Chantier de la Samaritaine stoppé: LVMH va saisir le Conseil d'Etat

Le groupe de luxe français LVMH, propriétaire de la Samaritaine, a annoncé son intention de saisir le Conseil d'Etat après la décision de la Cour administrative d'appel de Paris d'arrêter de nouveau le chantier de rénovation du célèbre grand magasin lundi. Le chantier, qui avait brièvement repris depuis mi-octobre, sera de nouveau interrompu et prendra "autant de mois de retard" qu'il en faudra au conseil d'Etat pour trancher, a expliqué un porte-parole de LVMH, ajoutant que le groupe de luxe et la mairie de Paris envisagent de demander un sursis à exécution qui permettrait au chantier de continuer. La ville de Paris, qui défend le projet porté par LVMH, a également fait part de son intention de se pourvoir en cassation devant le Conseil d'Etat.

La décision est tombée, le chantier est stoppé

La Samaritaine fait l'objet depuis des mois d'un bras de fer entre LVMH et deux associations de défense du patrimoine, la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France (SPPEF) et SOS Paris, qui s'inquiètent de la transformation du bâtiment et du respect des règles d'urbanisme. Dans son dernier arrêt, la Cour administrative d'appel a considéré que l'architecture extérieure du nouveau bâtiment prévu dans le projet "ne répond pas à l'obligation d'insertion de la construction projetée dans le tissu urbain environnant", selon les dispositions du plan local d'urbanisme de Paris.

Selon une source proche du dossier, LVMH portera pourtant devant le Conseil d'Etat un projet rigoureusement identique au projet actuel. Celui-ci prévoit ainsi pour le nouvel édifice un habillage de verre transparent, doté d'ondulations verticales de taille variable et sur lequel figurent des points blancs dont la densité va croissante de bas en haut. Pour la cour, qui avait examiné cette affaire en formation plénière (réservée aux cas exceptionnels), "il ne ressort pas des pièces du dossier que ces ondulations puissent être regardées comme reproduisant le rythme des façades avoisinantes de la rue de Rivoli".

La décision fait figure de coup de théâtre. En effet, le 16 octobre, la Cour avait accepté de suspendre les effets du jugement du Tribunal administratif dans l'attente de l'examen au fond et autorisé de fait la reprise du chantier. (AFP)

 

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