Hermès va installer deux nouvelles maroquineries en France

La demande pour les sacs mythiques d’Hermès ne faiblit pas. Rien qu’au premier semestre, les ventes du pôle maroquinerie de la marque de luxe française ont bondi de 12 pour cent. L’année dernière, ses ventes avaient déjà augmenté de 14 pour cent. Le site de vente d’objets de luxe d’occasion Collector Square s’est même amusé à effectuer un comparatif qui ne manque pas de sel car il nous apprend que la valeur d’un sac Kelly progresse plus surement au cours du temps d’une action du CAC 40.

Le secret de ce succès - qui n’est pas un effet de mode ni un feu de paille - réside très probablement dans la volonté farouche du groupe familial à mettre en avant le made in France. Hors, l’artisanat d’exception demande du temps. Du temps et bien sur, des artisans qualifiés. Il faut 18 mois pour former les nouveaux artisans à la fabrication du Kelly. C’est la raison pour laquelle les passionnées acceptent sans trop rechigner la nécessité d’une longue attente à chaque commande d’un sac en cuir signé Hermès, graal suprême de toutes femmes élégantes qui se respectent.

500 nouveaux emplois en France

Si ces files d’attentes, acceptées de bonne grâce par la clientèle, exaltent le prestige de la marque, celle-ci cherche cependant, pour des raisons de bon sens, à trouver des solutions pour renforcer ses capacités de production. Pas question de fabriquer ailleurs qu’en France. Cinq maroquineries ont récemment été inaugurées : en juin 2014 à Montbron (Charente) et Les Abrets (Isère); en avril 2016 à Héricourt (Franche-Comté), et enfin, en juin dernier, à Val-de-Reuil (Eure) et Saint-Junien (Haute-Vienne).

Le groupe possède désormais 15 maroquineries, toutes situées en France et employant au total 3136 artisans. Une seizième doit être inaugurée prochainement à L’Allan en Franche-Comté, Ces efforts considérables ne sont pas suffisants visiblement puisque la marque a annoncé ce lundi 30 octobre la construction à l’horizon 2020 de deux nouvelles maroquineries, en France bien évidemment. La première sera située près de Bordeaux, à Saint-Vincent-de-Paul ; l'autre à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) où le groupe est présent depuis 1996 à la suite de l’acquisition des tanneries Gordon Choisy. À terme, « ces deux établissements emploieront chacun 250 artisans selliers-maroquiniers formés aux savoir-faire d'excellence de la maison», assure le groupe. Une marque de confiance pour l’avenir. Le groupe a franchi pour la première fois en 2016 le cap du milliard d’euros de bénéfice net avec des ventes record à 5,2 milliards d’euros.

Crédit photo : Hermes.com,dr

 

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