Les investisseurs boursiers délaissent LVMH

C’est bien connu, le luxe ne connait pas la crise en temps de crise : il suffit de se pencher sur les performances boursières des grands acteurs du secteur pour s’en convaincre. Depuis début janvier 2013, l’action Richemont (Cartier, Chloé, Lancel, Montblanc,

Piaget, Jaeger- LeCoultre, Alaia, Van Cleef & Arpels ou encore Net-a-porter) a augmenté de 21,3 pour cent en profitant de sa forte exposition au secteur de la joaillerie, considéré comme très porteur par rapport à une maroquinerie particulièrement encombrée, l’action Hermès a progressé de 11,4 pour cent, celle de Swatch 24,7 pour cent et Burberry 18,3 pour cent.

Même leLes investisseurs boursiers délaissent LVMH groupe Kering qu’on disait impacté par le coup d’arrêt de Gucci a réussi à augmenter de 8 pour cent grâce notamment à Bottega Veneta et Saint Laurent. Quant aux nouveaux venus de la Bourse italienne comme le chausseur Ferragamo ou le spécialiste du cachemire Brunello Cucinelli, ils décollent respectivement de 67,8 et de 90,5 pour cent.


LVMH : plus mauvaise performance du luxe sur les marchés d'actions européens,

Un bémol, et non des moindres, dans ce concert de bonnes performances : le groupe LVMH accuse une baisse de 6 pour cent depuis janvier. Soit la plus mauvaise performance du luxe sur les marchés d'actions européens. Une baisse que les analystes expliquent en pointant du doigt Louis Vuitton. Le célèbre malletier, fleuron du groupe, est perçu désormais, malgré ses 7,5 milliards d'euros de chiffre d’affaires, comme une marque peu exclusive, souffrant d’un problème de taille, et offrant peu de perspectives de croissance et de rentabilité.

"Le statut boursier de LVMH a changé. Les investisseurs préfèrent opter pour des groupes à forte croissance comme Richemont ou des acteurs plus petits et plus agiles", commente Antoine Belge, analyste de HSBC qui estime que pour Louis Vuitton, l'année 2014 risque fort de ressembler à 2013, « tout du moins au premier semestre ». La marque star de LVMH a pris le taureau par les cornes en décidant de se repositionner sur les sacs en cuir (les sacs en toile monogrammée comptent encore pour les deux tiers de ses ventes) et en changeant de directeur artistique mais la montée en puissance est plus lente que prévue.
 

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