Fraude fiscale: l'héritière de Nina Ricci fait appel de sa lourde condamnation

Arlette Ricci, héritière de la maison de couture Nina Ricci, a fait appel de sa condamnation à de la prison ferme et un million d'euros d'amende pour fraude fiscale, a-t-on appris mercredi auprès de son avocat. "Nous avons fait appel", a indiqué Me Jean-Marc Fedida, défenseur de Mme Ricci, condamnée à trois ans de prison dont deux avec sursis, ainsi que de la fille de celle-ci, condamnée à huit mois avec sursis lors du même procès. L'avocat fiscaliste de l'héritière, Henri-Nicolas Fleurance, condamné à un an de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende, ainsi qu'à payer solidairement les amendes de Mme Ricci, a également fait appel de cette décision "qu'il considère comme injuste" a indiqué son avocat, Me Thierry Marembert.

Une condomnation lourde

Mme Ricci avait été repérée sur les célèbres "listes Falciani" recensant des comptes non déclarés de clients de la filiale suisse de la banque HSBC. Dans son jugement rendu mi-avril, le tribunal correctionnel de Paris avait estimé qu'elle avait fait preuve "pendant plus de 20 ans d'une volonté particulièrement déterminée" de cacher au fisc français les sommes sur des comptes en Suisse dont elle avait héritée de son père, estimant que "la gravité des faits porte une atteinte exceptionnelle à l'ordre public économique et au pacte républicain". Le tribunal avait par ailleurs ordonné la confiscation d'une maison à Paris et d'une propriété en Corse, estimées lors du procès à quatre millions d'euros, que Mme Ricci avait placé dans des sociétés civiles immobilières (SCI), selon le tribunal pour "organiser son insolvabilité". Un quatrième prévenu, ami de Mme Ricci, l'industriel Bertrand-Charles Leary, poursuivi pour complicité de fraude fiscale, avait été relaxé. (AFP)

 

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