Le comité central d’entreprise du Printemps n’en

démords pas : les modalités de la cession du groupe Le Printemps aux qataris ne sont pas claires. L’identité de l’acheteur n’a pas été correctement détaillée non plus, de même que les intentions de ce nouveau propriétaire. Aussi, bien qu’il ait été débouté le 8 aout dernier par la justice (en l’occurrence par la Tribunal de Grande Instance de Paris) de sa demande de reprise de consultation des salariés sur la cession du groupe, le comité central d’entreprise (CCE) a décidé de faire appel ce mardi 21 aout, selon des sources syndicales citées par l'AFP.

"Nous estimons que le jugement du tribunal de grande instance (TGI) de Paris est extrêmement surprenant, mais cette décision est susceptible d'être remise en cause par un jugement sur le fond rendu par un tribunal", a affirmé à l'AFP Bernard Demarcq, porte-parole de l'intersyndicale.

La direction du groupe de grands magasins avait annoncé au début du mois la validation par le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris la vente du groupe Printemps à Divine Investments, quelque jours après le feu vert de l'autorité de la concurrence française. Avec cette assignation en référé, les syndicats du groupe espéraient la reprise de la procédure de consultation des salariés, et donc une suspension de la cession du groupe. Avant de lancer cette procédure devant le tribunal de grande instance, ils avaient également saisi le procureur de la République fin mai. Le parquet de Paris a d'ailleurs ouvert une enquête préliminaire le 28 juin dernier à ce sujet. L'enquête a été confiée à la brigade financière. Les syndicats craignent notamment des suppressions d'emploi, en particulier sur la centrale d'achat du Printemps, qui emploie environ 350 personnes.
 

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