paris ou à proximité et n’ont pas à payer de logement. Que vous soyez stagiaire ou jeune travailleur ayant récemment décroché votre diplôme, l’idée de « travailler gratuitement » est un sujet qui met mal à l'aise.

Quel est l’impact du travail non rémunéré dans l'industrie de la mode ?

L'événement qui a eu lieu jeudi 30 mars, au Condé Nast College à Londres, a accueilli les professionnels de l'industrie et des étudiants de mode pour participer à plusieurs débats. Les sujet se sont focalisés sur les aspects juridiques du travail non rémunéré, qui passent le plus souvent inaperçu, l'impact négatif sur la carrière des jeunes et l'impact plus large sur une industrie accessible à seulement quelques privilégiés. Matthew Dowling, directeur général de The Freelancer Club, Mark Watson, associé chez Fox Williams LLP Solicitors et Khandiz Joni, co-fondateur de l’agence créative Novel Beings ont participé aux Débats. L'évènement a attiré près de 30 personnes et comprenait un certain nombre de stagiaires, de journalistes indépendants et d’étudiants en design de mode, tous venus équipés de leurs ordinateurs portables et attendant avec impatience les opinions du groupe pour les partager sur les réseaux sociaux .

Olivia Pinnock a ouvert le débat en demandant au groupe à quel moment l'industrie de la mode a commencé à pratiquer le travail non rémunéré. Matthew, du club Freelancer, a estimé que les jeunes « trop verts » et ne possédant pas les connaissances suffisantes ont déclenché cette pratique dans les entreprises de mode. «Ça vient de la conscience », a-t-il lancé. « Il y a 10 ou 15 ans auparavant, quand j’étais encore un jeune photographe de mode, ça ne se passait pas comme ça. Beaucoup de gens ne comprennent pas que le travail non rémunéré remet en cause les jeunes qui ne connaissent pas leur vraie valeur ». Khandiz Joni s’est ralliée à cette idée en ajoutant que le problème est également dû à une industrie devenue saturée, car beaucoup de jeunes veulent le même emploi. « Chaque année, ils se vendent encore moins cher que leurs précécesseurs et cela n’est bon pour personne, ni pour eux, ni pour l'industrie elle-même », a-t-elle déclaré. Elle faisait ainsi référence à ses propres expériences lorsqu’elle débuta dans l'industrie : « il y a 15 ans, il y avait beaucoup moins de candidats pour le même travail, c’était plus facile. »

Les Débats de la mode : qu'est-ce que le travail non rémunéré fait dans l'industrie de la mode ?

Olivia Pinnock a invité Mark Watson à énoncer ce que dit la loi sur le travail non rémunéré. Car beaucoup pensent qu'ils savent, mais sont surpris par les faits réels. Mark Watson a répondu en expliquant, qu’« il n'y a pas de définition du mot stage dans la loi. On trouve employé, employeur, travailleur et travailleur indépendant. Si vous êtes un stagiaire et vous faites un travail, vous avez droit au salaire minimum et une indemnité de vacances », mais il se peut que vous ne soyez pas déclaré ou faites un travail à temps plein déguisé sous forme de stage. Il a souligné que le travail non rémunéré est un terme impropre et a demandé aux entreprises de mode de payer le salaire minimum national il y a quelques années. Il a insisté sur le fait qu’il attend toujours un changement concernant le statut de l’emploi..

Le public, composé de rédacteurs, de pigistes expérimentés et d'anciens étudiants de mode de plus de 10 ans, a été surpris par ces déclarations.

Alors, que se passe-t-il pour les jeunes fashionistas qui entreprennent des stages? « Est-ce que l'industrie de la mode devient inabordable ? Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui rêvent de décrocher un stage dans une maison de mode? », se questionne Olivia Pinnock. Le conseil global ressortit au moment du débat a été de postuler à autant de stages rémunérés que possible afin de connaître sa vraie valeur. « Cela vaut-il la peine d’effectuer un travail non rémunéré ? Si vous vous vendez à un bas prix, vous fixez votre propre valeur et il sera difficile de l’augmenter par la suite », avoue Khandiz Joni. Matthew Dowling a rappelé : « Si quelqu'un gagne de l'argent grâce à vous, vous devez être compensés ». Watson a également souligné l'importance d'avoir une entreprise qui possède une structure pour le stage. « C’est donnant donnant, il faut être clair dès le départ. Vous devez savoir ce qu'ils attendent de vous et la boîte a besoin de savoir ce que vous attendez du stage. »

Pour Olivia Pinnock il y a beaucoup d'argent qui gravite dans cette industrie et seulement 2 pour cent des travailleurs sont riches alors que les autres 98 pour cent survivent tout simplement, ce qui est triste parce que le côté commercial de la mode repose lourdement sur le côté créatif. Matthew Dowling a acquiescé et déclaré : « l'industrie de la mode a une image glamour et les jeunes osent penser que s’ils n’acceptent pas les conditions de stage ou du travail non rémunéré, quelqu’un d’autre le fera. Le changement se produira quand tout le monde fera front commun et refusera le travail non payé. Ainsi, l'industrie de la mode perdrait d’incroyables créateurs. » Tous ont convenu que la dure réalité du travail non rémunéré et des stages est profitable aux riches qui enrichissent leur CV et négative pour ceux qui ne peuvent tout simplement pas se permettre de travailler gratuitement. Mark Watson pense que l'industrie a un rôle à jouer et que les travailleurs non rémunérés « alimentant les profits des grandes marques de mode ». Il est clair que le vrai changement doit commencer au sommet, dans l'industrie. Les dirigeants sont responsables et doivent modifier la donne parce que « le talent créatif a une valeur qui est actuellement sous-estimé et mal compris », a soutenu Matthew Dowling.

La soirée s’est terminée sur le partage d’expériences entre les étudiants et les conférenciers. Un membre du public a demandé si les universités faisaient le nécessaire pour soutenir les étudiants dans leur carrière car visiblement elles n’interviennent pas à ce sujet. Cette même personne a fait part du cas d’un étudiant qui sera bientôt diplômé du London College of Fashion et il semble que les services de stage de l’école ne soient toujours pas en place. «Les universités doivent jouer leur rôle ! », a t-il lancé. Toujours dans le public, une étudiante a expliqué que travailler gratuitement dans l'industrie n'était tout simplement pas envisageable puisqu'elle vit dans le nord de l'Angleterre. Il faudrait qu’elle déménage pour réaliser son stage non rémunéré ... Une autre étudiante a déclaré qu'elle avait effectué quelques stages gratuitement et que, même si elle souhaitait un salaire mensuel, elle travaillerait encore gratuitement si elle devait le refaire. Qu’en pensez-vous ? Beaucoup de jeunes qui ont assisté au débat se sentent incapables de changer ou de prendre de grandes décisions en ce qui concerne les lois sur l'emploi dans l'industrie. Ils pourraient néanmoins influencer et encourager les employeurs, les politiciens, les médias afin de dire non au travail non rémunéré et s'aligner sur le message principal de cet événement – « faisons du travail non rémunéré une tendance passée».

Par la contributrice Hannah Rafter, fondatrice et rédactrice en chef de The Intern 247, un site d’informations de mode. @theintern247 theintern247.com

Photo : Hannah Rafter pour FashionUnited

Concepts Clés pour le Babywear, Automne/Hiver 2018-19

Les experts en vêtements pour enfants de Trendstop présentent trois thèmes qui auront une incidence sur les catégories de couleurs, d'imprimés et de styles de la saison automne-hiver 2018-19 et au-delà. Les lecteurs de FashionUnited découvriront les éléments qui seront essentiels à leur prochaine collection de vêtements babywear. Notre rapport complet identifie l'aspect le plus essentiel de la saison et évalue sa valeur commerciale pour vous donner la meilleure base possible et prendre vos décisions.

Cette semaine, Trendstop présente trois influences clés pour les vêtements et les accessoires pour bébés de la saison. « Menthe Fraîche » explore comment la tendance intersaison évolue dans le marché des enfants, tandis que les blancs font leur entrée parmi les tons sombres d'automne. « Graphiques Naïfs » associe l'art illustratif à un fort attrait graphique qui apporte une touche contemporaine à l'apparence des enfants, tandis que « L’Art dans la Mode » montre comment l'attrait des personnalisations et l'individualisme, qui influencent actuellement les vêtements pour adultes, peuvent être appliqués aux vêtements pour enfants d’une façon créative et amusante.

Menthe Fraîche

Concepts Clés pour le Babywear, Automne/Hiver 2018-19

Les légumes du printemps transcendent le printemps/été et font leur apparition pour l'automne. L'utilisation de nuances plus claires illustre comment le marché des vêtements pour enfants adopte la tendance intersaison populaire observée chez les adultes. Les teintes et les tons blanchis rafraîchissent la palette avec des élèments élégants qui fonctionnent particulièrement bien pour les applications unisex pour bébé.

Graphiques Naïfs

Concepts Clés pour le Babywear, Automne/Hiver 2018-19

Les imprimés graphiques sont encore naïfs pour l'automne. Les abstraits audacieux sont adoucis par des contours dessinés à la main, des effets de peinture et des formes asymétriques. Les griffonnages illustratifs et les représentations enfantines renforcent l'attrait artistique tandis que le contraste des couleurs monochromes est accentué avec des teintes pastel pour une couleur pop contemporaine.

L’Art dans la Mode

Concepts Clés pour le Babywear, Automne/Hiver 2018-19

L'accent est mis sur la créativité dans les vêtements d'enfants pour l’automne/hiver 2018-19. Les imprimés peints et les combinaisons de couleurs fraîches s'inspirent des adultes et la tendance actuelle à la personnalisation, car les vêtements pour bébés et les accessoires expriment un nouvel individualisme ludique.

Offre Exclusive

Les lecteurs de FashionUnited peuvent obtenir un accès gratuit au rapport des Salons Internationaux pour Enfants Printemps/Eté 2017, contenant les produits essentiels de la saison. Pour obtenir votre rapport gratuit, cliquez sur la bannière.

Concepts Clés pour le Babywear, Automne/Hiver 2018-19

Trendstop.com est l'un des principaux bureaux de tendances du monde pour les professionnels de la mode et de la création, réputé pour son analyse et ses prévisions de tendances perspicaces. Parmi ses clients on retrouve H&M, Primark, Forever21, Zalando, Geox, Evisu, Hugo Boss, L'Oréal et MTV.

Photos : courtoisie de Trendstop: Zero 2 Three, Primal Speech by Liz Magic Laser 2016, Bla Bla Bla, Peachyboo, Wolf & Rita, Monkind, Plum Print Photography, Lieblinge, Sandra Apperloo, Automne/Hiver 2017-18.

Les créations chics de Victoria Beckham arrivent dans les supermarchés

L'ancienne Spice Girls devenue créatrice de mode, Victoria Beckham, vend désormais sa très chic ligne de vêtements dans les supermarchés Target, à l'instar de plusieurs designers comme Versace pour H&M et Kate Moss pour Topshop, désireux d'élargir leur clientèle.

Ces portants de supermarchés sont très recherchées par les clients férus de mode mais dont leurs portefeuilles ne permettent pas de fréquenter les boutiques de luxe. "Normalement je ne fais pas de folie mais cette ligne est INCROYABLE!", s'est exclamé lundi un blogueur de New York sur Twitter.

La collection "VB x Target" (Victoria Beckham for Target) marque la première incursion de la créatrice de mode dans les rayons de supermarché, avec une collection pour femmes et enfants. C'est la première fois aussi que la Britannique crée une ligne pour enfants, inspirée par sa très élégante fille de 5 ans, Harper. "Je suis bouleversée par vos réponses", a réagi sur Twitter cette mère de 4 enfants, âgée de 42 ans, femme du célèbre footballeur David Beckham, au lancement de sa collection dimanche. "Merci pour votre patience et désolée pour les frustrations!"

Après sa campagne de promotion auprès de ses amis, actrices, mannequins et autres célébrités, beaucoup d'articles étaient déjà en rupture de stock sur son site internet mardi. Ses fans salivent devant les prix abordables --de 6 à 70 dollars et pour la plupart moins de 40 dollars-- qui contrastent nettement avec les robes à quatre chiffres ou les hauts à trois chiffres que la créatrice vend d'habitude en prêt-à-porter. Mais dans un magasin Target de Tribeca à Manhattan, un quartier huppé où beaucoup de clientes ont les moyens de s'offrir la ligne d'origine de Victoria Beckham, certaines émettent des doutes.

"Je suis une grande fan de Victoria Beckham. Mais pas de ça", confie Crystal, qui travaille dans la mode et ne veut pas donner son nom de famille, critiquant les tissus bon marché utilisés. "Je n'aime pas tout", ajoute son amie et collègue Madeleine, 29 ans, qui finit cependant par trouver une robe à son goût. "J'adore cet orange qu'elle utilise", affirme au contraire cette habitante de Tribeca qui a déjà chez elle certaines créations originales de Victoria Beckham. (AFP)

Photo: Victoria Beckham

Moreau Paris ouvre une nouvelle boutique à Paris

Moreau Paris ouvre une nouvelle boutique à Paris. A partir du 1er juin 2017, la marque s’installe au 49 rue du faubourg Saint Honoré, dans un espace de 100 mètres carrés. Elle présentera ainsi son tout nouveau concept de boutique.

« Paris, et la rue du faubourg Saint-Honoré, ont été un choix évident pour notre nouvelle boutique Moreau Paris », explique a expliqué Kazuyuki Yamagishi, président de Moreau Paris dans un communiqué. « Relancée en 2011, la maison historique française retourne à ses racines parisiennes, à deux pas de l’Elysée. Après les ouvertures de Tokyo, en avril 2016, et de San Francisco en mai prochain, c’est au tour de Paris, une des villes les plus engagées dans la préservation de son savoir-faire d’exception, d’ouvrir ses portes. » La marque ouvrira également une nouvelle boutique à Londres, d’ici la fin de l’année.

Moreau Paris ouvre une nouvelle boutique à Paris

Le concept de la boutique parisienne, réalisé par l’architecte d’intérieur Jeff Van Dyck, vient reprendre les éléments emblématiques de la maison. La boutique offrira également à ses clients un service de personnalisation avec embossage d’initiales, des motifs spécifiques à la demande ou encore des bandes de couleurs. Ils pourront choisir le cuir, la couleur ou chaque petit détail spécifique à la personnalisation de leur sac Moreau Paris.

La nouvelle boutique du faubourg proposera à ses clients l’ensemble des collections homme et femme de la maison, avec ses modèles les plus incontournables comme le Brégançon, le Vincennes, ou encore le fameux Miromesnil, ainsi que des modèles de sac à dos et des accessoires pour ordinateur et tablette, ainsi que de la petite maroquinerie. Pour l’Automne-Hiver 2017, une toute nouvelle ligne de sacs en jacquard sera lancée reprenant le savoir-faire traditionnel des malles Diligences de Moreau Paris.

Créée en 1882, la Maison Rovnoff fait renaître la maison emblématique en 2011, en lançant une nouvelle collection sous le nom de Moreau Paris, avec le nouveau directeur artistique, Fedor Georges Savchenko.

Photo : Moreau Paris

Karl Lagerfeld réalise une collection avec Vilebrequin

La marque de maillot de bain française Vilebrequin va sortir une collection capsule imaginée par Karl Lagerfeld.

La collection 2017, en édition limitée de huit articles, comprend des maillots de bain pour hommes et femmes, des vêtements et des accessoires de plage, comme des shorts de bain, un polo, une robe tunique, un bikini, une serviette de plage et un pochette.

Inspirée par la fameuse Riviera française, la collection se concentre autour d'une teinte bleue vibrante, tranchée par des touches de blanc et de noir. L'offre masculine comprend un polo et deux styles de shorts de bain, l'un équipé d'une ceinture plate et l'autre inspiré des silhouettes classiques des années 70. L'offre féminine comporte un bikini, une tunique et un short de bain. La collection est complétée par une serviette de plage et une pochette à fermeture à glissière.

La collection sera disponible à partir de mai, avec des prix allant de 60 à 210 euros. Elle sera disponible auprès de certains magasins Karl Lagerfeld et Karl.com, ainsi que des magasins Vilebrequin et vilebrequin.com.

La marque de vêtements de plage Vilebrequin a été fondée à Saint-Tropez en 1971 et maintenant détenue par le groupe américain G-III Apparel. À l'origine, la marque ne visait que les hommes, mais en 2013, elle a ajouté une ligne pour femmes à son arc.

Cette collaboration est la dernière en date pour Karl Lagerfeld, la marque éponyme du créateur, qui comprend le prêt-à-porter pour hommes et femmes, les vêtements pour enfants, sacs et petits articles en cuir. Elle a récemment annoncé un partenariat avec Swarovski et une collection capsule avec Steven Wilson.

Photo : Vilebrequin / Karl Lagerfeld

Jeff Koons lance une collection de sacs à main avec Vuitton

L'artiste américain Jeff Koons et la marque de luxe Louis Vuitton (LVMH) vont lancer fin avril une collection de sacs imprimés de cinq tableaux de grands maîtres, dont la célèbre Joconde de Léonard de Vinci, ont-ils annoncé au Figaro mardi.

"J'aime essayer toutes les possibilités créatives de l'art. Il y a, à mon avis, une différence entre design et art. L'art a un sens, un but qui le sous-tend depuis l'origine même du concept", explique au Figaro l'artiste, qui a déjà collaboré avec LVMH sur un coffret pour la marque de champagne Dom Pérignon.

Jeff Koons lance une collection de sacs à main avec Vuitton

Les imprimés choisis sont issus de la série "Gazing Ball" de Jeff Koons, présentée à New York fin 2015 où l'on voit des tableaux classiques agrandis comme une affiche avec une boule de verre bleue placée devant. "Dans ma série Gazing Ball, la sphère bleue est à l'image de l'univers, un symbole de générosité qui reflète tout à 360° et vous dit où vous êtes dans l'espace et dans le temps. Je ne l'ai pas utilisée sur les sacs car le Monogram scintillant et les lettres éclatantes du nom des peintres suffisaient à établir cette connexion avec l'extérieur", explique Jeff Koons.

Sur les sacs à main, sacs à dos et la petite maroquinerie de la collection apparaîtront, outre "La Joconde", "La chasse au tigre" de Rubens, "La Gimblette" de Fragonard , "Champ de blé avec cyprès" de Van Gogh et "Mars, Vénus et Cupidon" du Titien.

Jeff Koons lance une collection de sacs à main avec Vuitton

La collection sera présentée mardi soir au Louvre pour une commercialisation prévue le 28 avril dans les 450 boutiques du réseau Louis Vuitton. A l'intérieur de chaque sac se trouvent une biographie et un portrait des deux artistes ainsi que la mention du musée où l'oeuvre est exposée. Les cinq musées ont donné leur autorisation pour les reproductions et toucheront des royalties, précise le Figaro.

Jeff Koons lance une collection de sacs à main avec Vuitton

Jeff Koons a également redessiné les fleurs, les étoiles et les initiales du fameux monogramme qui sertit les sacs à main emblématiques de la marque. Ces sacs seront vendus plus chers que les modèles classiques (2.100 euros pour un Speedy contre 760 euros pour la version en toile Monogram, selon Le Figaro). Les équipes du malletier se sont rapprochées de Jeff Koons il y a deux ans et demi. "Certes, son travail suscite le débat...surtout en France. Mais quand il expose à Beaubourg en 2015, il crève tous les records", explique au Figaro le PDG Michael Burke. (AFP)

Foto: Louis Vuitton Website