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Longchamp se lance dans le matériel d'optique

Longchamp se diversifie dans le matériel d’optique. Après avoir construit sa réputation sur ses produits de maroquinerie et accessoires, la marque française prépare le lancement de sa première collection de lunettes de soleil créées par Marchon Eyewear.

L’accord de licence, signé la semaine dernière, permettra à Longchamp de présenter cette collection dans son nouveau magasin qui ouvrira ses portes ne septembre prochain sur la Cinquième Avenue à New York.

«Ils nous manquaient les lunettes dans nos collections », a expliqué Jean Cassegrain, directeur général de Longchamp, dans un communiqué. La collection de lunettes de soleil sera dessinée par la directrice artistique de la marque, Sophie Delafontaine.

Marchon responsable du développement et de la production de Longchamp Eyewear

Marchon se chargera du développement, de la production et de la distribution des collections de Longchamp Eyewear. Actuellement, la société américaine travaille sous licences avec Marni, Calvin Klein, Chloé, Etro et Salvatore Ferragamo.

L’été dernier, les ventes de Longchamp ont chuté, dû notamment aux attaques terroristes en France et à la baisse du tourisme.

Longchamp distribue ses produits dans 1 500 points de vente répartis dans 80 pays et opère directement dans plus de 300 magasins.

Photo : Longchamp Eyewear

Le CFDA a choisi les neuf créateurs pour son « Americans in Paris ». Le Conseil des designers de mode d'Amérique et le magazine Vogue ont nommé les designers pour leur 12ème édition, qui se rendra à Paris, afin de dévoiler leur collection Automne-Hiver 2017.

Laura Vassar Brock et Kristopher Brock de Brock Collection, gagnants 2016 du CVFF (CFDA/Vogue Fashion Fund); Adam Selman, vice-champion 2016 du CVFF; Stirling Barrett de Krewe; Beckett Fogg et Piotrek Panszczyk de Area; Chloe Gosselin; Ji Oh; Morgan Curtis de Morgan Lane; Maryam et Marjan Malakpour de NewbarK, et Laurence Chandler et Joshua Cooper de Rochambeau, finalistes du Woolmark Prize.

Le showroom, qui vise à exposer les designers émergents américains aux acheteurs et à la presse, lors de la Fashion week de Paris, sera situé au 29 rue du Faubourg Saint-Honoré - à l'intérieur d'une maison habité par Coco Chanel - du 4 au 6 mars 2017.

Hussein Chalayan quitte Paris

Hussein Chalayan déménage à Londres. Après 16 ans, le créateur, basé dans la capitale anglaise, a choisi d’y présenter ses collections de prêt-à-porter femmes, dès l'automne 2017.

Après son défilé, au Sadler's Wells Theatre, Hussein Chalayan a expliqué sa démarche. « Nous avons quitté Londres, car nous pensions que nous faisions un gros effort ... mais beaucoup de gens ne venaient pas à Londres, à cette époque. Et nous nous sommes dis que, pour les affaires, nous devions aller à Paris - et quand nous nous sommes déplacés à Paris, nos affaires ont considérablement augmenté », a-t-il affirmé. « Aujourd'hui, c'est différent. Vous devez vous rappeler que les réseaux sociaux, et tout cela, n'étaient pas aussi développés que maintenant - c'était une vie différente. »

Hussein Chalayan avait présenté sa première collection pour hommes, en janvier, lors de la London Fashion Week Men's. Et en 2015, le designer a fait ses débuts dans un magasin sur la rue Bourdon, à Mayfair.

La collection femmes Chalayan pourrait probablement revenir à Paris. Mais le créateur semble vouloir garder son défilé pour hommes à Londres.

Photo : Campagne Automne 2009 Chalayan

Couronnée à New York, Bella Hadid est le mannequin du moment

Impossible d'échapper au visage de Bella Hadid lors de la semaine de la mode à New York et aussi dans plusieurs campagnes publicitaires qui font de cette jeune femme d'origine palestinienne le mannequin du moment.

Entre le défilé événement de Tommy Hilfiger à Los Angeles et les podiums de la Fashion Week à New York, Bella Hadid, 20 ans à peine, est apparue onze fois en une semaine, loin devant tous les autres mannequins, y compris la star Kendall Jenner (six fois) et sa propre soeur Gigi (trois fois). Reine du prêt-à-porter, le modèle de 1,75 m est aussi très demandée en haute-couture et a défilé, en janvier, à Paris, pour Chanel, Givenchy et ouvert pour Alexandre Vauthier.

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Yeux bleu-vert, pommettes saillantes, cheveux bruns, port altier, peau cuivrée, Isabella Khair Hadid, de son nom complet, est également à l'affiche d'une multitude de campagnes publicitaires, des créateurs DKNY, Moschino, Fendi, Zadig & Voltaire et de l'horloger Tag Heuer. Avec sa soeur Gigi, qui compte près de 30 millions d'abonnés sur Instagram et lui a ouvert la voie, mais aussi Kendall Jenner (74 millions d'abonnés), Bella Hadid fait partie de cette nouvelle génération de mannequins dont la présence sur les réseaux démultiplie la notoriété.

Sa brève idylle avec le chanteur canadien The Weeknd, de son vrai nom Abel Tesfaye, a ainsi déchaîné les passions. Certaines marques "veulent profiter de leurs abonnés (sur les réseaux sociaux) pour atteindre leurs objectifs" commerciaux, souligne Jorge Ramos, directeur de la détection pour l'agence League International Model Management. "Plus un mannequin est populaire (...) plus les gens vont être incités à acheter la marque" qu'il représente, ajoute-t-il.

"Je ne peux pas dire que les réseaux sociaux ne m'ont pas aidée", reconnaissait Bella Hadid en juin dernier dans l'édition britannique du magazine Elle. Sollicitée par l'AFP par l'intermédiaire de son agent, la jeune femme n'a pas donné suite.

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Un côté 'rock'n roll'

Mais pour les observateurs, les raisons de son succès vont au-delà du phénomène réseaux sociaux. Bella Hadid se démarque. Son allure, d'abord, "semblable aux mannequins du passé", selon Jorge Ramos. "A l'époque, beaucoup d'entre elles avaient une morphologie en sablier", précise-t-il, même si ses mensurations proches de celles d'un mannequin type aujourd'hui (85-61-82) incitent à relativiser.

"Elle a quelque chose d'un peu alternatif, de rock'n'roll", considère Sophie Roche Conti, de l'agence Catherine Miran, qui gère les relations publiques de la marque française Zadig & Voltaire. "Ce n'est pas le choix évident. Elle se différencie, c'est ce qui la rend excitante". Bella Hadid ne s'est tournée complètement vers le mannequinat qu'à presque 18 ans, un âge assez avancé dans le milieu et compte tenu du fait que sa soeur lui avait montré le chemin.

Cavalière de bon niveau, elle doit son teint à son père, Mohamed Hadid, promoteur immobilier devenu millionnaire et incarnation du rêve américain. Palestinien né à Nazareth, il a rejoint les Etats-Unis après la création de l'Etat d'Israël, après un passage par la Syrie.

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Moitié palestinienne

Sa soeur s'est déjà déclarée "fière" d'être "moitié palestinienne". Son frère, Anwar, vient de débuter dans le mannequinat et est le porte-drapeau de la dernière campagne Zadig & Voltaire, au côté de Bella. Quant à sa mère, Yolanda Hadid, ancienne mannequin d'origine néerlandaise et séparée de son mari depuis 2000, elle a été l'une des principales protagonistes de l'émission de télé-réalité "The Real Housewives of Beverly Hills".

Au-delà de l'allure, "un mannequin devient celle que tout le monde veut parce qu'elle dégage une personnalité, une confiance en elle et un charisme", ce qui est le cas de Bella Hadid, observe Jorge Ramos. "Les mannequins ont de jolis visages, c'est un prérequis", dit-il. "Donc, il faut avoir une personnalité qui se démarque des autres." "Elle respire quelque chose d'autre", appuie Sophie Roche Conti, pour qui la jeune femme est l'incarnation du "cool", "un peu nonchalante, très +free spirit+" (esprit libre) mais aussi "drôle".

Elle assure que malgré le nombre des collaborations qu'elle accepte, "elle est enthousiaste", "fraîche" et "pas aigrie". "Je veux juste continuer à travailler", a expliqué mardi Bella Hadid au site Fashionista. "Continuer à avancer." (AFP)

Photo: Catwalkpictures

Les 20 premières Fashion weeks qui rapportent, que vous pouvez ne pas connaître

Le fait que la Fashion week de New York, qui devrait apporter un revenu total de 540 millions d'euros cette saison, génère plus d'argent que toutes les semaines de mode mondiales, n’est pas une surprise pour de nombreux initiés de la mode. Après tout, c'est la semaine de la mode qui lance le départ de la tournée internationale des quatre grandes semaines de la mode : New York, Londres, Milan et Paris.

Cependant, bien que la New York Fashion Week soit suivie par celle de Londres, tant en termes de programmation de défilés que de revenus totaux générés, Paris et Milan Fashion Week ne suivent pas. Même si ces semaines de la mode ont l'honneur d'accueillir des défilés de formidables maisons de mode de premier plan tels que Chanel, Fendi et Gucci - quand il s'agit de la quantité réelle générée par l'événement entier, ils tombent derrière d'autres semaines de la mode moins connue. En dehors des quatre grandes Fashion weeks, d'innombrables semaines mondiales de la mode ont lieu partout dans le monde, allant de villes comme Amsterdam à Berlin ou Copenhagen à Shanghai, Mumbai ou Tel Aviv.

Quelles Fashion weeks gagnent plus d'argent que Paris ou Milan Fashion Week ?

Chacune de ces Fashion weeks a son propre calendrier rempli de jeunes créateurs émergents et de plus établis, qui présentent leurs collections aux acheteurs et à la presse chaque saison. La seule différence principale entre ces semaines de mode et les quatre grandes est qu’elles ne parviennent pas à retenir l'attention des médias internationaux très longtemps. Mais ne confondez pas le manque de couverture médiatique internationale avec le manque de talent ou d'affaires réalisées, au cours de ces Fashion weeks, car selon les calculs de FashionUnited, un certain nombre de ces semaines de mode moins connues pour générer plus de revenus chaque saison que Paris ou Milan.

La Fashion week de Mercedes-Benz Madrid occupe le troisième rang des revenus générés par une semaine internationale de la mode, après la New York Fashion Week et la London Fashion Week. MBFW Madrid attire 55 033 visiteurs en moyenne par saison, générant un revenu total de 104,5 millions d'euros, ce qui est bien pour un pays qui n'a pas encore pleinement émergé de la récession. Le prochain événement Automne-Hiver 2017, qui se déroulera du 17 au 21 février, accueillera un total de 43 designers espagnols et internationaux qui présenteront leurs collections dans les délais prévus - moins que ses homologues de Milan ou de Paris. Pourtant, l'événement arrive toujours à générer plus de revenus. Pourquoi ? La Fashion week peut manquer de grands noms qui accueillent des défilés de plusieurs millions d'euros (comme Karl Lagerfeld…), mais ceux qui assistent à la MBFW Madrid le font pour toutes les bonnes raisons et pas seulement pour être photographié devant le Grand Palais à Paris. Donc, même si Paris peut encore être classé comme la capitale mondiale leader de la mode, selon le Global Language Monitor, quand il s'agit business, d'autres villes se partagent le gâteau.

Les 20 premières Fashion weeks qui rapportent, que vous pouvez ne pas connaître

Tokyo a longtemps été la capitale de la mode principale du Japon, voire de l'Asie, et sa Fashion week, sponsorisée par Amazon, est en croissance, au cours des dernières années. Mais il semble que la semaine de la mode Amazon Tokyo pourrait bientôt être surpassée par la semaine de la mode de Shanghai, qui n'a cessé d'augmenter sa visibilité mondiale, en tant que Fashion week en Chine. Actuellement AFW Tokyo devrait générer un revenu total de 93 millions d'euros, attirant 50 000 visiteurs. Mais la Fashion Week de Shanghai pourrait bientôt surpasser cela, car l'événement biannuel génère 90,5 millions d'euros de revenus. L'importance croissante de ces semaines de mode ne devrait pas être une grande surprise, car des pays comme la Chine, le Vietnam et l'Inde restent les plus grands centres de production de l'industrie.

Bien que ces pays n'aient pas encore atteint le plein potentiel de leurs talents de créateurs locaux, avec beaucoup d'entre eux choisissant d'étudier la mode à l'étranger dans une école de mode établie en Europe ou aux États-Unis, à l'avenir cela pourrait changer. Comme plus de marques de mode tournent leur attention vers le développement de collections pour les classes moyennes émergentes, en Chine et en Inde, les créateurs sont plus susceptibles de continuer à travailler sur leur marché intérieur et se tailler un nom pour eux-mêmes. Donc, même si un jeune designer chinois, défilant à Shanghai, peut ne pas avoir ses modèles photographiés sur la couverture de US Vogue, cela ne signifie pas qu'ils ne seront pas en mesure de réussir dans l'industrie de la mode ou de faire de l'argent.

Photo : via Pexels.com

Après seize ans d'absence, le créateur turco-britannique Hussein Chalayan a fait son grand retour samedi sur les podiums londoniens en envoûtant la Fashion Week avec des créations inspirées de la culture folk grecque au milieu d'une explosion de paillettes.

Le créateur, né il y a 46 ans à Chypre, est connu pour son style minimaliste, élégant et conceptuel qui a séduit des artistes comme la chanteuse Björk et fait l'objet d'expositions à travers le monde. Devenu directeur artistique des lignes prêt-à-porter et demi-couture de Vionnet, il était très attendu pour son grand retour à Londres.

Présentée au théâtre de Sadler's Well, sa collection automne-hiver 2017-2018 n'a pas dérogé à la ligne en présentant des chemises avec manteau intégré, comme noué à la taille, et des pantalons "en forme de carotte". Pour le final, les mannequins ont arraché des motifs géométriques incrustés sur le devant de leurs tenues et marquées de l'inscription "tirer pour ouvrir", pour déclencher une explosion de paillettes multicolores.

"J'ai voulu montrer un mélange de protestation et de célébration qui résume la dualité de la vie. Je voulais provoquer une explosion de kitsch, j'ai trouvé ça très beau", a expliqué le créateur à la presse en coulisses. Pour le reste, Hussein Chalayan s'est beaucoup influencé de la culture grecque, avec de longues robes en cachemire noir, évoquant vestales et paysannes.

Chalayan a commencé sa carrière à Londres où il a remporté à deux fois le titre de "designer britannique" de l'année, avant de partir pour Paris, considéré comme un passage obligé. "On avait le sentiment de travailler énormément mais pas grand-monde ne venait à nos shows. C'est lorsque nous avons bougé à Paris que nous avons réellement commencé à prendre de l'ampleur", a-t-il souligné.

Son retour aux sources cette semaine à Londres, où il retrouve des créateurs comme Burberry, Mulberry, Christopher Kane et J.W. Anderson, ravit ses admirateurs britanniques. Restera-t-il ? "Je ne sais pas encore. On verra", a-t-il répondu. (AFP)

Une pétition demande au BFC d'interdire la fourrure à la London Fashion Week

Alors que le coup d'envoi officiel de la Fashion week de Londres Automne-Hiver 2017-2018 a sonné, une nouvelle pétition a été lancée sur Change.org, appelant le British Fashion Council (BFC), qui accueille la LFW deux fois par an, pour interdire toute vraie fourrure au sein des défilés, pour de bon.

Plus de 53 333 personnes ont signé la pétition depuis son lancement en ligne sur Change.org, il y a 2 semaines. Lancé par Ed Winters, cofondateur de l'organisation des droits des animaux Surge, la pétition indique comment l'industrie de la fourrure est responsable de la mort d'un milliard de lapins et de 50 millions d'autres animaux, comme les renards, les visons, les chiens, les chats, les ratons laveurs, les chinchillas, les phoques et plus chaque année, selon l'ONU. Comme la plupart des animaux sont élevés dans des fermes à fourrure, cela signifie qu'ils sont confinés à une vie pleine de misère dans des cages trop petites, des conditions sales et anormales conçues pour maximiser les profits. La pétition attire également l'attention sur les méthodes les plus courantes pour tuer des animaux dans les fermes à fourrure, qui incluent l'électrocution anale, le gazage, l'empoisonnement ou tout simplement briser le cou des animaux, pour préserver la qualité de la fourrure.

Une pétition demande au BFC d'interdire la fourrure à la London Fashion Week

La pétition demandant à LFW d'interdire la fourrure a plus de 50 000 signatures

Bien que l'élevage de la fourrure ait été interdit au Royaume-Uni en 2000, la fourrure est toujours vendue dans le pays et présentée sur ses podiums lors de la Fashion week de Londres, ce qui a amené Winters, celui qui a lancé la pétition, à se demander « Pourquoi la London Fashion Week juge-t-elle moralement justifiable de fournir une plateforme à la fourrure et profiter de l'exploitation d'une industrie qui a été interdite au Royaume-Uni il y a 17 ans? ». La pétition met en évidence le fait que des stylistes de renom tels que Stella McCartney, Vivienne Westwood, Tommy Hilfiger et Calvin Klein ont interdit toute fourrure dans leurs collections et incitent la London Fashion week à en faire de même. À l'appui de la pétition, qui sera remis au BFC, une fois qu'elle aura atteint 75000 signatures, une série de manifestations se tiendra en dehors de l'espace des défilés du BFC, lors de LFW les 18 et 19 février, contre l'utilisation continue de la fourrure et afin de sensibiliser les gens à l'abus et à la cruauté envers les animaux, au sein de l'industrie de la fourrure.

FashionUnited s'est adressé au British Fashion Council pour leur réponse à la demande, qui a répondu : « Le British Fashion Council ne dicte pas ce aux créateurs ce qu’ils peuvent ou ne peuvent pas concevoir et n'a aucun contrôle sur leur processus créatif. Nous encourageons activement à une meilleure pratique dans leur entreprise et s'ils choisissent d'utiliser la fourrure alors nous les encourageons à faire des choix éthiques. » Le soutien de la pétition se poursuit sur plusieurs saisons de Fashion week de Londres, pendant lesquelles ont eu lieu de nombreuses protestations contre l'utilisation de la fourrure par la mode, et huit jeunes stylistes ont écrit une lettre publique au Central Saint Martins, exhortant les futurs étudiants à ne pas utiliser de la fourrure dans leurs collections. La lettre a été signée par Hannah Weiland, fondatrice de Shrimps, ainsi que par les designers émergents Marta Jakubowski, Faustine Steinmetz, Molly Goddard et Vika Gazinskaya.

« Nous sommes ravis de voir comment la pétition a été reçue », a déclaré Winters à Metro.co.uk, sur la réponse du public à la pétition. « Cela montre simplement que la fourrure n'est plus recherchée ou même jugée acceptable par le public, et n'existe que dans les domaines d'une industrie de la mode hors du commun qui, au lieu d'être avant-gardiste, est réticent à aller au-delà de ses transgressions périmées ». Winters a ajouté que le groupe a protesté en dehors des lieux principaux de la Londres Fashion Week dans le passé, au cours de laquelle beaucoup de gens ont été choqués d'apprendre que la fourrure qu'ils portaient était réelle. « C'est horrible pour les gens qui croient qu'ils font un choix éthique, mais à qui on ment, et par inadvertance soutiennent l'industrie, ils pensent que leur achat est à l’opposé ». Des enquêtes antérieures menées par la Humane Society UK et la BBC ont révélé un nombre alarmant de détaillants et de boutiques en ligne, vendant de vraies fourrures en disant qu’elles sont fausses ou de véritables fourrures de chiens, de chats et de ratons laveurs sans étiquette.

Photo : Courtoisie de HSI

Le défilé de mode, une espèce (peut-être) menacée

Le sacro-saint défilé de mode brille-t-il de ses derniers feux? De plus en plus de créateurs lui cherchent en tout cas des alternatives, comme l'a montré ces derniers jours la Semaine de la mode de New York.

Depuis quinze ans qu'existe sa marque, le créateur américain Zac Posen n'avait jamais connu autre chose que les podiums, avec un succès continu, des célébrités et beaucoup d'attention médiatique. Mais cette année, il a opté pour un format exposition, avec de grandes photos de mannequins portant les vêtements de sa collection, dévoilé dans un espace nu, pour un événement qui ressemblait diablement à un vernissage. "J'aime l'idée qu'on puisse se tenir devant une image et discuter de ce qu'on voit", a-t-il expliqué à l'AFP. "Lors d'un défilé, on ne parle pas. La mode et la beauté doivent être un dialogue".

Quelques jours plus tôt, le créateur et patron de la marque Rag and Bone, Marcus Wainwright, lui aussi habitué des défilés, avait pris le même virage et opté pour une expo photo. Mais lui liait très clairement ce choix au contexte politique. "Franchement, je me suis réveillé après l'élection (de Donald Trump), et je me suis dit, +on ne peut pas faire de défilé+. Je ne savais pas pourquoi, mais ça paraissait juste une mauvaise idée", a expliqué le designer d'origine britannique dans une brochure accompagnant l'exposition. "On en a fait pendant 10 ou 12 ans et tout d'un coup, ça ne paraît plus adapté".

Un million de dollars

Créés au début du XXe siècle par la couturière britannique Lucy Duff-Gordon, les défilés sont devenus incontournables après la Seconde Guerre mondiale. A l'heure où la mode réfléchit plus que jamais sur elle-même, questionnant le décalage des saisons, le rapport au consommateur final, voire la légitimité de New York, l'institution qu'est le défilé ne fait pas exception.

Les créateurs qui ont renoncé disent avoir un peu perdu d'eux-mêmes dans ce format assez brutal d'une quinzaine de minutes seulement qui, avec la diffusion presque systématique en ligne, leur donne une exposition unique au monde, mais aucun recul. "Personnellement, je préfère consacrer mon énergie à ce qui différencie ma marque", explique à l'AFP la créatrice française Sophie Theallet, qui a tout misé sur internet comme vecteur de sa campagne World Citizen, série de clichés de célébrités portant les pièces de sa nouvelle collection.

"Je travaille sur les vêtements, la construction, les ajustements et les coupes", dit la New-Yorkaise d'adoption. "Je ne veux pas réfléchir à la manière d'impressionner ou de faire du bruit avec un show". Référence de la semaine de la monde new-yorkaise, Vera Wang va, elle, présenter sa collection sous la forme d'un petit film, projeté à Paris.

Très soucieux de coller à la tendance, voire de l'anticiper, le duo de la marque Opening Ceremony a carrément sauté la case Fashion Week pour habiller les danseurs du New York City Ballet, lors du ballet "The Times are Racing" du chorégraphe qui monte, Justin Peck. La fin de l'hégémonie du défilé est aussi un appel d'air pour les jeunes créateurs.

"Je vois beaucoup de designers émergents qui n'auraient jamais eu la possibilité de montrer ce dont ils sont capables, car aujourd'hui, (...) un défilé à la Alexander McQueen, c'est presque un million de dollars", explique Ilaria Niccolini, fondatrice de l'italien FTL Moda, qui présente chaque saison plusieurs couturiers à New York.

Réalité virtuelle

Cette année, elle s'est associée au géant coréen Samsung pour présenter les collections en réalité virtuelle. Les invités peuvent voir, avec un casque, un film qui met en scène les modèles dans une grande villa de Brescia, en Italie. Les pièces des collections sont ensuite visibles sur place.

"Le défilé est condamné, sauf si vous choisissez une version très artistique", estime Ilaria Niccolini, citant l'exemple de Karl Lagerfeld, l'un des rares capables, selon elle, de créer tout un univers pour chacune des collections Chanel. D'autres sont moins catégoriques, mais laissent entendre qu'un mouvement est à l'oeuvre. Pour Zac Posen, le défilé n'est pas mort. "J'aime le côté théâtral, mais aujourd'hui, c'est un moment différent, pour moi en tout cas". Et Vera Wang annonce qu'elle reviendra "probablement" à New York, "mais peut-être sous un autre format" que le défilé.

Photo: Britisch Fashion Council

Politique, rondeurs, hijab, les tendances de la Fashion Week

La Fashion Week de New York s'est achevée jeudi sur le défilé de Marc Jacobs, après avoir touché à une multitude de sujets souvent ignorés du monde de la mode: la politique, en réaction à l'administration Trump, les rondeurs, ou encore le voile islamique. Voici les principales tendances de la semaine.

La politique est partout

Resté silencieux durant les premières semaines de la présidence Trump, le milieu de la mode s'est réveillé à New York. Il y a eu les badges roses, portés un peu partout en soutien au planning familial, dont le financement est menacé par la nouvelle administration. Puis les bandanas blancs, symboles d'unité et de fraternité lancés par le site spécialisé The Business of Fashion.

Politique, rondeurs, hijab, les tendances de la Fashion Week

Les couturiers ont aussi proposé leurs propres accessoires, comme la casquette rouge "Make America New York" de Public School et les tee-shirts à message de Prabal Gurung avec, entre autres, "Je suis immigré" (I'm an immigrant). Mara Hoffman est allée plus loin en invitant les quatre co-organisatrices de la marche des femmes, qui a rassemblé environ 500.000 personnes à Washington le 21 janvier selon les organisateurs. En ouverture du défilé, elles ont lu un manifeste pour l'égalité des droits et appelé les femmes à se battre.

Dans les discours, de nombreux créateurs ont célébré notamment les bienfaits de l'immigration, un message incarné avec plus de force encore par les couturiers d'origine latino-américaine, comme la Chilienne Maria Cornejo, le Colombien Edwing D'Angelo ou le Mexicain Louis Verdad.

Les rondeurs arrivent

Depuis toujours, le prêt-à-porter haut de gamme et, a fortiori, la haute couture, ignorent, voire méprisent, les femmes qui ont des formes. Après des années de critiques, les lignes ont peut-être bougé cette semaine à New York. Tout a commencé avec Prabal Gurung, qui a fait défiler les mannequins rondes Candice Huffine (qui s'habille en taille 44) et Marquita Pring (46). Le même couturier venait de signer une collection pour la marque spécialisée grandes tailles Lane Bryant, une collaboration inhabituelle.

MICHAEL MICHAEL MICHAEL!!! Thank you for the opportunity and showing that beauty comes in many different forms!! #michaelkors #nyfw

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Il a été imité par Michael Kors, qui a invité la mannequin Ashley Graham (taille 48) sur son podium, une première pour une marque de ce calibre, qui pèse 4,5 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel.

Le voile se fait sa place

Déjà présente la saison dernière, la créatrice indonésienne Anniesa Hasibuan a fait défiler tous ses mannequins avec un voile, qu'elle a voulu élégant, au service d'une mode qui s'assume pleinement et pioche dans le brillant, l'argenté et le doré. Dans un tout autre style, le défilé Yeezy de Kanye West lui a fait écho, avec la modèle américaine d'origine somalienne Halima Aden, qui a également défilé avec un voile.

Autre signe, la jeune maison Fllumaé, créée par des soeurs américaines d'origine somalienne venues du Kentucky, a présenté, sous la bannière du collectif italien FTL Moda, une collection de "mode pudique", selon l'expression anglo-saxonne ("modest fashion").

La maladie n'est plus taboue

Pour la première fois, seize femmes ayant eu un cancer du sein ont défilé, allant jusqu'à montrer leur poitrine reconstruite, pour un des grands moments d'émotion de cette semaine. Elles ont présenté de la lingerie et des tenues d'intérieur signées AnaOno, qui conçoit des vêtements spécialement pensés pour les femmes ayant subi une mastectomie ou une opération du sein.

Le défilé remis en cause

Zac Posen, Rag and Bone et Vera Wang ont rompu pour la première fois avec cette tradition plus que centenaire. Un mouvement semble engagé, même s'il ne signifie pas forcément la mort du défilé, comme l'a montré Raf Simons, qui faisait ses débuts pour Calvin Klein.

Politique, rondeurs, hijab, les tendances de la Fashion Week

Les vêtements

Au fil des défilés sont revenus plusieurs éléments qui pourraient s'affirmer comme des tendances: le velours, la fourrure (pour rehausser des manteaux surtout), le tailleur-pantalon (réinterprété de multiples façons), les robes-bustier sans bretelles, les épaules bouffantes et les manches amples. (AFP)

Photos: Catwalkpictures

Marc Jacobs rend hommage au hip-hop et à son influence sur le sportswear

Le créateur new-yorkais Marc Jacobs a rendu jeudi à New York un hommage appuyé au hip-hop et à son influence majeure sur la naissance du style sportswear à travers sa nouvelle collection automne/hiver 2017.

Alors que la mode est en pleine réflexion sur elle-même, le designer de 53 ans a gentiment bousculé, au passage, les codes du défilé. Habitué à la profusion, Marc Jacobs avait, cette fois, préféré le dépouillement pour ce dernier événement du calendrier de la Semaine de la mode de New York. Marc Jacobs avait fait vider complètement l'Armory, un ancien bâtiment militaire, pour ne laisser que deux rangées de chaises pour ses invités, au milieu d'un espace de plus de 5.000 mètres carrés, haut de près de 25 m en son milieu.

Marc Jacobs rend hommage au hip-hop et à son influence sur le sportswear

Les mannequins ont remonté cette allée interminable avant de sortir du bâtiment pour s'installer, dehors, sur des chaises installées à cet effet. Une fois ce passage unique terminé, ponctué par Marc Jacobs lui-même, les invités se sont trouvés nez à nez, à la sortie du bâtiment, avec les mannequins, équipés de faux smartphones par le designer.

Durant plusieurs minutes, de chaque côté, chacun se filmait et se prenait en photo, notamment la chanteuse Katy Perry, comme une anonyme dans la foule. Le créateur avait préalablement demandé aux invités de ne pas se servir de leur smartphone durant le défilé, à l'intérieur du bâtiment. Quant à la collection elle-même, Marc Jacobs a, une nouvelle fois, démontré son talent et sa capacité à créer une atmosphère, donner une direction très claire, une logique d'ensemble.

Comme souvent il s'est aidé d'accessoires, comme ces chapeaux en cloche, qui rappelaient les "bucket hats" popularisés par la marque Kangol et par plusieurs rappeurs durant les années 1980. Les mannequins portaient aussi d'imposants colliers en métal doré, avec un pendentif, également symboliques du hip-hop. Les grands manteaux, souvent avec des revers en fourrure, les chaussures à talons compensés et les robes légères et courtes, étaient de retour, réminiscences de précédents défilés.

Côté sportswear, Marc Jacobs a glissé notamment un jogging rouge, des pulls à fermeture éclair ou des pantalons larges. Pour le créateur, selon les notes de collection, le hip-hop a été un "mouvement culturel charnière", qui a "ouvert la voie à un nouveau langage du style". (AFP)

Photos: Catwalkpictures