• Home
  • Actualite
  • Mode
  • Incendie d'une usine textile au Bangladesh : les propriétaires renvoyés en procès

Incendie d'une usine textile au Bangladesh : les propriétaires renvoyés en procès

By AFP

loading...

Scroll down to read more
Les deux propriétaires d'une usine textile au Bangladesh dont l'incendie avait causé la mort de 111 personnes en 2012 ont été renvoyés en procès, aux côtés de 11 autres personnes, a annoncé jeudi le parquet.

Delwar Hossain et sa femme Mahmuda Akter ont été formellement inculpés pour l'incendie de l'usine Tazreen dans la banlieue de Dacca où les ouvriers s'étaient retrouvés piégés par les fumées toxiques ou contraints de se défenestrer pour échapper aux flammes.

"Le tribunal a inculpé 13 personnes dont Delwar et sa femme pour homicide par négligence", a dit le procureur Khandakar Abdul Mannan après une audience d'un tribunal de Dacca.

"Le juge les a renvoyés en procès à partir du 1er octobre, quand les déclarations des témoins seront enregistrées", a-t-il ajouté auprès de l'AFP. Ce drame avait mis en lumière les graves négligences de sécurité régnant dans les ateliers textiles au Bangladesh, deuxième exportateur mondial de textile.

Cette catastrophe avait été suivie moins d'un an plus tard par une tragédie encore plus dramatique ayant eu un fort retentissement international, à savoir l'effondrement du complexe textile du Rana Plaza dans lequel 1.138 personnes avaient trouvé la mort.

Les 13 personnes renvoyées en procès, dont les gérants de l'usine et le personnel de sécurité, sont passibles de 10 ans de prison au maximum. Huit étaient présentes lors de l'audience ce jeudi, tandis que cinq autres sont toujours en fuite.

Les accidents mortels sont fréquents dans les 4.500 usines textiles du pays, un secteur aux mains d'hommes d'affaires puissants ayant des relais dans la classe politique.

L'atelier de Tazreen fabriquait des vêtements pour l'américain Walmart, les magasins néerlandais C&A ou encore ENYCE, une marque détenue par le rappeur Sean "Diddy" Combs.

Les victimes étaient en majorité des femmes gagnant quelques dizaines de dollars par mois.

Selon le témoignage de survivants, les contremaîtres et les gardiens ont forcé les ouvriers à retourner à leur poste malgré l'épaisse fumée qui se dégageait du rez-de-chaussée d'où l'incendie s'est déclaré.

La catastrophe du Rana Plaza en avril 2013 a forcé fabricants et donneurs d'ordre à renforcer la sécurité des ateliers textiles et le gouvernement à imposer une hausse du salaire minimum des ouvriers du secteur. (AFP)

Bangladesh