Ruée vers le shopping : des files d’attente de plus d’une heure devant Zara

Deux attitudes très tranchées se manifestent en ce premier jour de déconfinement. D’un côté, celles et ceux qui souhaitent, puisqu’on les y autorise, consommer de nouveau et retrouver les boutiques préférées. Et de l’autre, celles et ceux qui sont consternées par ce besoin ardent de shopping dans des points de vente physiques. Une marque cristallise autour de son nom ces deux tendances. Il s’agit de Zara.

Un mètre de distance entre les clients

Lundi 11 mai, premier jour de réouverture des commerces ( à l’exception des restaurants et des cafés) après plus de 50 jours de confinement, les réseaux sociaux sont pris d’assaut par des photos et des vidéos de files d’attente impressionnantes qui s’allongent devant les boutiques de la célèbre enseigne espagnole de fast fashion. Ces files d’attente ne sont pas un phénomène isolé : elles s’étirent un peu partout en France – Paris, Aix, Dijon, Bordeaux, Lyon, Villeneuve d’Ascq - mais aussi en Belgique.

Toute la journée, l’enseigne espagnole a figuré en tête des trending topics, ces sujets les plus discutés sur le réseau social twitter. Les commentaires sont très majoritaires négatifs, parfois même farouchement hostiles. Tous dénonçaient, sur un ton ironique ou agressif, la dangerosité de ces rassemblements. Ces commentaires étaient assortis de vidéos montrant l’étendue des files d’attentes qui, des 9 heures du matin rue de Rivoli à Paris ou rue Sainte Catherine à Bordeaux, malgré une météo peu clémente, ont constellé les devantures de l’enseigne.

Certains commentateurs, bravant le consensus des critiques, faisaient tout de même observer que les files d’attentes étaient certes impressionnantes mais qu’il fallait y voir, non pas simplement la manifestation d’une fièvre acheteuse irrationnelle et dangereuse, mais aussi la conséquence de mesures sanitaires qui imposent un mètre de distance entre les clients. D’autres plus rare encore, saluaient au contraire cette fièvre acheteuse, indiquant que la prospérité des entreprises, qui contribuent largement au financement des services publics par le biais de l’impôt, était vitale pour la société.

Crédit : Samuel Boivin / NurPhoto / NurPhoto via AFP

 

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