(publicité)
(publicité)
Hyères : best of de l’événement !

Mode, accessoire et photographie, la 32ème édition a fait le plein de créations. En parallèle, Les Rencontres Internationales de la Mode ont livré des réflexions sur les préoccupations du moment. Morceaux choisis !

Outre le fait de voir émerger les talents de demain, le Festival International de Mode et de Photographie à Hyères est aussi l’occasion pour toute la profession de se rassembler pour discuter des évolutions du marché. Voir émerger les talents de demain

Tel est le rôle des Rencontres Internationales de la Mode, organisées par la Fédération française de la Couture, du Prêt-à-Porter des Couturiers et des Créateurs de Mode avec le soutien du DEFI et la collaboration de l’Institut Français de la Mode.

Masterclass autour de Bertrand Guyon, Directeur du Style de Schiaparelli mais aussi président du jury du concours de mode du Festival, et Farida Khelfa, ambassadrice de la griffe ; table ronde sur l’Accessoire de mode autour de Pierre Hardy et Alexandra Golovanoff ; mais aussi réflexions sur la Fashion tech et la création de mode avec notamment le directeur général d’Iris Van Herpen et sur les Nouvelles frontières créatives de l’Europe… Hyères tient à garder un pied ancrer dans la réalité du business.

L’accessoire émulsion créative

Sponsorisé par Swarovski à hauteur de 15 000 euros, le tout nouveau Prix de l’Accessoire a également montré à quel point ce secteur avait le vent en poupe. «Nous avons reçu plus de 200 candidatures composées uniquement d'un prototype et d'un dossier, a confié Pierre Hardy, créateur de sa marque éponyme de chaussures depuis 1999. Dans l'ensemble, celles-ci proposaient des objets plutôt expérimentaux, assez détachés de tendances. »

Hyères : best of de l’événement !

Au final, ils sont six à avoir concouru pour le prix. Lunettes délirantes de Thibaut Rodde et Sandrine Paskusz-Koffi ; sacs et chapeaux dédiés à la pluie de Wendy Andreu réalises dans un matériau unique mêlant corde fine et latex, celle-ci a d’ailleurs remporté le Prix du Public et de la Ville d'Hyères ; collection de sacs en cuir et trousse de rasage pour homme d’Alexandre Girard (pour Madame ce sera un sac unique creusé dans une bûche de bois !)… Mais les grandes gagnantes, ce sont les chaussures de Marina Chedel, 28 ans.

Sa collection baptisée « Over the peak » s’inspire de la montagne où elle a grandi. Destinée à changer l'équilibre du corps, elle a imaginé des rampes que l'on peut ajouter aux semelles d'un modèle de bottes pour marcher incliné à 30 degrés ou encore d’imposantes semelles en hêtre pour gravir le Mont Blanc. Étonnant !

Photos : AFP et Marina Chedel

Angel Sanchez: "J'ai la chance de pouvoir habiller deux générations de mariées"

INTERVIEW Pour la première fois en Europe, le créateur vénézuélien installé à New York a présenté ses modèles il y a quelques jours au Palau de Pedralbes, dans le cadre de la Barcelona Bridal Night.

“Je ne suis pas nerveux mais très excité de défiler ici », a expliqué Angel Sanchez quelques heures avant son show à FashionUnited. « Je défile à New York depuis des années et c’est une ville que je connais bien, les clients, les boutiques et les journalistes sont mes amis. Mais ici tout est nouveau pour moi. Ça m’intrigue assez de savoir comment le public va recevoir mes créations, c’est pour cela que j’ai accepté l’invitation. Barcelone est une belle ville et la Barcelona Bridal Fashion Week (BBFW) est reconnue à l’international », a t-il dit.

Architecte de formation, Angel Sanchez se dédie à la mode depuis trente ans. « J’essaie de créer une mariée contemporaine et d’éviter les excès. Mes robes sont fraîches, féminine et dépurées. Je fais très attention aux détails pour que l’ensemble soit contemporain. Mon travail est sobre et les matières que j’utilise sont en général la gaze de soie ou l’organza et je construis les volumes sur plusieurs couches voluptueuses et sans tissus rigide. Je n’aime pas les robes de mariées trop lourdes ».

Angel Sanchez: "J'ai la chance de pouvoir habiller deux générations de mariées"

Pour cette nouvelle collection de 2018, la rose est le fil conducteur. Il utilise le blanc cassé rosé, « une couleur très pâle comme une option au blanc et quelques mouvements qui rappellent la fleur ». Il développe aussi une technique où la rose est la protagoniste afin de pouvoir interprêter cette fraîcheur qu’il aime tant.

“Je réalise de petites collections de 15 à 16 robes. Mais ici j’ai décidé d’en apporter 32, dont 16 nouvelles. Les autres robes sont des pièces iconiques ou robes du soir qui représentent bien mon style. Je veux que les gens connaissent mon travail. »

“Avec les mariées, je peux faire de la mode”

Pendant l’interview réalisée à Fira Barcelona Gran Via –où se trouvait momentanément le showroom du créateur- une jeune femme vénézuélienne nous interrompait, très enthousiaste de pouvoir saluer son coompatriote Angel Sanchez qui avait créé la robe de marié de sa mère quelques années auparavant. « J’ai la merveilleuse opportunité de pouvoir habiller deux générations de femmes, les filles de mes mariées. Je vis en évolution constante. En tant qu’artiste, je veux de la nouveauté et si je devais répéter les mêmes modèles, je me retirerais. Avec les mariées, je me suis rendu compte que je peux faire de la mode, voir l’évolution des codes des robes de mariées. Ce n’est pas la même chose d’habiller la mère de cette jeune fille que de l’habiller elle. Je ne peux pas les habiller pareil. Je deviens de plus en plus dépuré dans mon style. J’enlève au lieu d’ajouter. Cependant mes robes ont toujours un détail ou un mouvement dans les tissus qui impactent.

Angel Sanchez: "J'ai la chance de pouvoir habiller deux générations de mariées"

Il semblerait que la génération des Millénials s’habille avec moins de tissus et dénudent souvent plusieurs parties de leurs corps. « Sans être sexy –car je crois que le sexy est vulgaire- la mariée Millenial doit se voir sensuelle et porter une robe délicate. »

“Barcelone a beaucoup à enseigner à New-York”

Angel Sanchez avoue avoir été impressionné par le niveau d’organisation de la semaine. « Le groupe qui m’a accueilli est très professionnel. Le service est impécable. Barcelone de ce côté à beaucoup à enseigner à New York. Ce type d’évènement n’existe pas là-bas. Nous présentons des défilés indépendants car il n’y a pas de vraie coupole pour tous les regrouper. Avec le Bridal Council, dont je fais partie, nous avons tenté une édition spéciale mariées, mais cela n’a pas marché ».

Actuellement, Sanchez commercialise principalement ses robes aux Etats-Unis, son meilleur marché, puis au Japon et au Moyen-Orient. « Malgré que dans cette dernière région, je ne vend pas autant. Mes robes sont peut-être trop simples par rapport à ce que l’on me demande là-bas.

“Mon auto-critique me fait me questionner sans arrêt. J’aime évoluer et projeter dans le futur. Je vis dans le présent et je profite pleinement de mon travail. »

Photos: Défilé d’Angel Sanchez au Palau Pedralbes, Barcelone. Courtoisie: Ángel Sánchez.

L'Australie à l'honneur du Pitti Uomo

L’Australie est à l’honneur du prochain Pitti Uomo. Les noms les plus prometteurs de la scène de la mode australienne seront ainsi présentés à Florence au sein du projet spécial Guest Nation, présenté par la Fondation Pitti Immagine Discovery, en collaboration avec The Woolmark Company, à l'occasion de Pitti Immagine Uomo 92, prévu du 13 au 16 juin.

Sept jeunes créateurs australiens ont été sélectionnés, en collaboration avec la Chambre australienne de la mode, pour être les représentants de l'Australie. Chris Ran Lin, Double Rainbouu, Commas, Sener Besim, EX Infinitas, Strateas.Carlucci et Ten Pieces ont été choisis.

Chaque créateur devra créer sa propre collection en utilisant de la laine Mérinos australienne, pour mettre en évidence les fonctionnalités de cette matière première qui s’adapte à toutes les conditions.

Off-White présentera sa collection au Pitti Uomo, en tant qu’invité spécial du salon international masculin. Autre nouveauté, Hugo Boss, qui concentre ses efforts pour conquérir son jeune public, avait annoncé se décision de présenter sa collection Hugo Printemps-Eté 2018 au Pitti Uomo.

Photo : Pitti uomo affiche

Le Woolmark Prize s'agrandit

Le prix International Woolmark a presque doublé ses prix en espèces. Le Woolmark Prize devient ainsi le plus grand prix mondial pour jeunes créateurs émergents.

Les deux créateurs gagnants des catégories hommes et femmes recevront alors chacun, un chèque de 200 000 dollars australiens (136 773 euros), soit deux fois le montant précédent.

Les douze finalistes des six régions recevront 70 000 dollars australiens (47900 euros), contre 50 000 dollars australiens (34200 euros) auparavant. Et pour la première fois, les 65 candidats internationaux recevront 2000 dollars australiens (1370 euros) pour créer leurs collections.

Bien qu'il existe d'autres compétitions internationales avec des prix en espèces plus élevés pour les premières places comme le LVMH Prize, l'ANDAM et le Council of Fashion Designers of America / Vogue Fashion Fund, le Woolmark prize offre maintenant le montant global le plus important à l’échelle mondiale.

Un nouveau prix est également mis en place et apportera 100 000 dollars australiens (68400 euros) au gagnant, le Innovation Award, pour la plus grande innovation dans les textiles en laine.

Les gagnants régionaux seront annoncés pendant le mois de juillet.

Photo : courtoisie de Woolmark Prize

Pourquoi les créateurs de mode se choisissent-ils un uniforme ?

Qu'est-ce que Giorgio Armani, Steve Jobs, Karl Lagerfeld, Mark Zuckerberg, Anna Wintour et Mère Teresa ont en commun ? Ils sont associés à une tenue reconnaissable instantanément, à ce qu’on pourrait appeler un uniforme. Steve Jobs et Mark Zuckerberg sont habillés idéalement pour les nouvelles technologies et Mère Teresa avait peu de temps pour les frivolités, mais qu’en est-il des créateurs de mode et des journalistes ? N’est-il pas de leur ressort de nous dire ce qu'il faut acheter ou abandonner tous les six mois ? Comment peuvent-ils avoir le culot de rester habillés pareil ?

« Tout change ! » hurlent-ils du haut de leur tour d'ivoire, à nous les roturiers qui les regardent d’en bas. Maintenant portez de grandes manches ! Dites au revoir au Skinny jean ! La taille haute est de retour ! Faites ce que je dis, pas ce que je fais… Mais que se cache-t-il derrière ce refus de porter les vêtements à la mode ? Sont-ils paresseux ? N’ont-ils pas assez d’inspirations ? Vous moquez-vous de nous ? Nous dirigez-vous comme des marionnettes ?

L'ancien président Barack Obama a déclaré au Vanity Fair , « vous verrez que je ne porte que des costumes gris ou bleus. J'essaie de limiter les décisions. Je ne veux pas prendre de décisions concernant ce que je mange ou je porte. Parce que j'ai beaucoup trop d'autres décisions à prendre. Vous devez concentrer votre énergie décisionnelle. Vous devez vous garder une routine. Vous ne pouvez pas vous laisser distraire par ces questions. »

La futilité de la nécessité

Oui, mais avec tout le respect que je vous dois, Monsieur le Président, ce qui constitue une futilité, dans le monde de la politique, est la raison d'être de l'industrie de la mode. Pourtant, les leaders les plus puissants de la mode ne piochent pas dans les magnifiques collections qu’on peut voir dans défilés, ni ne succombent au besoin de rareté, ou d’excentricité, chaque saison.

Pourquoi les créateurs de mode se choisissent-ils un uniforme ?

Barack Obama pourrait ajouter que le fait de porter un uniforme est libérateur, mais pour les créateurs, cela implique d’autres choses. Giorgio Armani expliquait ainsi à The Guardian , « quand je me regarde dans le miroir, je suis super critique. Je dois penser à ce que je peux porter qui rendra bien sur moi. Je ne peux pas porter de rayures ou de couleurs vives parce qu'elles me grossissent. J'aime porter des pantalons bleu marine, avec un T-shirt blanc Emporio Armani pendant la journée, avec des sneakers blancs. Pour le soir, je porte des vestes en velours noir et des chemises Giorgio Armani, fabriquées à la main, sur mesure. Je porte presque toujours la même chose. J'ai un corps athlétique mais je mesure seulement 1m70 malheureusement, et je sais ce qui me convient le mieux ».

Donc, au lieu de faire le choix de la liberté, ils choisissent l’uniforme, ce qui leur offre une forme de contrôle, car les personnes publiques doivent représenter leur marque à chaque moment. Il s'agit de leur « look signature ».

Les nuances de noirs

Des tenues décontractées de Riccardo Tisci et ses sneakers blanches, au costume impeccable de Tom Ford, aux bermudas avec chemises et cravates de Thom Browne, ou le blazer sur un T-shirt et pantalon de Michael Kors, au T-shirt avec jean d’Alexander Wang, ils ont tous un uniforme. Mais nous remarquons surtout un point commun à ces looks : la seule couleur acceptable semble être le noir – ou le bleu marine neutre d'Armani. Yohji Yamamoto a donné un sens à ce choix : « Le noir est une couleur humble et arrogante en même temps. Le noir est paresseux et facile, mais mystérieux. Mais surtout, le noir semble dire ceci : « Je ne vous dérange pas alors ne me dérange pas ».

Pourquoi les créateurs de mode se choisissent-ils un uniforme ?

Mais l’uniforme n'est pas seulement de rigueur chez les créateurs masculins. Carolina Herrera s’habille avec une chemise blanche et une jupe monochrome, Diane Von Furstenberg avec une tunique imprimée, Donna Karan en noir avec un gros collier, Miuccia Prada en jupe plissée et chemise.

Tenue de travail

L'uniforme représente aussi la cohérence et est peut-être une tentative du créateur de rester en dehors des tendances saisonnières, ce qui leur permet de rester en arrière-plan. Martin Margiela est allé encore plus loin en portant une blouse blanche sur ses vêtements et en refusant toutes interviews.

L'uniforme permet aussi la sobriété et l'autorité, conférant aux créateurs un statut de gourou, qui agissent de manière désintéressée pour leurs fans. Cette tenue de tous les jours semble même s’inspirer des vêtements de travail des ouvriers, évoquant l’artisanat, qui souvent traverse les générations.

Que vais-je porter aujourd’hui ? Peu importe ce que je trouve.

Par la collaboratrice Jackie Mallon, qui enseigne dans plusieurs programmes universitaires à New York et est l’auteure de Silk for the Feed Dogs, une nouvelle sur l’industrie internationale de la mode.

Photo : Catwalkpictures

Adidas s'associe à Siemens pour sa Speedfactory

Adidas et Siemens ont annoncé leur intention de collaborer pour la production digitale de biens sportifs. Dans le cadre d'un programme commun de recherche et de développement, les deux marques allemandes travailleront à promouvoir la numérisation de la Adidas Speedfactory, l’usine robotisée de la marque de sport, afin de produire plus rapidement, et de façon plus transparente et individualisée.

Un « jumeau numérique » de la Speedfactory permettra de simuler, de tester et d'optimiser l'ensemble du processus de production en amont. La fusion des mondes virtuels et réels aidera ainsi à raccourcir le temps de mise sur le marché, à apporter une plus grande flexibilité et à améliorer la qualité et l'efficacité de la fabrication.

« Tout ce que nous faisons est axé sur nos consommateurs. Ils exigent le plus haut niveau d'individualité et de qualité. Avec Speedfactory, nous pouvons repenser complètement les processus conventionnels et répondre à ces attentes élevées », a expliqué Gerd Manz, vice-président, Innovation technologique chez Adidas. « En numérisant la chaîne de valeur, nous pourrons mettre en place de nouvelles innovations technologiques plus rapidement, rendre plus efficace et transparente l'utilisation des ressources disponibles et répondre de manière plus flexible aux besoins individuels de nos consommateurs - pour leur donner ce qu'ils veulent quand ils le veulent. »

Digital Enterprise de Siemens est un portefeuille de produits et de solutions pour les industries de transformation et de biens distincts. Elle s'adresse à des entreprises de toutes tailles. Les solutions proposées englobent l'ensemble de la chaîne de valeur, de la conception du produit à la planification de production, à l'ingénierie de production et à la production elle-même, jusqu'aux services.

Photo : Adidas

Thèmes Contemporains de Mode Masculine, Automne/Hiver 2018-19

L'équipe masculine de Trendstop vous présente le premier apperçu d’une tendance qui aura une incidence sur le marché masculin à l’Automne/Hiver 2018-19 et au-delà. D'abord identifiée dans nos prévisions de Thèmes, cette tendance influente inspirera tous les secteurs du marché de la mode masculine, des vêtements aux accessoires. Nos rapports saisonniers évaluent soigneusement la valeur commerciale et la longévité de chaque tendance avec une analyse précise de nos experts vous donnant la meilleure base possible pour préparer vos collections.

Cette semaine, Trendstop révèle trois aspects clés de notre thème Automne/Hiver 2018-19, L’Etat Elémentaire, aux lecteurs de FashionUnited. L’automne s’inspire des éléments, des paysages accidentés, des régions sauvages d'hiver et des hauts plateaux balayés par le vent. Les silhouettes cocooning, les textures confortables et l'artisanat sont modernisés avec des influences subtiles de sportswear et des techniques performantes afin d’allier le technique au traditionnel.

L’Etat Elémentaire- Vêtements

Les vêtements outdoor de Cocooning protègent contre les éléments extérieurs avec des textures stratifiées, rembourrées, des tissus en peluche et des tricots épais créant des silhouettes volumineuses. Les tricots Intarsia dans des modèles inspirés de Scandinavie suggèrent une esthétique artisanale qui contraste avec les vêtements techniques et imperméables à la pluie.

L’Etat Elémentaire – Matières et Imprimés

Thèmes Contemporains de Mode Masculine, Automne/Hiver 2018-19

Matières confortables, cuir ou textures en serviettent éponge ajoutent de la chaleur aux matières lourdes d'hiver, tandis que les traitements caoutchoutés apportent une qualité technique. Les imprimés s'inspirent de la nature avec des motifs de paysage flous et déformés par des climats hivernaux difficiles.

L’Etat Elémentaire – Chaussures et Accessoires

Thèmes Contemporains de Mode Masculine, Automne/Hiver 2018-19

Les chaussures et les accessoires d'automne se concentrent sur la fonctionnalité et la durabilité en plein air. Le secteur du sport s’inspire des runners avec des bottes hybrides robustes pour randonneurs mélangeant des formes traditionnelles avec des composants de haute-performance pour donner plus de confort aux pieds. Des sacoches modernes portées en bandoulières s’inspirent des sports extrêmes et offrent plus de praticité pour une vie active.

Offre Exclusive

Les lecteurs de FashionUnited peuvent obtenir un accès gratuit au rapport de Thèmes Commerciaux de Mode Masculine de Trendstop Automne/Hiver 2016-17, contenant l’essentiel des vêtements, chaussures et accessoires de la saison. Pour obtenir votre rapport complémentaire, veuillez cliquer sur la bannière.

Thèmes Contemporains de Mode Masculine, Automne/Hiver 2018-19

Trendstop.com est l'un des principaux bureaux de tendances du monde pour les professionnels de la mode et de la création, réputé pour son analyse et ses prévisions de tendances perspicaces. Parmi ses clients on retrouve H&M, Primark, Forever21, Zalando, Geox, Evisu, Hugo Boss, L'Oréal et MTV.

Photos : courtoisie de Trendstop: DSquared2, Kenzo, Joseph, London Street Style, Prada , Marni, Christopher Shannon et Dirk Bikkembergs, Automne/Hiver 2017-18.

Défilés de haute couture: Azzaro, Proenza Schouler et Rodarte au programme

Les marques américaines Proenza Schouler et Rodarte, qui présentaient jusqu'alors leurs collections à New York, seront au programme des défilés de haute couture à Paris en juillet, au côté d'Azzaro, a annoncé mardi la Fédération française de la couture.

Avec les griffes belge A.F. Vandevorst et néerlandaise Ronald van der Kemp, elles font partie des cinq maisons élues comme "membres invités" du calendrier des défilés qui se tiendront à Paris du 2 au 6 juillet prochains, a précisé la Fédération dans un communiqué.

L'appellation "haute couture" est juridiquement protégée et un club restreint de 15 maisons peut actuellement s'en prévaloir (dont Chanel, Christian Dior, Jean Paul Gaultier, Maison Margiela, Giambattista Valli). Ce label prestigieux couronne des savoir-faire traditionnels, le travail à la main et le sur-mesure. Mais le programme des défilés parisiens de juillet et janvier s'ouvre régulièrement à des "membres invités" qui ne remplissent pas nécessairement ces critères, comme la marque de prêt-à-porter Vetements.

Proenza Schouler, l'une des maisons phare de la mode new-yorkaise, fondée en 2002 par les créateurs Lazaro Hernandez et Jack McCollough, avait annoncé en janvier dernier son intention de présenter sa collection de prêt-à-porter printemps-été 2018 en juillet à Paris, et non à la Fashion Week de New York en septembre comme à son habitude. Ce calendrier permet à la griffe de livrer plus tôt sa collection et d'allonger sa durée de vente, a-t-elle expliqué.

Même choix chez Rodarte, marque des soeurs Kate et Laura Mulleavy basée à Los Angeles, populaire à Hollywood, qui délaisse aussi New York pour Paris. Pour Azzaro, il s'agit d'un retour dans le programme des défilés de haute couture. La maison, fondée à Paris il y a 50 ans par l'Italien Loris Azzaro, a annoncé fin mars la nomination de Maxime Simoëns comme nouveau directeur artistique.

Le créateur français de 32 ans poursuit parallèlement l'activité de sa propre marque de mode masculine. Diplômé de la Chambre syndicale de la couture parisienne, Maxime Simoëns a travaillé chez Jean Paul Gaultier, Elie Saab, Christian Dior et Balenciaga, avant de fonder sa propre maison en 2009. (AFP)

Photo: Proenzaschouler.com

Gap fait le pari de devenir plus "éco"

Gap, le numéro trois mondial en distribution de mode par chiffre d’affaires, se fixe l’objectif d’utiliser dans sa production des cotons issus de sources cent pour cent durables.

Par ailleurs, le groupe américain prévoit que 80 pour cent des matériaux techniques de l’enseigne Athleta soient respectueux de l’environnement. Gap espère atteindre son premier objectif en 2021 et celui d’Athleta en 2020. La société explique avoir commencé à travailler avec ses fournisseurs pour atteindre ses buts.

H&M et Inditex ont déjà investit dans la durabilité

H&M a été un des pionniers dans l’incorporation de pratiques durables dans sa chaîne d’approvisionnement. Le groupe suédois a mis en marche en 2015 le projet Close the Loop pour renforcer son modèle d’activité vers l’économie circulaire.

De son côté, l’espagnol Inditex investit dans de nouvelles matières et a commencé à collaborer avec le Massachussets Institute of Technology pour développer des textiles recyclés. Le groupe a d’ailleurs commencé à distribuer des collections durables.

En 2016, Gap a vu ses ventes reculer de 1,8 pour cent pour un total de 15 516 millions de dollars (14 688 millions d’euros). Le groupe a conclu l’année sur une baisse de son bénéfice, ayant réduit de 26,6 pour cent, pour un total de 676 millions de dollars (639,9 millions d’euros).

Photo: Gap facebook

Rana Plaza – 4 ans aprèsCHRONOLOGIE

Pour la quatrième fois, les gens du monde entier commémoreront l'anniversaire de la pire catastrophe industrielle, un coup d’arrêt sur l'industrie du vêtement. Le 24 avril 2013, l'immeuble du Rana Plaza à Savar, près de Dhaka au Bangladesh, s'est effondré. Il abritait cinq usines de vêtements et cette catastrophe a coûté la vie à 1 134 de leurs travailleurs et plus de 2 500 ont été blessés. Tragiquement, la plupart de ces morts et ces blessés auraient pu être évités si les ouvrier avaient été autorisés à évacuer tôt comme les autres travailleurs dans le bâtiment.

FashionUnited a mis en place un calendrier des événements de cette journée tragique en avril aux développements les plus récents - des événements comme le Dhaka Apparel Summit, le Fashion Revolution Day, le Bangladesh Accord on Fire and Building Safety et l’Alliance for Bangladesh Worker Safety, les rapports d'inspection et d'autres efforts des acteurs locaux et internationaux. Mais ces tentatives sont-elles suffisantes pour transformer le paysage de production local et faire de cette tragédie un facteur de changement pour l'industrie mondiale du vêtement et sa chaîne d'approvisionnement ? Seul le temps nous le dira.

Utilisez les flèches pour naviguer parmi les événements rangés par date ou cliquez sur le calendrier (dans la barre grise) pour en savoir plus.

À la suite de l'effondrement tragique de l’usine Rana Plaza au Bangladesh, l'accident le plus mortel de l'histoire de l'industrie du vêtement, de plus en plus de gens ont commencé à se demander comment un t-shirt coûtant 1,50 euros pouvait être fabriqué de façon responsable.

La tragédie n'a pas seulement suscité un appel à l'industrie internationale de la mode pour s’unir et protéger les personnes les plus vulnérables travaillant dans les chaînes d'approvisionnement - c'était aussi un appel immédiat à l'activité de Primark, issue de New Waves Bottoms, fournisseur du Rana Plaza, pour examiner de plus près son éthique et son CSR, pour voir ce qui pourrait être amélioré.

Primark figure parmi les premières enseignes de mode à avoir signé l'Accord sur les incendies et la sécurité des bâtiments au Bangladesh, lancé par IndustriALL et UNI Global Union. Elle a également été l'une des premières à s'assurer que les victimes de l'usine et les familles touchées par l'effondrement reçoivent une indemnisation financière et une aide alimentaire juste après la catastrophe.

Lire la suite: Etude de cas : Zoom sur Primark et sa responsabilité dans la mode

Photo crédit : Zakir Hossain Chowdhury / ANADOLU AGENCY