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Paris Fashion Week : top cinq des présentations homme PE21

By Julia Garel

14 juil. 2020

Mode

Lemaire, la très élégante marque de prêt-à-porter pour homme et femme, a clôturé lundi soir la première Paris Fashion Week masculine en ligne. A l'inverse de la plupart de ses camarades, Lemaire a repris l’idée d’un défilé classique, filmant la marche dynamique des mannequins qui s'entrecroisent. Une chorégraphie poétique qui lui est propre.

Hormis cette dernière séquence, le calendrier parisien a enchaîné des vidéos au format assez éloigné d’un défilé classique. Les nouveautés n’ont pas été au goût de tous. Certains critiques ont été déçus par la forme des présentations, les jugeant parfois trop similaires à des campagnes commerciales ou regrettant de ne pas assez montrer le vêtement (Vanessa Friedman pour le The New York Times). D'autres, en revanche, ont apprécié l’élan créatif dont les marques et créateurs ont fait preuve pour présenter autrement leurs collections.

FashionUnited a sélectionné cinq présentations parmi les 67 marques inscrites au calendrier de la FHCM (à l’exception de JM Weston). Les critères ? Un vêtement facilement lisible, un format qui ne s'apparente pas à un contenu publicitaire, une certaine innovation et, plus suggestif, le frisson.

La plus surprenante : Hermès

Première à avoir ouvert le bal : Hermès. La vidéo a séduit par une mise en scène surprenante tout en collant à l’air du temps. La performance, filmée par le metteur en scène de théâtre Cyril Teste, a consisté en une mise en scène des backstages du tournage.

En savoir plus : Hermès crée une performance "Hors champs"

La plus accrocheuse : Y/Project

Ici, l’idée rejoint celle d’une vidéo tutorielle. Debout, dans un triptyque, trois mannequins se présentent vêtus avant d’être rejoints par des habilleurs chargés de modifier la tenue pour lui offrir un nouveau porté. La séquence se passe de son, tout est dans l’image, les gestes des habilleurs suffisent à capter l’attention.

La plus parisienne : Etudes

La marque parisienne Etudes, fondée en 2012 par le trio Jérémie Egry, Aurélien Arbet et José Lamali, a proposé une vidéo tout en plans séquences, la caméra déambulant dans les rues de la capitale. Le résultat est charmeur et fait sourire lorsque, au détour d’un coin de rue, les passants sont surpris par la caméra.

La plus virtuelle : Cool TM

Jeune label de luxe, Cool TM a proposé une vidéo à 360 degrés, offrant à l'œil l’embarras du choix. Le regard se balade dans les recoins d’un studio photo parisien : des mannequins attendent leur tour, d’autres posent, les techniciens et maquilleurs travaillent, les backstages s’offrent à nu. La marque ne s’est pas contentée de bien positionner sa caméra, la mise en scène est structurée et progresse vers une effervescence aux accents psychédéliques.

La plus poétique : J.M. Weston

Cette présentation n’était pas sur le calendrier de la fédération, sa force narrative, toutefois, mérite ici d’être évoquée. La vidéo s’ouvre sur un long texte écrit à la première personne, en français puis en anglais. L’auteur est Olivier Saillard, directeur artistique, image et culture de la maison J.M. Weston. Celui qui passa plusieurs années dans les bureaux du Musée de la Mode et du Textile des Arts Décoratifs, puis du Palais Galliera, raconte son parcours d’historien de la mode.

On retrouve dans ce projet en deux chapitres, intitulé « Marche ou Rêve », son talent de conteur. Après le texte, la première vidéo se poursuit par un slow motion en noir et blanc, la caméra pointée vers des pieds foulant le sable d’une plage, chaussés d’une paire de JM Weston.

Crédit : Hermès RAFFARD-ROUSSEL.