Pour la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin : "la durée des soldes tue le commerce"

Trop tôt, trop long ! Voici en substance, le message clamé aujourd’hui par Daniel Wertel. Le président de la Fédération du Prêt à Porter Féminin s’interroge dans un communiqué sur le bien fondé des soldes, telles qu’elles sont proposées actuellement.

La date de lancement tout d’abord. Cette année, les soldes d’été 2015 commencent le 24 juin. Une date inappropriée d’après Daniel Wertel. « Beaucoup de commerces n’ont pas encore fini leur saison, tout particulièrement dans les zones les plus ensoleillées ».

Le fait que les soldes démarrent trop tôt dans la saison n’est pas le seul sujet d’inquiétude de la fédération. La durée des soldes (qui est passée de cinq à six semaines suite à la suppression des soldes flottants) est aussi mise en cause. « Les soldes se termineront le quatre août 2015 alors qu’il reste encore une semaine avant d’entrevoir un tassement des ventes des collections d’été. Pour la fédération, c’est une véritable « inadéquation entre la date des soldes et la durée commerciale des produits ».

« Notre projet est de nous attaquer aux soldes ».

La Fédération Française du Prêt à Porter Féminin rappelle dans ce communiqué qu’elle ne cesse de déplorer cette situation. « Notre projet est de nous attaquer aux soldes, clame Daniel Wertel. Notre avis est qu’ils se tiennent un mois trop tôt dans les saisons et qu’ils durent trop longtemps. Quatre semaines, cela serait amplement suffisant ».

La Fédération, par la voix de son président, souhaite que le Ministère de l’Economie reconsidère sa position à propos des soldes et organise une table ronde afin de poser les bases d’un calendrier commercial cohérent er porteur pour le commerce de l’habillement. Pour cela, elle rappelle que les marques ne vendent plus rien puisque les consommatrices attendent avant d’acheter : « Les soldes se faisant trop tôt, cela tue le commerce »

Parmi les chiffres marquants cités par le communiqué, on notera celui-ci : désormais, les soldes et promotions comptent pour 42,6 pour cent de l’ensemble du marché du prêt-à-porter féminin en valeur, contre 33,6 pour cent en 2010. De plus, 28 pour cent des femmes achètent désormais uniquement lorsque les vêtements sont soldés.

Or, il est « difficile, dans le cadre d’une activité commerciale, de ne vendre qu’à prix barrés ». Autrement dit, « Il n’y a pas de bons soldes, il n’y a que des mauvais soldeurs, conclut Daniel Wertel. Car, lorsque l’on vend bien en soldes, c’est que la saison a été mauvaise ». Parue le même jour, une étude Ifop indique que 58 pour cent des sondés envisagent de participer aux soldes d'été cette année, contre 76 pour cent en janvier dernier, lors des soldes d'hiver.

 

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