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Les soldes de moins en moins attractifs ?

76 pour cent des commerces sont insatisfaits des soldes selon la FNH, Alors que ceux d’hiver débuteront le 10 janvier prochain, Bercy pourrait annoncer prochainement des réformes.

Depuis quelques années, les soldes sont en souffrance. Ventes privées tout au long de l’année, promotions avant les fêtes, Black Friday mais aussi sites de déstockages, les consommateurs, dont le pouvoir d’achat est en berne, ont vu leurs habitudes shopping évoluer. Résultat, les soldes ne font plus autant recette qu’avant.

Un rendez-vous moins suivi

Ainsi, selon une étude YouGov/Ma Reduc, le nombre de Français profitant de cet événement diminue chaque année (61 pour cent pour les soldes d’hiver 2016, 57 pour cent pour 2017 et 54 cent annoncés cette année). A noter, pour l’hiver 2018, les hommes seraient tout aussi nombreux que les femmes à vouloir faire les soldes : 54 pour cent des hommes (+1 point) et 54 pour cent des femmes (-7 points).

Idem pour le sondage Ifop Spartoo, publié le 9 janvier dernier, qui estime que 19 pour cent des Français devraient renoncer aux soldes cette année. Un chiffre à mettre en parallèle avec un budget en baisse : 197 euros de panier moyen soit 30 euros de moins que l’hiver passé, tandis que 50 pour cent des Français déclarent ne pas encore avoir déterminé l’enveloppe qu’ils consacreront à ces soldes.

Quelles améliorations ?

Malgré cette perte de vitesse, ils restent plébiscités par plus d’un Français sur deux qui en font encore un rendez-vous incontournable pour faire des affaires.

Cette année, les soldes d’hiver se font de plus en plus tardifs. Ils débuteront le 10 janvier et s’étaleront sur cinq semaines, jusqu'au mardi 20 février. « Trop longs », « organisation insatisfaisante », dénoncent les professionnels qui réclament depuis longtemps une concertation annoncée l’été dernier par Bruno Lemaire, Ministre de l'Économie et des Finances. Du côté des consommateurs ont attend surtout des rabais plus importants dès les premiers jours à l’image d’autres grandes capitales comme Londres où les soldes sont synonymes de vraies affaires dès le premier jour. A Bercy, on parle « d’évolution sans révolution » face à un marché du textile qui reste très fragile. Ainsi, selon l’IFM la consommation en textile et habillement aurait terminé l'année 2017 sur une timide progression de 0,2 pour cent, tandis que 2018 devrait connaître une hausse de 0,4 pour cent.

"45 pour cent des Français interrogés considèrent qu'Internet sera le lieu idéal pour réaliser les meilleures affaires", selon le sondage IFOP pour Spartoo.

Boutiques physiques contre Internet

En attendant, les boutiques jonglent avec des stocks difficiles à optimiser face à une météo devenue capricieuse et des clients qui vont de plus en plus sur le Net. Toujours selon l'étude YouGov/Ma Reduc, « le match entre l’achat sur Internet et l’achat en magasin semble n’avoir jamais été aussi serré. » En effet, si les Français comptant faire les soldes cette année semblent privilégier l’achat en magasin pour la « mode et accessoires » (57pour cent vs. 23 pour cent sur Internet) ou les « chaussures » (61 pour cent vs. 17 pour cent sur Internet) ; ils privilégient déjà le Net pour les produits High Tech (24 pour cent vs. 23 pour cent en magasin) ou encore les biens culturels (24 pour cent vs. 23 pour cent en magasin).

Moins modéré, le sondage réalisé par l'Ifop pour le site de vente de chaussures Spartoo, indique que les intentions d'achats sur Internet des Français ont augmenté de trois points en trois ans. Pour l'institut, « 45 pour cent des Français interrogés considèrent qu'internet sera le lieu idéal pour réaliser les meilleures affaires », devant les centres commerciaux (23 pour cent), les boutiques de centre-ville (14 pour cent), les grands magasins (12 pour cent) et les supermarchés (6 pour cent). Résultat des courses fin février !

Photo : Ministère de l'économie