Dernier jour de défilés pour la Fashion Week de Milan: l'homme se fait multiple

L'homme est multiple, à la fois un surfeur-skateur au corps entièrement tatoué et ce promeneur nonchalant et élégant en terrasse à Capri: tel est le message adressé mardi par Dsquared et Giorgio Armani, au dernier jour des défilés de prêt-à-porter masculin à Milan.

Surfeurs fashion chez Dean et Dan Caten

Pour les jumeaux canadiens Dean et Dan Caten, dont le défilé est à chaque fois un moment fort de la fashion week milanaise tellement ils ont à coeur de surprendre leurs clients, la mode est à chercher du côté des surfeurs, des alpinistes, bref des sportifs de l'extrême, toujours en quête de "la" vague ou du spot à escalader.

D'où des mannequins vêtus de combinaisons en stretch intégralement couvertes de tatouages, qui portent par dessus des débardeurs en coton blanc et des bermudas en cuir extra-larges. Sur la tête, de drôles de couvre-chefs, moitié hauts de forme, moitié bonnets des Péruviens des hauts plateaux, dont les ponchos habillent quelques uns des modèles, à la peau ultra bronzée. Le jean est baggy, et aux pieds, de grosses chaussures de trekking, dont les lacets fluo sont des cordes d'escalades, que l'on retrouve aussi accrochées à de gros sacs à dos d'alpinistes. La combinaison de surf en néoprène est destructurée et au cou, plusieurs colliers ethniques ajoutent à ce côté cool chic, idéal pour la clientèle jeune et sportive de la marque: une réussite !

L'homme serein d'Arlani

Rien de tout cela chez Armani: pas de tatouages, pas de sneakers aux pieds, ni d'inspiration ethnique, mais une autre vision de l'homme. Non, pour le styliste milanais, qui fête cette année ses 40 ans de création, l'homme Armani dégage une sérénité de tous les instants, promène sa silhouette "soft, quasi liquide", partout et en toutes circonstances, sans que rien ne vienne l'effleurer.

Dernier jour de défilés pour la Fashion Week de Milan: l'homme se fait multiple

"Donnez-moi de la matière et avec ça, je créerai un monde", disait Emmanuel Kant, cité par le beau Giorgio. De cette phrase, l'univers Armani découle: "une vision esthétique précise, l'expression claire et concise d'une pensée qui met au centre l'individualité et la création d'un style décisif". Au son du "Clandestino" de Manu Chao mais chanté par une voix féminine, du "Milano" de Lucio Dalla ou du dernier tube italien à la mode, et devant l'acteur américain Robert de Niro, guest star du défilé, les mannequins de chez Armani marchent lentement, lunettes de soleil à la main, vers un monde de "liberté".

Ils portent des costumes parfaitement coupés, légers, aux couleurs pastel - avec une majorité de tons de gris, mais également du rose pâle, du lavande et du bleu marine -, en matières fluides et confortables, dont les pantalons sont là encore, comme lors du défilé de la marque "jeune" Emporio Armani, à pinces, larges aux cuisses et resserrés aux chevilles, que l'on entr'aperçoit. Puis des bermudas un peu amples, ceinturés à la taille, des sarouels chics, des pulls à même la peau, des marinières revisitées, des cardigans fins et des chaussures en croco. Du beau, de l'élégance, de l'intemporel, bref de l'Armani pur jus. La mode hommes a désormais rendez-vous à Paris, où les défilés de prêt-à-porter masculin débutent dès mercredi matin. (AFP)

 

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