Après un sérieux revers cette année, le luxe semble reprendre des couleurs.  La Compagnie financière Richemont a annoncé lundi dernier ses résultats pour le troisième trimestre, finissant le 31 décembre 2009. Ses ventes ont atteint la somme de 1,59 milliard d’euros contre 1,55 milliard un an plus tôt pendant la même période. Cette augmentation de 2 pour cent (7 pour cent si l’on ne compte pas les effets de change) a généralement battu les attentes les plus optimistes des analystes. Loin de la chute de 20 pour cent qui avait caractérisé le premier semestre.

Désormais, les observateurs parient sur une croissance substantielle du secteur du luxe en 2010. René Weber, chez Helvea, s’attend à une hausse de 4 pour cent du luxe (produits horlogers compris) pour l’année à venir. Une opinion soutenue par l’annonce récente de la chaîne de bijouteries américaine Tiffany & Co qui a annoncé que ses chiffres réalisés pendant la période de Noël avaient dépassé toutes ses attentes.

En présentant ses résultats du troisième trimestre, le groupe Richemont n’a pas manqué de souligner qu’il s’agissait d’une bonne nouvelle dans un «contexte économique généralement difficile». Si la crise fait encore sentir ses conséquences – notamment sur le chômage – la reprise, elle, est arrivée un peu plus tôt que prévu, en grande partie à la vigueur retrouvée du continent asiatique et de la Chine en particulier.

Une observation confirmée par les ventes de Richemont. Celles-ci ont été particulièrement soutenues dans cette région où le nombre des plus que millionnaires augmente avec une grande rapidité, de même que le goût de ces derniers pour les produits de luxe. Les ventes de Richemont y ont bondi de 25 pour cent au troisième trimestre alors que l’Europe reste en retrait avec une baisse de 4 pour cent , laquelle atteint 2 pour cent pour les Amériques.
Finalement, faut-il mentionner le recul inquiétant du Japon avec –12 pour cent ?

Ces – relatifs – bons chiffres n’empêcheront pas le groupe de probablement connaître un repli du chiffre d’affaires en 2009. Cela dit, il ne sera pas le seul. En outre, la crise pourrait bien lui avoir profité à certains égards. C’est en tout cas ce que suggère Thomas Chauvet, analyste pour le compte de Citigroup. A son avis, le groupe sortira renforcé de cette conjoncture difficile par rapport à une partie de sa concurrence.

Cette reprise, Richemont en fait peut-être l’expérience au quotidien alors que ses marques horlogères tiennent salon à Palexpo Genève dans le cadre du Salon international de la haute horlogerie (SIHH). A cette occasion, et selon toute évidence, les carnets de commandes devraient se remplir si l’on en croit là encore les résultats du troisième trimestre: les ventes de montres estampillées Richemont ont connu une croissance encourageante de 3 pour cent .

Foto: Richemont
 

 

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