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Comment les commerces parisiens ont évolués entre 2011 et 2014

By Herve Dewintre

13 mars 2015

Retail

L’agence parisienne d’urbanisme (Apur) a livré cette semaine sa dernière étude concernant l’évolution des commerces à Paris. Cette étude fait suite au nouveau recensement des commerces parisiens qui a été réalisé en avril 2014, à l’initiative de la Ville de Paris, de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris et de l’Apur. Tous les locaux en rez-de-chausée ayant une vitrine sur rue ont été répertoriés. Une équipe de 20 chercheurs a été mobilisée.

Premier constat chiffré : la densité commerciale reste très forte : 62 114 commerces et services commerciaux ont été dénombrés à Paris, soit une densité plus forte que celle du centre ville de Londres, s’il fallait dresser une comparaison. Deuxieme constat important : si le nombre global de commerces a augmenté, (+ 0,3 pour cent par an entre 2011 et 2014) : c’est une inversion de tendance par rapport à l’ enquête précédente portant sur la période 2007-2011 (période durant laquelle le nombre de commerce avait légèrement diminué -1,3 pour cent).

C’est surtout pour les commerces dédiés aux achats dits exceptionnels – magasins de vêtements, parfumeries, bijouteries, restaurants – que Paris se distingue à la fois de Londres, en terme de densité (que ce soit en nombre de magasins par habitants ou en surface commerciale), mais aussi des centres-villes de province.

Cette offre commerciale exceptionnelle dans le rapport du nombre de commerces par habitants (28 pour 1000 habitants) s’explique bien entendu par le rôle prééminent qu’occupe Paris dans les domaines économiques avec la venue de plus de 29 millions de touristes chaque année. Sans surprise, la densité commerciale est plus forte dans les arrondissements centraux (1er à 11e arrondissements). Les records de densité se situent dans le 9e arrondissement (7,7 commerces pour 100 metres de voie) et le 1ER arrondissement pour la densité de commerces par habitants (137 commerces pour 1000 habitants). A contrario, le 19e arrondissement est le moins dense (1,7 commerce pour 100 metres de voie et 12 commerces pour 1000 habitants).

Les commerces de gros ont quitté Paris .

Par contre le commerce de gros, localisé dans certains quartiers du centre de l'est de Paris, a diminué le nombre de ses magasins, y compris dans le quartier de Sedaine Popincourt où il augmentait jusqu'alors. -23 pour cent, c’est à dire 612 établissements de moins depuis la dernière enquête de 2011. Une partie de ces commerces s’est transformée en magasins de prêt-à-porter (121 magasins). Les autres baisses importantes concernent la librairie et la presse (un mouvement qui s’amplifier : 83 libraires en moins et -19 pour cent dans le secteur de la presse), les meubles et équipement du foyer (tissus, vaisselle, luminaire : -10 pour cent), les équipements de communications, les agences de voyages, les cybers cafés (-33 pour cent), les photocopies et sans surprise, les vidéoclubs (-68 pour cent) et la photographie (-13 pour cent, en baisse continue depuis douze ans). Les travaux de rénovations aussi sont en baisse constante que ce soit pour le batiment (électricien, peintre, plombier) que le dépannage, la réparation (serrures) : -7 pour cent soit 120 établissements de moins sur Paris.

Les hausses les plus importants se retrouvent plus précisément dans les activités suivantes : les opticiens (+18 pour cent, soit + 138 magasins) suivis des soins du corps ( 107 établissements supplémentaires), des cafés et restaurants (surtout de la restaurations rapides, qu’elle soit debout ou assise, mais aussi pour la cuisine venue d’ailleurs ; en tout : +474 établissements), l’alimentation traditionnelle spécialisée (surtout les cavistes, les chocolatiers, les torréfacteurs, les produits surgelés et les produits bios : + 156 établissements en plus pour l’ensemble de ce secteur qui répond à une attente de qualité de la part de la clientèle parisienne) et enfin les superettes (37 établissements en plus). Le prêt à porter, qui connaît une forte rotation des boutiques (32 pour cent entre 2011 et 2014) reste globalement stable en matière d’effectif des magasins puisque le nombre de boutiques (4.944) a baissé d’à peine 1 pour cent.