Adidas: "On va gagner la Coupe du monde parce qu'on a le ballon"

"On va gagner la Coupe du monde parce qu'on a le ballon", relève Nicolas Favre, directeur général d'Adidas France, interrogé par l'AFP, convaincu que le partenariat avec la Fifa, organisateur du tournoi, peut jouer un rôle décisif dans son bras de fer avec son rival Nike.

"On a 12 équipes, dont la nation championne en titre (l'Allemagne): notre objectif, c'est d'accompagner ces équipes-là au bout car on sait que derrière il en ressort une vague sur laquelle on pourra surfer pendant plusieurs années, au niveau international mais aussi en France", complète Sylvain Bouchès, directeur marketing d'Adidas France.

Que représente une Coupe du monde pour Adidas en terme d'opportunité économique?

"Il y a des chiffres dont on ne peut pas parler. Mais évidemment qu'il y a un objectif économique. On est sur un modèle de croissance où le foot pèse à peu près à hauteur de 10 pourcent dans notre chiffre d'affaires (2,1 milliards d'euros en 2014 lors de la dernière édition, ndlr). On ne peut pas réaliser cet objectif, si on ne mobilise pas le marché du football. Sur une année +événement football+ comme la Coupe du monde, la partie des ventes produits liées à l'événement, nous en France, je crois que cela représente environ 15 pourcent."

Nous sommes dans une année de Coupe du monde et pourtant, l'objectif de croissance du chiffre d'affaires pour 2018 est inférieur à 2017 ("près de 10 pourcent" contre 14,8 pourcent réalisé l'an dernier). Pourquoi cette prudence?

"Le facteur limitant, c'est qu'on est sur un Mondial dans un pays ou l'impact de ce qui va se passer va être moins fort sur le marché global. Typiquement, lorsque vous avez une Coupe du monde qui se passe dans des pays qui sont des références au niveau du football -- Allemagne, Brésil, etc. --, il y a une explosion de la consommation dans ces catégories-là qui sont monstrueuses. La croissance qu'on a connue en Russie l'année dernière n'était pas très bonne (3 pourcent des ventes du groupe contre 10 pourcent il y a 5 ans, ndlr). La Russie a un marché dont la structure de distribution est quasi nulle. Sur le marché du sport, 90 pourcent de la distribution est opérée par les réseaux en propre."

Quid de la rivalité avec Nike, votre rival principal sur le marché du foot qui équipera 10 équipes, dont la France et le Brésil ?

"Ce qui est sûr c'est qu'on va gagner la Coupe du monde parce que c'est avec notre ballon que vont se jouer les matches. La star de la compétition ce sera le ballon. Mais même si ce n'est pas une équipe Adidas qui gagne, on sortira par le haut. En 2006, si je reprends le dernier match de Zinédine Zidane (joueur de l'équipe de France équipé par Adidas, ndlr) où on ne gagne pas le Mondial (victoire de l'Italie équipée par Puma, ndlr), le rayonnement qu'a eu cette finale a eu des effets pendant des années."

Propos recueillis par François d'Astier. (AFP)

Crédit photos : Adidas France, Marc Dossmann/ Photo Expression, dr

 

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