Gérard Darel placé en redressement judiciaire pour trouver un repreneur

La marque française de prêt-à-porter haut de gamme Gérard Darel a été placée en redressement judiciaire, assorti d'une période d'observation de quatre mois, ouvrant la voie à une éventuelle reprise par de nouveaux investisseurs, a-t-on appris mardi de source proche du dossier. Le redressement, que l'enseigne avait elle-même demandé à la suite notamment de désaccords avec ses créanciers, a été prononcé lundi par le tribunal de commerce de Paris.

Gérard Darel, fondé en 1971 et racheté pour une valeur d'entreprise estimée à 300 millions d'euros en 2008 par le fonds Advent, fait face depuis plusieurs mois à de lourdes difficultés financières. En août 2014, le tribunal de commerce avait validé un plan de rééchelonnement sur 18 mois de la dette du groupe, qui s'élevait à l'époque à une centaine de millions d'euros.

Depuis plusieurs mois, des négociations à l'amiable avaient été engagées entre les actionnaires et les créanciers pour tenter d'inverser la situation et envisager une nouvelle solution de reprise de l'enseigne. "Les parties n'ont pas réussi à se mettre d'accord, c'est pour ça que la direction de l'entreprise a demandé à être placée sous la protection du tribunal de commerce", a expliqué mardi une source proche du dossier. "Cela laisse désormais quatre mois à un éventuel repreneur pour se manifester", a-t-elle ajouté.

L'enseigne française, dont le célèbre sac "24 heures" avait fait les beaux jours il y a quelques années, détient 300 magasins dont la moitié en France et emploie 1.100 personnes dans le monde. Elle réalise un chiffre d'affaires annuel d'environ 200 millions d'euros. Mais elle fait face depuis plusieurs années au recul de la consommation d'habillement en France et à la concurrence de nouveaux acteurs sur son segment de marché.

Advent, qui avait investi 100 millions d'euros dans l'entreprise depuis son rachat, a mis en place depuis 2013 un nouveau management, confiant la gestion de l'enseigne à Sandrine Lilienfeld et nommant une nouvelle styliste. Une extension de la gamme, notamment sur le segment porteur des accessoires, et une poussée vers l'international ont par ailleurs été enclenchés depuis l'an dernier.

Un plan d'économies et de refonte des systèmes d'informations et de logistique avaient enfin été instaurés. Selon la source proche, toutes ces mesures commencent à porter leurs fruits sur le niveau des ventes, ce qui pourrait attirer de nouveaux repreneurs. "Les noms de candidats potentiels tels que IKKS, Armand Thierry, la société d'investissement Borletti ou Sandro Maje sont notamment cités", ont indiqué lundi les Echos. (AFP)

 

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