La haute horlogerie s’expose aux Galeries Lafayette Haussmann

Malgré la crise qui la secoue (franc Suisse fort, politique chinoise anti-corruption qui stigmatise les propriétaires de montres luxeuses, concurrence des nouvelles technologies) le monde de l’horlogerie d’exception, c’est à dire pour l’essentiel, l’horlogerie suisse, refuse de succomber à la morosité et préfère communiquer sur ses atouts. Ils sont nombreux: que ce soit au niveau du savoir-faire (manufacturier, technologique, métiers d’art) et de l’aura. L’art horloger, en conjuguant savamment patrimoine et innovation conserve un attrait puissant pour les élites mondiales.

Quant aux crises, l’horlogerie suisse en a vu d’autres : on parlait déjà de crises lors de la première révolution industrielle au milieu du XIXème siècle, durant la Grande Dépression en 1929, dans les années 70 lors de l’introduction des montres à quartz, mais l’horlogerie mécanique a toujours tenu bon à force de vouloir attendre coute que coute l’excellence dans tous les domaines. Ce flegme s’explique peut etre par le fait que l’horlogerie suisse elle-même est née d’une crise majeure.

Rappelons en effet que la Suisse est devenue la terre de prédilection des manufactures suite à la désastreuse décision de Louis XIV de révoquer l’édit de Nantes. Une révocation qui dépeupla la France du quart de ses habitants et fit perdre au pays d’innombrables talents bientôt récupérés par les nations voisines. Pourchassés en France, les protestants se sont alors réfugiés en nombre dans l’arc jurassien ont mis à profit leur compétence dans l’horlogerie, leur ardeur à l’ouvrage, leur esprit de sérieux au profit d’une industrie alors naissance et qui n’a, encore aujourd’hui pas de compétiteur sérieux dans le monde entier dans le domaine de l’excellence.

La Fondation de la Haute Horlogerie accompagne la quasi totalite des maisons prestigieuses suisse. Parmi celles ci, brillent avec éclat les noms de Baume & Mercier, IWC, Jaeger Lecoultre, Montblanc, Panerai, Piaget, Roger Dubuis et Vacheron Constantin. C’est à la découverte des rouages de ces manufactures vénérables que les Galeries Lafayette, en association avec la FHH, invitent ses visiteurs au grand magasin du boulevard Haussmann du 2 au 22 octobre prochain.

« Une montre, une histoire »

Au programme, des ateliers d’horlogerie pour s’initier à l’univers de l’infiniment petit, un riche éventail de conférences animées par des spécialistes du secteur ainsi qu’une exposition de montre-bracelets historiques et de créations contemporaines de Maisons horlogères incontournables. L’exposition invite également à appréhender l’horlogerie de manière interactive grâce à la technologie de la réalité virtuelle. À travers trois aventures romanesques propices à remonter le temps, le visiteur se met dans la peau du pilote d’un avion Grumman F6F-5 Hellcat dans les années 1950, enfile la combinaison du mécanicien en chef d’un train à vapeur anglais ou devient le bras droit du capitaine d’un impressionnant trois-mâts. Trois expériences à vivre sans modération pour mieux comprendre l’utilité des complications mécaniques.

Crédit photo : Fondation de la Haute Horlogerie

 

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