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Les portes de la mode s'ouvrent progressivement aux rondes

Le plus souvent ignorées du monde de la mode et des défilés, les femmes avec des formes poussent peu à peu les portes de quelques grandes maisons et font leur apparition sur les podiums, soutenues par l'avènement des réseaux sociaux.

C'est par le biais d'Instagram qu'Iskra Lawrence, mannequin britannique de 26 ans qui affiche une taille 42-44, a accédé à la notoriété, devenant un modèle demandé. Pour Lynne Webber, directrice opérationnelle de la marque Marina Rinaldi, qui propose des modèles "plus-size" (taille 40 et plus), les réseaux sociaux offrent "une voie de communication beaucoup plus démocratique et ont donné de la visibilité à plus de types de femmes".

Au Royaume-Uni, quelque 57 pour cent sont en surpoids et aux Etats-Unis, la proportion atteint 63 pour cent, d'après les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé. La taille moyenne d'une Américaine se situe entre 46 et 48. Avec ses quatre millions d'abonnés sur Instagram, Iskra Lawrence est aujourd'hui l'égérie de la ligne américaine de lingerie Aerie, créée par la marque de prêt-à-porter American Eagle, et a défilé lors de la semaine de la mode de New York. Elle savoure ce succès, conquis de haute lutte.

Elle se souvient notamment qu'il y a six ans, un agent londonien lui avait rit au nez en lui assurant qu'elle ne travaillerait jamais à New York. Désormais reconnue, Iskra Lawrence entend utiliser sa célébrité pour lutter contre le diktat de la mode qui impose des standards inatteignables pour la plupart des femmes. Elle refuse ainsi désormais que ses photos pour des clients soient retouchées. Pour elle, le "concept même" est "une illusion", a-t-elle expliqué à l'AFP par téléphone avant de s'envoler pour une séance de prises de vues sur une plage d'Islande.

Les formes "ne sont pas des défauts", clame-t-elle. "Ce sont des parties de notre corps. Nous avons simplement été convaincus par la société et les médias que c'était un problème." Au moins 30 millions de personnes, de tous sexes et de tous âges, souffrent de troubles de l'alimentation aux Etats-Unis, selon l'Association nationale de l'anorexie et des maladies associées. "Chaque jour, je reçois ces messages sur les réseaux sociaux de filles qui me disent que je leur ai épargné des troubles de l'alimentation ou des pensées suicidaires", confie Iskra Lawrence.

Un chemin encore 'tellement long'

Aux Etats-Unis, Ashley Graham et sa taille 48 est devenue, ces deux dernières années, quasiment l'égale des mannequins superstars telles Kendall Jenner ou Gigi Hadid. En février 2016, elle a été la première femme ronde à apparaître en Une du spécial maillots de bain du magazine américain Sports Illustrated, une institution.

En février 2017, le designer Michael Kors l'a faite défiler à New York, une apparition encore extrêmement rare pour un grand nom de la mode. Autre signe d'une évolution, plusieurs grandes figures du show-business, les chanteuses Adèle ou Beyoncé ou les actrices Amy Schumer et Melissa McCarthy, voire la championne de tennis Serena Williams, portent fièrement leurs courbes.

Et la semaine dernière, les géants du luxe Kering et LVMH, représentant des grands noms comme Gucci, Saint Laurent, Vuitton et Dior, ont adopté une charte commune pour interdire le recours à des mannequins trop maigres. Pour autant, les portes de la mode ne sont qu'entrouvertes. "Le chemin à parcourir est encore tellement long", estime Jaclyn Sarka, qui a co-fondé en 2013 l'agence JAG Models, pour proposer un éventail de tailles plus large. "Beaucoup de gens ne veulent pas de +grosse+ dans un défilé."

Les plus grands noms de la Fashion Week de New York, de Tom Ford à Calvin Klein en passant par Alexander Wang, restent totalement hermétiques à cette évolution. "C'est triste de voir que les marques les plus prestigieuses ne veulent pas s'adresser à cette communauté", qui représente pourtant plus de la moitié des femmes, juge Lynne Webber.

Pour Gary Darkin, l'autre co-fondateur de l'agence JAG, la dernière frontière est aujourd'hui la haute couture, dont certains représentants ont déjà dit publiquement leur hostilité à une ouverture. "Mais il y a de l'espoir!", jure-t-il. (AFP)

Photo: Frazer Harrison / Gettu Images North America / AFP

Fashion Week: Rihanna de plus en plus sportswear

La chanteuse Rihanna a présenté dimanche à New York sa collection pour l'équipementier Puma, encore plus orientée sportswear que ses devancières, en clôture d'une journée également marquée par Victoria Beckham, Public School et Mansur Gavriel.

Après le défilé sous forme de tournée en bus chez Alexander Wang, les serveurs torse nu chez Tom Ford ou le spectacle de strip-tease chez Philipp Plein, Rihanna devait frapper fort pour son retour à New York. Passée ces deux dernières saisons par Paris, elle n'a pas déçu sur la scénographie dimanche avec une troupe de motards qui s'est lancée depuis une rampe à plus de dix mètres au-dessus des dunes de sable rose qui constituaient le décor du défilé.

Fashion Week: Rihanna de plus en plus sportswear

Elle a aussi surpris par la tonalité de sa collection, qui a poussé beaucoup plus loin le curseur vers le sportswear, voire le sport tout court, que les trois premières cuvées. Le ballet des shorts en matière épaisse type éponge, des ensembles en style nylon coupe-vent et pantalon rappelait que Puma reste, avant tout, un équipementier sportif, même si sa marque Fenty avec Rihanna suit sa trajectoire propre.

Les pièces frappaient surtout par leur côté technique, notamment les coupes, le choix des matières et une série de poches. Restent les cuissardes et les talons XXL, ou encore ces lanières enlacées façon résille sur les flancs, qui apportent une touche de féminité. En clôture, Riri, son surnom, a effectué un tour d'honneur à l'arrière d'une des motos, saluant la foule avec enthousiasme.

Fashion Week: Rihanna de plus en plus sportswear

Victoria Beckham passe en couleurs

Dimanche matin, en ouverture de cette quatrième journée, Victoria Beckham avait délaissé son noir favori pour les couleurs vives et chaleureuses des marchands de glaces, et de scintillantes pantoufles au nom de sa fille de six ans, Harper.

Fashion Week: Rihanna de plus en plus sportswear

"C'est de la pâte à modeler, c'est de la crème glacée mais pas trop sucrée", a déclaré l'ex-Spice Girl de 43 ans, en commentant sa palette de couleurs après son défilé à Manhattan. "C'est frais, c'est gai, j'adore les chaussures qui brillent, je suis obsédée par la pantoufle Harper", a-t-elle ajouté. Son mari et star du foot à la retraite David Beckham était au premier rang, de même que l'aîné des fils Beckham, Brooklyn, 18 ans, qui fait ses études à la prestigieuse école de design new-yorkaise Parsons.

Beckham, qui se targue de faire des vêtements éminemment portables, a indiqué s'être concentrée sur la légèreté et la superposition des couches, pour séduire les grands voyageurs aisés. Pantalons "skinny", jupes taille basse, des robes si fines qu'elles deviennent transparentes. Et côté couleurs, violet pâle, pistache, rose-pêche, avec quelques touches de rouge, soulignées par l'usage fréquent d'un motif quadrillage très fin. "J'ai porté tellement de noir, ca me réjouit vraiment de porter des couleurs, ca me rend vraiment heureuse", a-t-elle ajouté.

Public School s'affiche avec Jordan

Le duo new-yorkais de Public School a dévoilé, toujours dimanche, une collection qui reste dans l'univers sportswear cher à la marque, mais néanmoins très féminin.

Les pièces souvent très amples témoignaient de coupes précises pour mettre en valeur le corps et étaient régulièrement structurées également par des lanières, des ceintures ou un corset. A l'occasion de ce défilé, Public School a montré des pièces de la collection créée avec la marque Jordan, l'un des moteurs de croissance de l'équipementier Nike.

Public School SS18 'Come Again' | Behind the Scenes

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Première pour Mansur Gavriel

Portée par le succès fulgurant de ses sacs et chaussures, la maison new-yorkaise Mansur Gavriel a montré dimanche sa première collection de prêt-à-porter. Au programme de grands manteaux très amples, portés souvent sur des pulls eux aussi aux formes élargies. Pas d'ostentation, à part sur certaines couleurs, comme du jaune vif, du rouge vermillon ou du bleu ciel.

Présentés dans la boutique principale de la marque à New York, les vêtements étaient disponibles à la vente immédiatement après le défilé, ce qui explique qu'il s'agissait d'une collection automne 2017 et non printemps 2018 comme le veut la tradition. (AFP)

Photos: Catwalkpictures

New York Fashion Week: Raf Simons entre rêve et cauchemar américain

Le très influent créateur flamand Raf Simons a présenté jeudi soir sa deuxième collection pour Calvin Klein, un défilé "entre cauchemar et rêve américain" et en forme d'ode à l'avant-garde artistique new-yorkaise.

Considéré comme l'un des créateurs les plus doués de sa génération, adulé par certains, Raf Simons, 49 ans et ancien de chez Dior, a présenté sa collection de prêt-à-porter printemps/été devant une foule de célébrités: de Paris Jackson, fille de Michael Jackson, à l'acteur oscarisé de "Moonlight", Mahershala Ali, en passant par l'acteur Jake Gyllenhaal ou l'actrice et mannequin Brooke Shields.

Parmi les mannequins, c'est la fille de Cindy Crawford, Kaia Gerber, qui vient de fêter ses 16 ans, qui a créé l'évènement en défilant pour la première fois, sous les yeux de son frère, également mannequin. "Je t'aime infiniment Raf", a-t-elle tweeté après l'évènement.

New York Fashion Week: Raf Simons entre rêve et cauchemar américain

Arrivé chez Calvin Klein en août 2016 avec pour mission de régénérer la marque et ses ventes, Raf Simons avait repris pour ce défilé, organisé au siège de la marque tout proche de Times Square, l'esprit du décor qui avait électrisé le public lors de son "show" de février - une touche de drame en plus.

Comme en février, de nombreux bouquets de fils de laine et des tissus tombaient des plafonds, sauf qu'ils tendaient cette fois vers le rouge sang, laissant émerger de menaçantes lames de haches.

Le ton était donné, annonçant un défilé tout en choc des couleurs et des matières, en préservant néanmoins certaines des coupes emblématiques de la marque.

Raf Simons "trouve" Andy Warhol

Pour les hommes, pantalons et chemises en satin style cow-boy bi- ou quadri-colores, pulls sans manches à torsades de couleurs, tee-shirts en maille façon filet. Côté femmes, des blouses et des robes élastiquées au cou, souvent avec grand revers dans le dos.

Et pour les deux sexes, des tee-shirt imprimés d'oeuvres d'Andy Warhol, artiste éminemment new-yorkais que Simons a expliqué avoir "trouvé en explorant l'Amérique". Des imperméables, des pantalons, des blousons dans toute la palette de couleurs comme marquées de tâches de peinture noire. Simons, qui a repris en main toute la stratégie de Calvin Klein, remodelant son logo et son magasin phare de Madison Avenue, a expliqué avoir puisé son inspiration dans le cinéma américain.

"Il s'agit de l'horreur américaine et de la beauté américaine", a-t-il indiqué dans la note présentant sa collection. "La mode essaie de cacher l'horreur et d'embrasser uniquement la beauté. Mais toutes deux font partie de la vie", a-t-il ajouté. Contrairement au défilé de février, pas d'allusion directe à la politique américaine de l'ère Trump. Mais le créateur a rendu un hommage appuyé à la diversité et à la "transgression sexuelle très liée à l'histoire de Calvin Klein."

New York Fashion Week: Raf Simons entre rêve et cauchemar américain

Ce défilé était l'un des plus attendus de la semaine new-yorkaise, handicapée cette saison encore par le départ de plusieurs grandes marques pour Paris, Londres ou Los Angeles. Parmi les autres faits marquants de cette première journée de "fashion week":

Le designer d'origine japonaise Tadashi Shoji a montré une fois encore sa maîtrise de la dentelle, jouant avec les transparences, pour un défilé éminemment romantique et féminin, avec un podium tout en sobriété.

Adam Selman a présenté une collection éclectique et pleine d'énergie. Ex-protégé de la chanteuse Rihanna, dont il dessina un temps les tenues, le designer moustachu s'est amusé, avec notamment une robe dont le haut et le bas étaient reliés par une armature en fausses perles ou un ensemble veste et pantalon translucide, texture façon peau de serpent.

Hijabs et abayas ont été à l'honneur lors d'un défilé consacré à cinq créateurs de prêt-à-porter indonésiens, dont deux appartiennent à la catégorie de la mode "modeste", destinée aux femmes musulmanes aisées qui tiennent à observer les conventions vestimentaires de l'islam. "Nous ne sommes pas opprimées, nous voulons juste montrer au monde que nous pouvons être belles et à la mode avec nos hijabs", a indiqué la créatrice Dian Pelangi, suivie par 4,8 millions de personnes sur Instagram.

La maison new-yorkaise Rag&Bone a pour sa part confirmé son rejet des traditionnels défilés, préférant projeter une série de photos d'amis de la marque, souvent des célébrités, dans une salle où ses vêtements s'alignent simplement sur des cintres. "Je ne crois plus au défilé", a expliqué Marcus Wainwright, co-fondateur de la marque. "Je ne pense pas que ce soit la meilleure manière de montrer des vêtements à quelqu'un". (AFP)

Photos: Calvin Klein, Catwalkpictures

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La maison new-yorkaise Rag & Bone a présenté jeudi dans ses propres locaux sa nouvelle collection inspirée de l'ambiance des grands festivals de musique, tournant plus que jamais le dos au gigantisme des défilés. En février, le Britannique Marcus Wainwright, co-fondateur de la marque, avait déjà choisi de présenter la collection automne/hiver sous forme d'exposition photo, évoquant un changement d'humeur lié à l'élection de Donald Trump.

Il a confirmé cette orientation cette saison, avec de nouveau une série de clichés d'"amis" de la marque, souvent des célébrités, qui défilent sur des écrans de la salle où les vêtements sont alignés sur des cintres. "Je ne crois plus au défilé", a expliqué Marcus Wainwright à l'AFP. "Je ne pense pas que ce soit la meilleure manière de montrer des vêtements à quelqu'un", a-t-il ajouté, tout en reconnaissant que c'était "très bien pour certaines maisons". "Si je veux dépenser des centaines de milliers de dollars pour vous montrer des vêtements, la question est: le podium est-il la meilleure solution? Vous le voyez, mais est-ce que le client le voit? Est-ce que cela signifie encore quoi que ce soit?"

Depuis quelques années, nombreux sont les designers à avoir rompu avec le culte du défilé, même si les poids lourds y restent attachés. Pour présenter sa nouvelle collection, Marcus Wainwright souhaitait également mettre en scène des hommes et des femmes non professionnels qui correspondent à l'esprit de la marque et auxquels les clients peuvent s'identifier.

Ils forment "un groupe très large. La clientèle est vaste. Le client n'est pas une mannequin russe ou américaine de 16 ans." "Nous avons conçu la collection de manière complètement différente", explique Marcus Wainwright, "en sachant que ces gens allaient venir, que nous allions les habiller et il fallait qu'elles se sentent bien dans ces vêtements."

Une difficulté supplémentaire par comparaison avec des mannequins professionnels, qui sont des exécutantes. La collection est marquée par les grands festivals de musique, notamment celui de Glastonbury, au sud de Bristol en Angleterre, où s'est rendu cette année Marcus Wainwright.

"Cela inspire beaucoup de voir cette façon britannique de mélanger les vêtements", dit-il. "C'est très audacieux parce que tout le monde a pris des drogues et écoute de la musique, mais c'est une vraie source d'inspiration."

La collection, qui combine allure et confort, reprend des éléments aussi divers que le motif Prince de Galles, le kaki militaire, le rouge vif ou du rose pour des baskets ou un costume. (AFP)

Lisa Gachet : collaboration avec Monoprix

La blogueuse et influence Laura Gachet présente, en collaboration avec Monoprix,une collection capsules. Avant la célèbre enseigne, cette influenceuse créative avait collaboré avec d’autres marques telles que Princesse tam-tam ou encore Jonak. En collaboration avec la direc­trice artis­tique du Lemo­nade Studio , la marque propose une ligne de vêtements pour femme, homme et enfant mais aussi des articles de décoration. La collection capsules baptisée Wear Lemonade et propose des pièces aux couleurs vives et colorées. Elle sera disponible dans tous les magasins Monoprix à partir du 13 septembre.

Lancé en 2011, le blog de produits fait maison appartenant à Laura Gachet est devenu incontournable. Réunissant plus de 200 000 abonnés, la blogueuse a réussi à s’imposer grâce à son business. Ce qui l’a même conduit à créer deux entreprises baptisées “Make my lemonade” et Lemonade Studio. La blogueuse spécialiste du “do it yourself” , qui consiste à fabriquer des pièces la main, est devenue styliste et a même signé sa première collection.

Photo : Facebook Make my lemonade
Claudie Pierlot renforce son identité parisienne

Pour cette nouvelle rentrée, la marque Claudie Pierlot présente sa nouvelle ligne de maroquinerie. Baptisée Anouck, cette gamme de sacs de luxe se veut élégante mais aussi intemporelle. Avec les sacs Anouck, Claudie Pierlot envisage de rentrer dans la catégorie des pièces iconiques, des must-haves indispensables pour toutes les femmes peu importe l’âge ou l’origine.

Disponibles en différentes couleurs, les sacs Anouck se déclinent en deux formats : le petit format qu’on retrouve en noir, marine ou bordeaux et qui se vend à 245 euros la pièce ainsi que le grand format uniquement disponible en noir pour le moment et qui coûte 295 euros. La collection est disponible depuis le 5 septembre en avant-première sur le site de la marque et sera présente en magasins à partir du 12 septembre. Pour personnaliser le sac, des foulards vendus séparément à 55 euros la pièce, sont également disponibles. La nouvelle collection de maroquinerie Claudie Pierlot s’inscrit dans la continuité de l’image de la marque. L’identité parisienne est totalement assumée et même revendiquée.

Claudie Pierlot renforce son identité parisienne

L’ambition d’une styliste

Depuis la création de la marque en 1984, la styliste fondatrice, Claudie Pierlot s’est positionnée comme la créatrice qui habille les parisiennes. En 2009, la marque est vendue au groupe Smcp (Sandro, Maje, Claudie Pierlot) présent dans 36 pays avec plus de 1200 points de vente. Le groupe est majoritairement détenu par le groupe de textile chinois Shandong Ruyi. En juin dernier, le groupe a annoncé, via un communiqué, son désir d’introduire, à la bourse de Paris, une part minoritaire de son capital dans l’objectif de poursuivre son développement, notamment à l’international : "Convaincu qu’une introduction en Bourse profitera au groupe tant en termes de développement international qu’en termes de visibilité, Shandong Ruyi a l’intention de conserver sa position d’actionnaire majoritaire du groupe et s’engage à soutenir SMCP dans son développement."ont-ils déclaré.

Claudie Pierlot renforce son identité parisienne

Le groupe a en effet enregistré une forte progression au cours des dernières années. En 2016, les ventes annuelles du groupe Smcp ont atteint 786 millions d’euros, soit une progression de 16,4 pour cent. Pour son développement, le groupe mise également sur la montée en puissance du e-commerce. En effet, ses ventes en ligne ont augmenté de 80 pour cent en 2016 et représentent maintenant 10 pour cent de son chiffre d’affaires total.

Photo : Facebook Claudie Pierlot
Tom Ford ouvre la Fashion Week, en quête des "millenials"

New York a ouvert mercredi le bal des semaines de la mode d'automne, avec le défilé très années 90 du designer américain Tom Ford, qui cherche, comme ses rivaux, à séduire le jeune public. Marquée par quelques départs, notamment ceux de Tommy Hilfiger, Altuzarra, Rodarte ou Thom Browne, la Fashion Week de New York compte sur quelques locomotives et de jeunes créateurs pour préserver sa légitimité.

Dans ce cadre, l'arrivée de Tom Ford, passé par Londres et Los Angeles, est une bénédiction. Sur son seul nom s'est pressée mercredi à l'Armory, un ancien bâtiment militaire, une foule de vedettes, notamment l'actrice Julianne Moore, Kim Kardashian, la chanteuse Chaka Khan ou le basketteur Russell Westbrook.

Le designer leur a offert une collection très inspirée des années 90, celles qui ont vu son avènement chez Gucci, sous les yeux de deux anciens mannequins emblématiques de cette époque, Cindy Crawford et Helena Christensen. Tout en se disant résolument tourné vers l'avenir, il a expliqué au site Business of Fashion vouloir s'inscrire dans un "revival" années 90 qu'il a observé autour de lui. A l'arrivée, des vêtements qui, souvent, prennent la lumière, par un effet moiré ou des paillettes, et d'autres qui attirent l'oeil par leurs couleurs vives.

TOM FORD Women's S/S18 Runway. #TOMFORD #TOMFORDSS18 #NYFW

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Les coupes, elles, proposent une silhouette affirmée, avec de nombreuses épaulettes, des vestes cintrées, des robes et des jupes très courtes ainsi que des talons vertigineux. Ce premier événement majeur de la Fashion Week de New York s'est conclu sur une fête, dans l'esprit des grands shows de ces dernières années, avec musique, danse et hamburgers servis par des jeunes gens torse-nu en mini-short.

New York affaiblie ?

L'autre défilé très attendu de la Fashion Week sera celui jeudi du créateur Raf Simons pour Calvin Klein. Il avait déjà créé l'événement en février grâce à un premier défilé avant-gardiste, renouvelant profondément l'image de cette marque éminemment new-yorkaise.

New York compte également sur quelques recrues prometteuses comme Matthew Adams Dolan ou le Chinois Snow Xue Gao et des jeunes créateurs de talent, auquels la capitale culturelle des Etats-Unis fait la part belle. Sera-ce suffisant pour assurer la légitimité de New York comme place qui compte dans le monde de la mode?

"Quand un grand nom comme Altuzarra annonce qu'il sort, c'est à chaque fois un petit affaiblissement de New York comme place importante de créativité", souligne René Célestin, fondateur de la société de production de défilés Obo. Si le contexte politique - avec un Donald Trump honni par les milieux artistiques - "n'aide pas", "il y a bien d'autres raisons", mais "tout cela n'a rien d'irrémédiable", estime-t-il. D'autres capitales de la mode telles Londres ou Milan sont passées par des périodes de doutes avant de rebondir, "c'est un cycle normal", souligne pour sa part Imran Amed, fondateur et rédacteur en chef du site spécialisé Business of Fashion, basé à Londres.

Tom Ford ouvre la Fashion Week, en quête des "millenials"

Pour lui, la recherche par les marques de la capitale la plus appropriée n'est que l'un des symptômes des mutations qui secouent le secteur de la mode, chamboulé comme d'autres par les ventes en ligne, le rôle dominant des réseaux sociaux et la place prise par les "millenials", autre nom de la génération Y . "Il y a tant de nouveaux modèles économiques avec lesquels expérimenter", dit-il. "Les dirigeants sont concentrés sur ce fossé des générations, avec les nouveaux consommateurs et les +millenials+ qui devraient représenter 45 pour cent de l'industrie du luxe d'ici 2025". "Ils ont grandi avec des valeurs totalement différentes, avec la technologie, et ils veulent une relation différente avec leurs marques".

Chasse aux vedettes d'Instagram

Parmi les exemples de cette mutation, les récents partenariats signés par Coach ou Burberry avec respectivement la chanteuse Selena Gomez et la star chinoise de la pop Kris Wu.

Peut-être mieux qu'aucune autre grande destination de la mode, New York sait créer du "buzz", faire parler d'elle. "Il y a toujours de l'excitation à New York parce que c'est un moment global", qui résonne dans le monde entier, fait valoir André Leon Talley, figure du magazine Vogue durant 30 ans.

Qui émergera cette année du tourbillon des tweets et des posts sur Instagram ? La pop star Rihanna devrait faire partie des heureux élus avec le défilé de sa marque Fenty (avec Puma) attendu dimanche. Tout comme le rappeur Kanye West, qui devrait présenter la 6e collection de sa marque Yeezy. (AFP)

Photo Credit: Angela Weiss / AFP

Gareth Pugh dévoilera sa collection avec un film

Encore un qui refuse le format traditionnel du défilé. Gareth Pugh proposera plutôt un nouveau projet de film, dans un lieu historique et dirigé par le célèbre photographe et réalisateur Nick Knight, en collaboration avec SHOWstudio.

Depuis son retour au calendrier de Londres, les contributions de Gareth Pugh au programme de la semaine de la modes sont toujours plus originales les unes que les autres, tant dans la forme que dans le contenu. Cette saison, le créateur sa collection Printemps-Eté 2018, au BFI IMAX Waterloo, le plus grand écran de cinéma en Europe.

« Il s'agit de choisir de présenter le travail d'une manière qui détourne les esprits, où les images sont étendues à des proportions enveloppantes et se connectent directement à la profondeur des idées derrière le travail », a déclaré Gareth Pugh.

Photo : Gareth Pugh par Nick Knight

PLAYOLOGIE SERA AU SALON KIND & JUGEND

Du 14 au 17 septembre, Playologie sera en Allemagne pour participer à Kind & Jugend, un salon de renom international de produits pour bébés et tout-petits.

Ayant lieu à Cologne, ce salon réunit près de 1200 exposants venus de plus de 50 pays, qui présentent la gamme la plus complète au monde de tenues pour bébés et tout-petits. On attend cette année plus de 21 000 visiteurs originaires de plus de 100 pays.

Playologie étant toujours à la recherche des dernières tendances, ce site de vente B2B international occupera 100 mètres carrés d’espace merveilleusement agencé dans le Hall 11.1, C-30/D-035. Pour l’occasion, Playologie fait équipe avec l’agence de tendances Instinct.

PLAYOLOGIE SERA AU SALON KIND & JUGEND

Une installation aérienne et ouverte présentera trois tendances originales de tenues pour bébés ainsi qu’un choix des meilleurs produits disponibles sur Playologie.

Site de vente B2B de style de vie complet, Playologie réunit des marques internationales sélectionnées, allant de la mode pour hommes, femmes et enfants aux collections pour la maison, en passant par les tenues pour bébés.

Grâce aux outils efficaces et incontournables qu’offre Playologie, les marques et les acheteurs ont maintenant la possibilité de développer leur entreprise toute l’année, ce qui permet aux marques de présenter simultanément leurs collections dans le monde entier et aux acheteurs de renouveler leur offre tout au long de l’année.

www.playologie.com
www.instinct-trendconsulting.com

Prévisualisation de l’essentiel des défilés Printemps/Eté 2018

Un premier apperçu sur les tendances clés qui inspirent la saison des défilés pour femmes Printemps/Eté 2018.

Tandis que la New York Fashion Week se prépare pour présenter les collections de prêt-à-porter féminin la semaine prochaine, l'enthousiasme pour la nouvelle saison est à son comble. L'équipe de Trendstop a mis au point un pack de prévisualisation des meilleurs défilés Printemps/Eté 2018 contenant des vidéos gratuites, un accès gratuit au défilé Trendstop et une chance d'obtenir une analyse quotidienne des tendances aux fashion weeks Printemps/Eté 2018 de New York, Londres, Milan et Paris.

Nos séries vidéo en 4 parties se concentreront sur les thèmes clés des influenceurs de la saison estivale précédente, tels que Sportmax et Chloé, ainsi que les palettes de couleurs, les imprimés et les éléments essentiels pour le Printemps/Eté 18. Découvrez le premier volet ci-dessous et cliquez sur le lien pour pour recevoir la série complète ainsi que l'accès complémentaire aux défilés de Trendstop sur votre email.

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