Défilés hommes à Paris: pantalon taille haute et ambiance seventies

Formes amples et références aux années 1970 ont marqué les défilés Lanvin et Paul Smith, dimanche au dernier jour de la semaine de la mode masculine à Paris. Dans le décor de l'Ecole des Beaux-Arts à Paris, Lanvin a proposé des pantalons larges à taille haute, des pulls à torsades rentrés sous la ceinture, des vestes de costumes croisés.

Les chemises s'accompagnent de sous-pulls. Les pièces se superposent: un blouson en serpent se porte sur une veste de costume Prince de Galles. Un pardessus recouvre une longue veste en cuir, qui elle-même s'additionne à trois couches de vêtements.

Les formes sont amples, la palette dominée par le gris. Les dernières silhouettes, noires, sont accessoirisées par des épingles, une allure sombre contrastant singulièrement avec la chanson "Happy House" qui les accompagne. "Le métal (des épingles) était important, ce côté dur. Nous vivons dans une époque difficile, ça oblige le designer à se poser des questions sur son travail", a commenté le directeur artistique pour la ligne masculine de Lanvin, Lucas Ossendrijver. "Quand on regarde à Paris, il y a tellement de militaires en ce moment, ça a un côté surréaliste", ajoute-t-il en référence aux mesures de sécurité renforcées dans la capitale française après des attentats début janvier.

Pour son prêt-à-porter masculin, Paul Smith prolonge l'hommage au Bauhaus, mouvement majeur et avant-gardiste du design dès le début du XXe siècle, que le styliste britannique a enclenché avec sa dernière collection féminine. L'homme Paul Smith de l'automne et de l'hiver prochain s'enveloppera dans de longs manteaux aux motifs géométriques dans un patchwork chromatique célébrant la terre, du gris au marron. Des manteaux doudounes qui s'étirent presque jusqu'au sol, des pardessus de laine, parfois dépourvus de cols, et le retour du manteau de fourrure, long et large, complèteront la garde-robe de monsieur.

Des dessins géométriques dont le triangle, emblème de la collection, s'invitent également sur les pulls passés sous la ceinture pour mettre la ligne en valeur. Comme chez d'autres créateurs, tous les pantalons se terminent sur des ourlets bien au-dessus de la chaussure. Le créateur britannique Paul Smith, 68 ans, a expliqué que cette collection revisitait son rapport "à la musique et à l'époque hippie". (AFP)

 

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