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La maison new-yorkaise Rag & Bone a présenté jeudi dans ses propres locaux sa nouvelle collection inspirée de l'ambiance des grands festivals de musique, tournant plus que jamais le dos au gigantisme des défilés. En février, le Britannique Marcus Wainwright, co-fondateur de la marque, avait déjà choisi de présenter la collection automne/hiver sous forme d'exposition photo, évoquant un changement d'humeur lié à l'élection de Donald Trump.

Il a confirmé cette orientation cette saison, avec de nouveau une série de clichés d'"amis" de la marque, souvent des célébrités, qui défilent sur des écrans de la salle où les vêtements sont alignés sur des cintres. "Je ne crois plus au défilé", a expliqué Marcus Wainwright à l'AFP. "Je ne pense pas que ce soit la meilleure manière de montrer des vêtements à quelqu'un", a-t-il ajouté, tout en reconnaissant que c'était "très bien pour certaines maisons". "Si je veux dépenser des centaines de milliers de dollars pour vous montrer des vêtements, la question est: le podium est-il la meilleure solution? Vous le voyez, mais est-ce que le client le voit? Est-ce que cela signifie encore quoi que ce soit?"

Depuis quelques années, nombreux sont les designers à avoir rompu avec le culte du défilé, même si les poids lourds y restent attachés. Pour présenter sa nouvelle collection, Marcus Wainwright souhaitait également mettre en scène des hommes et des femmes non professionnels qui correspondent à l'esprit de la marque et auxquels les clients peuvent s'identifier.

Ils forment "un groupe très large. La clientèle est vaste. Le client n'est pas une mannequin russe ou américaine de 16 ans." "Nous avons conçu la collection de manière complètement différente", explique Marcus Wainwright, "en sachant que ces gens allaient venir, que nous allions les habiller et il fallait qu'elles se sentent bien dans ces vêtements."

Une difficulté supplémentaire par comparaison avec des mannequins professionnels, qui sont des exécutantes. La collection est marquée par les grands festivals de musique, notamment celui de Glastonbury, au sud de Bristol en Angleterre, où s'est rendu cette année Marcus Wainwright.

"Cela inspire beaucoup de voir cette façon britannique de mélanger les vêtements", dit-il. "C'est très audacieux parce que tout le monde a pris des drogues et écoute de la musique, mais c'est une vraie source d'inspiration."

La collection, qui combine allure et confort, reprend des éléments aussi divers que le motif Prince de Galles, le kaki militaire, le rouge vif ou du rose pour des baskets ou un costume. (AFP)