Dix artisans de maisons de luxe décorés par Franck Riester

Paris - Dix artisans de maisons de luxe, comme Berluti, Hermès ou Christofle, ont reçu mardi les insignes de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres, alors que le secteur cherche à attirer de jeunes recrues pour certains de ses métiers.

Lors de la cérémonie, le ministre de la Culture Franck Riester a « salué l'inestimable contribution au rayonnement de la culture et du patrimoine français » de ces artisans « aux savoir-faire exceptionnels » - dont une cinquantaine au total ont été décorés par le ministère depuis 2006.

Pour la première fois, trois de ces artisans ne sont pas issus de maisons hexagonales mais ont été proposés par des entreprises européennes membres du Comité Colbert: cette instance, qui promeut le secteur du luxe, regroupe plus de 80 maisons françaises (Chanel, Cartier, Guerlain mais aussi l'Hôtel Ritz ou Château d'Yquem) et six membres européens.

Ainsi, Charalambos Georgiopoulos, maître-joaillier et orfèvre pour la maison grecque Zolotas, Akos Tamas, designer et artiste sur porcelaine pour le Hongrois Herend, et Tomas Lesser, maître-graveur sur verre pour le Tchèque Moser, ont été décorés mardi par M. Riester.

Ont également reçu les prestigieux insignes Anthony Delos, maître bottier chez Berluti ; François Demachy, parfumeur-créateur de Christian Dior ; Gérard Grenier, orfèvre-planeur chez Christofle ; Anne-Marie Legrand, costumière à l'Opéra national de Paris ; Christine Maquel, maroquinière et responsable du bureau d'études chez Hermès ; Angelo Musa, chef pâtissier de l'Hôtel Plaza Athénée ; Thi Thu Nguyen, maroquinière et modéliste prototypiste chez Louis Vuitton.

« L'idée est de valoriser ces métiers d'exception, dans lesquels on peut faire de belles carrières, se réaliser et devenir un "maître". L'objectif est aussi d'attirer de jeunes générations à nos métiers, d'autant que la plupart des personnes décorées sont dans la transmission et forment des jeunes », a résumé à l'AFP Guillaume de Seynes, président du Comité Colbert.

M. de Seynes, également président du comité stratégique de la filière Mode et Luxe, souligne que « dans l'ensemble du secteur, de la mode à la joaillerie en passant par la maroquinerie, il y a des besoins estimés à 10 000 (emplois) par an, pour les cinq prochaines années, il faut donc susciter les vocations  », indique-t-il. (AFP)

Photo : Berluti - AH20-21 Homme

 

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