L'élitisme, dernier rempart à la crise? Le célèbre sellier Hermès peut se féliciter d'avoir renoncé à la stratégie de démocratisation du luxe adoptée par la plupart de ses concurrents. Les ventes de ses mythiques sacs Kelly et Birkin, proposés à partir de 4 300 euros pièce, ont progressé de 14 % au dernier trimestre. « Il n'y a eu aucun ralentissement de la demande sur les sacs en cuir, se réjouit Patrick Thomas, le gérant d'Hermès. Celle-ci est toujours supérieure à l'offre. »

Grâce à cette performance, le groupe, qui avait révisé à la baisse ses objectifs en novembre, a mieux fini l'année que prévu. « L'activité particulièrement dynamique pendant la période de Noël », a permis d'atteindre une croissance de 1,7 % sur le dernier trimestre. Tous les autres groupes de luxe ont soit régressé soit stagné à cette période.

Sur l'ensemble de l'année, le chiffre d'affaires a atteint 1,764 milliard d'euros, en progression de 8,6 % à périmètre et taux de change comparables.

Le groupe se fixe pour objectif de « maintenir le chiffre d'affaires au moins au même niveau qu'en 2008 », malgré la difficulté d'établir des prévisions pour 2009 compte tenu des incertitudes liées à l'environnement économique.

 

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