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En image : Neith Nyer, le jeune qui monte à la PFW

By Aurore Hennion

2 mars 2017

Mode

Dans l'avenir chaotique de MM83, les gens n'ont pas d'autre choix que de se ruer dans les fripes et les armoires de leurs ancêtres, pour se créer de nouveaux vêtements. La collection de cette saison est construite autour du livre écrit et dessiné par le directeur de création de Neith Nyer, Francisco Terra. MM83, ou Migurushii Mirai 83, (future disgracieux, en japonais), est une histoire écrite comme un manga, qui se déroule dans un Tokyo délabré, fantasmagorique.

La collection Automne 2018 reflète l'ADN de Neith Nyer, une marque qui cherche à brouiller les lignes. La plupart des vêtements sont portés par des personnages fictifs du livre, et les visages des groupes de rock qu'ils écoutent, sont imprimés sur les pièces réelles de la collection. Les allées et venues constantes, entre la fiction et le défilé, sont destinées à générer un sentiment fantastique. Cette collection s'inscrit aussi dans la culture grunge. C'est un hommage à la vie nocturne bizarre et à sa puissante énergie sexuelle.

Francisco Terra rend hommage aux limites de la vulgarité

Les vêtements ont été conçus pour jouer avec ce que les gens jugent acceptable ou inaccessible, dans la mode. Ils rendent hommage aux limites de la vulgarité, en la transformant en luxe, à travers des matériaux somptueux et un style élégant. Les roses et les imprimés léopard, les volants jumelés au latex, les talons éclaboussés de peinture, tous tordus pour revisiter ce que nous jugeons comme étant bon ou mauvais goût.

« J'ai passé beaucoup de temps à vérifier les vêtements dans les marchés le dimanche à Paris et ses banlieues », explique Francisco Terra. « J'ai trouvé exactement le même type de vêtements et accessoires que je verrais chez moi, au Brésil. Il y a presque un goût international pour le mauvais goût ! Ce qui brille et attire l'œil : cristaux, fausse fourrure, transparence ... Nous partageons tous un goût commun pour cette esthétique, lorsque mon équipe et moi avons construit cette collection, après avoir visité l'exposition Vulgar in Fashion, au Barbican à Londres ».

Francisco Terra a grandi au Brésil et a commencé sa carrière à Paris pour des maisons comme Givenchy et Carven. Sa marque porte le nom de sa grand-mère, qui lui a appris à coudre, et lui a donné le goût des vêtements.

Photo : Neith Nyer