L'enseigne de vêtements britannique New Look a annoncé mercredi qu'elle allait supprimer un millier d'emplois, nouvelle illustration des difficultés du commerce physique au Royaume-Uni.

L'annonce de cette enseigne de mode bon marché poursuit la série noire pour le secteur de la distribution dans le pays, qui a vu depuis la semaine dernière se multiplier des plans de fermetures de magasins, des vendeurs de jouets Toys 'R' Us aux détaillants de produits électroniques Maplin. New Look, qui compte 906 magasins de vêtements dans le monde entier dont les deux tiers au Royaume-Uni, a annoncé qu'elle voulait fermer 10% de ses magasins britanniques, 60 au total, impliquant la suppression de 980 emplois sur les 15.300 du Royaume-Uni. Le groupe va présenter le 21 mars à ses créanciers ce plan de restructuration, assorti de propositions de réductions de loyers pour près de 400 magasins supplémentaires.

"La conjoncture pour le secteur de la distribution reste extrêmement difficile, du fait d'une confiance réduite des consommateurs, des implications du Brexit et de la concurrence des acteurs en ligne", a expliqué dans un communiqué Daniel Butters, du cabinet Deloitte, associé à la restructuration. Le 28 février, la filiale britannique du géant américain du jouet Toys 'R' S a été mise en liquidation, menaçant 3.200 emplois, tandis que le distributeur de produits électronique Maplin était placé en redressement judiciaire, avec 2.300 employés menacés. Le lendemain, le distributeur de moquettes et revêtements de sols Carpetright disait "étudier différentes options pour redresser son activité et renforcer son bilan", une annonce interprétée par des analystes comme un signe avant-coureur d'une volonté de fermer des magasins. Le groupe emploie 3.000 salariés, principalement au Royaume-Uni. (AFP)