Julien Fournié mise sur les accessoires couture modélisés et imprimés en 3D

La génération actuelle de grands couturiers consolide activement la vocation de la haute couture parisienne : à savoir, être une zone d’exploration qui ne renonce en rien à l’élégance et à la poésie. Et qui dit exploration dans le domaine du textile parle évidemment de la 3D. Iris Van Herpen en est l’exemple le plus frappant mais elle n’est pas la seule. Sans effet d’esbroufes, Julien Fournié lui aussi apporte vaillamment sa pierre à l’édifice grâce au projet Phoenix et au fashionLab.

Le FashionLab, c’est l’incubateur technologique de Dassault Systèmes dédié aux créateurs de mode. Un incubateur à la croisée de l’univers du luxe et de la 3D virtuelle, qui allie l’ingénierie créative l’industriel à l’inventivité artistique et au savoir-faire des talents de la Couture. Son objectif est de proposer de nouvelles expériences 3D autour du luxe, intégrant les outils de conception, de simulation et de collaboration nécessaires à la création d’un modèle ou d’une collection.

Dans ce cadre, Le grand couturier français va présenter pour la première fois des accessoires Couture créés intégralement en 3D, de la modélisation virtuelle à l'impression : il s’agit de trois accessoires en forme d’ailes – appelés « Phoenix » - qui ont été conçus pour la collection Automne-Hiver 2015 – 2016 du Couturier. Ils seront présentés lors de le Semaine de la Couture, le 7 juillet prochain.

“J’avais l’impression de posséder une baguette magique ! »

Ce projet est une reminiscence et en quelque sorte, une prolongation que la collection Printemps-Eté 2015 qui avait été présenté en janvier dernier. Le couturier avait réalisé un casque composé d’ailes de Phoenix. Suite à ce défilé, il a décidé de capitaliser sur cette création en apportant des améliorations au design avec la collaboration du FashionLab.

« Je souhaitais apporter plus de légèreté et plus de souplesse à ces ailes de Phoenix, indique le couturier. Mais je n’avais pas le temps de faire de nouveaux prototypes physiques. J’ai donc collaboré avec le FashionLab pour les retravailler en 3D”. Julien Fournié est visiblement satisfait du résultat: «« Grâce à cette création digitale, j’ai pu envisager des finitions et coloris en visualisant les rendus comme sur une photo, en quelques instants. J’avais l’impression de posséder une baguette magique ! »

Le couturier et l’industriel ont travaillé sur les formes des ailes du Phoenix grâce aux logiciels de modélisation 3D. La forme et les matières ont été repensées de façon à conserver l’idée d’origine tout en répondant aux critères de finesse et de souplesse.
Une multitude de variantes de formes, de couleurs et de matières ont été testées, ce qui d’apres le couturier aurait été matériellement impossible, car beaucoup trop longs, sans les logiciels. « Nous souhaitons sans cesse améliorer le processus de creation, indique Jérôme Bergeret, Directeur du FashionLab de Dassault Systèmes. Julien Fournié a pu envisager des finitions qu’il n’aurait pas pu atteindre sans passer par cette expérience 3D. Celle ci atteste donc la puissance de la 3D digitale qui rend possible l’interaction émotionnelle d’un produit de mode ou de luxe avec les consommateur.».

 

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