Fraude massive chez Kiabi : l'ex-trésorière libérée et une nouvelle mise en examen
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Dix-huit mois après la découverte d'une fraude spectaculaire au détriment de l'enseigne Kiabi, l'enquête judiciaire franchit de nouvelles étapes. Une deuxième personne a été mise en examen tandis que la principale suspecte a obtenu sa remise en liberté sous surveillance électronique.
100 millions d'euros volatilisés
Selon les informations de franceinfo, confirmées en partie par le parquet de Paris ce lundi 16 mars 2026, le préjudice s'élèverait à environ 100 millions d'euros. Ces fonds auraient disparu des comptes de l'enseigne de prêt-à-porter de la famille Mulliez via une technique sophistiquée dite des « comptes rebonds ». Sollicité par l'AFP, le parquet n'a pas confirmé le montant exact, précisant que le contenu des investigations reste confidentiel à ce stade.
Évolution de la situation judiciaire des suspects
L'enquête, qui avait débuté à l'été 2024, concerne deux profils clés :
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Aurélie B. (principale suspecte) : Ancienne trésorière de Kiabi, elle avait été interpellée en Corse à sa sortie d'un jet privé. Mise en examen pour escroquerie et blanchiment aggravé, elle a été libérée de détention provisoire et assignée à résidence sous surveillance électronique fin 2025.
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Clément D. (deuxième mise en examen) : Présenté comme l'ex-compagnon de la suspecte, il est mis en examen depuis le 15 septembre 2025 pour blanchiment en bande organisée. Il a été placé sous contrôle judiciaire et bénéficie du statut de témoin assisté pour le chef d'escroquerie.
Un accord stratégique avec une banque allemande
Sur le volet financier, Kiabi a annoncé avoir conclu un accord confidentiel avec la banque allemande Volksbank Düsseldorf Neuss. C'est par cet établissement que les fonds dérobés auraient transité avant d'être transférés vers la Turquie.
« Cette signature constitue une étape-clé dans le recouvrement des biens et la poursuite des actions, menées avec détermination, pour récupérer les sommes détournées au détriment de Kiabi, de ses collaborateurs et de ses actionnaires », a déclaré le groupe à l'AFP.
De son côté, la banque allemande a salué un accord permettant d'éviter un « litige long et éprouvant » afin de se concentrer sur les poursuites contre les responsables directs de la fraude.
Rappel des faits
L'affaire avait éclaté en 2024 lorsque Kiabi avait tenté de récupérer un investissement réalisé un an plus tôt. L'entreprise s'était alors rendu compte que l'argent avait disparu de la banque dépositaire. La direction de l'enseigne nordiste avait alors confirmé avoir été victime d'une « fraude financière sophistiquée d'ampleur ».