Interview Stuart Ford : "Si vous cherchez à créer la fibre parfaite, ce sera de la laine"

Lors de la conférence sur L'Art et la Matière, organisée ce weekend dans le cadre du Vogue fashion festival, Stuart Ford, General manager Western hemisphere de The Woolmark Company, a présenté les diverses activités de l’autorité de la laine australienne, de National Geographic à Dior, en passant par les équipements de surf. FashionUnited s’est entretenu avec lui à propos des nombreuses missions de The Woolmark Company.

Quels sont les avantages de la laine ?

La laine est naturelle, renouvelable, biodégradable, en somme toutes les choses que l’on recherche dans les fibres aujourd’hui. De plus, elle a des fonctionnalités techniques. Si vous cherchez à créer la fibre parfaite, ce sera de la laine. On veut s’éloigner de la course aux fibres synthétiques et polymères.

Qu’en est-il de l’utilisation de la laine, est-elle en hausse ?

La demande pour la laine est en hausse, grâce aux nombreuses façons de l’utiliser. L’approvisionnement est infini car nous pouvons augmenter la production très rapidement. De plus en plus de gens veulent utiliser de la laine de différentes manières et de façon de plus en plus innovantes.

Quelles sont les nouvelles innovations de Woolmark en termes de matières ?

Les applications de la laine sont trés vastes allant de la navigation dans des zones arctiques au défilé de mode à Paris. L’innovation aujourd’hui intègre surtout ce que les demandes propres à chaque marque. Dans le monde du sport ils veulent ce qui est nouveau : compressibilité, adaptation, etc. Dans la mode, ils recherchent d’autres propriétés comme la forme ou la douceur. Une fibre de cheveux est de 50 macrons, la fibre de merino est 19 microns, ce qui est très fin et sur la peau la sensation est incroyable.

Comment The Woolmark company travaille avec les producteurs ?

Woolmark est une entreprise à but non lucratif. Elle a été fondée par les producteurs eux-mêmes. Ils payent 2 pour cent de la laine qu’ils vendent et nous divisons cela en recherche, développement et marketing. Nous ne créons ni ne vendons de produits. Nous sommes présents pour permettre aux gens d’utiliser plus de laine.

Vous participez aussi à l’éducation ?

L’éducation est une chose très importante pour nous. Nous avons lancé des cours en Australie, Hong Kong et maintenant à Londres. Nous enseignons aux jeunes l’importance de la laine, à travers des ateliers pratiques pour les créateurs, nous sponsorisons également le International Woolmark Prize. Nous voulons les initier dès leur plus jeunes âge, pour les suivre au sein des universités et écoles de design, jusqu’à la vie réelle.

Votre champ d’action est l’Australie ?

Nous avons été fondés par les producteurs australiens et le siège est en Australie mais nous sommes internationaux. Il faut savoir que près de 90 pour cent de la laine mondiale vient d’Australie.

Woolmark est très actif dans la jeune création. Pourquoi est-ce important d’avoir lancé ce prix ?

Cela est important pour nous car nous voulons les accompagner sur du long terme. Ce que les jeunes créateurs arrivent à concevoir est très impressionnant, des choses auxquelles nous n’aurions pas pensé. Ils ont une créativité incroyable.

Quels sont les challenges auxquels font face les créateurs en termes de matières ?

Je pense que les jeunes créateurs, quand ils entrent dans les écoles, n’ont pas réellement de vision générale sur toutes les options possibles de fibres. C’est à ce moment que nous intervenons et que nous leur enseignons ce qu’il est possible de faire avec la laine. C’est une fibre complexe. En terme d’éducation, on leur parle de manière très générale.

Photo : Stuart Ford par FashionUnited

 

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