Alber Elbaz parle de son départ comme un tragédie

Alber Elbaz s’est enfin ouvert à propos de son départ de Lanvin. Lors d’une conférence à l’école Parsons The New School of Design à New York, à côté de Kim Hastreiter du magazine Paper et de Julie Gilhart, consultante mode, le créateur israélo-marocain a avoué que son éviction de la maison française était une « tragédie » personnelle.

« Depuis que je suis parti de Lanvin, j'ai une énorme cicatrice. Pour les deux premiers mois, je marchais dans Paris et il pleuvait. Je ne savais pas si c’était de la pluie ou mes larmes, a-t-il reconnu devant l'auditoire d'environ 600 personnes qui s’était rassemblé pour l'entendre parler. Si jamais je trouve un travail intéressant qui va me donner envie de me réveiller à nouveau, j’enseignerai tous les vendredis et travaillerais un jour par semaine dans un hôpital. Il n'y a pas de bonne formule. Mais je ne veux pas penser à Lanvin. »

Alber Elbaz a été évincé du poste de directeur artistique en octobre dernier, après 14 ans, à la suite d’un désaccord avec la nouvelle propriétaire de Lanvin, Shaw-Lan Wang. Il a été de plus congédié du conseil d’administration la semaine dernière.

« Les gens pensent que la mode est une longue fête qui ne finit jamais, a-t-il avoué mardi, selon FashionUnited. C’est une fête mais elle se termine. Dans la vie, il y a des hauts et des bas. Je suis venu ici sans voiture privée, sans secrétaire et sans responsable des relations publiques pour me dire ce qu'il faut dire. Il y a quelque chose de fabuleux dans la liberté. »

 

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