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Mode

L’AICP ouvre un campus de formation à Tashkent (Ouzbékistan)

By Anne-Sophie Castro

14 oct. 2019

Le savoir-faire français et la formation de mode, toujours en expansion à l’étranger, s’implante à Tashkent (Ouzbékistan). L’Académie Internationale de Coupe de Paris (AICP), l’école d’excellence des modélistes du vêtement, a ouvert début septembre une antenne dans ce pays d’Asie centrale. Zoom sur cette nouvelle destination, un des premiers producteurs de coton au monde.

« L’aboutissement d’une coopération de longue date »

L’AICP, expert des métiers techniques de la mode française et internationale depuis sa création en 1860, a su tisser des liens privilégiés avec les ateliers des principales Maisons de couture et de prêt-à-porter à la recherche de talents en moulage, patronnage, gradation, normalisation, CAO ou encore en mesure industrielle.

Après plusieurs années de relation et de collaboration entre Jean-Philippe Vauclair, Président de l’Académie Internationale de Coupe de Paris (AICP), et Kamilova Khalida Khafizovna, Vice-recteur de l’Institut du Textile et de l’Industrie Légère de Tachkent (ITILT), un accord de partenariat a été signé en décembre 2018 avec pour objectif l’ouverture du campus de l’AICP-ITILT à Tachkent en septembre 2019.

« Cette ouverture du campus de l’AICP-ITILT Tachkent est l’aboutissement d’une coopération de longue date », indique un communiqué de l’académie. « Deux professeures ouzbeks, Nozima Artikbayeva et Mutabar Shomansurova, ont suivi pendant un an une formation complète à l’AICP Paris afin d’acquérir la méthode exclusive de l’AICP. Elles ont ainsi obtenu le 26 juillet 2019 leur diplôme de « Modéliste International du Vêtement » de certification européenne de niveau 5. » Un projet soutenu depuis ses prémisses par le Ministre de l’Enseignement Supérieur Ouzbek, Inom Madjidov.

« Depuis son ouverture, la formation accueille 62 élèves de première année qui ont passé avec succès les tests de recrutement officiels de l’AICP-ITILT. A l’issue de leur formation diplômante, les étudiants de l’AICP-ITILT Tachkent se verront remettre une double certification : le certificat de « Modéliste International du Vêtement » de l’AICP, de certification européenne de niveau 5, et le diplôme de l’ITILT, reconnu par le Ministère Ouzbek. »

Le coton : une des matières premières en Ouzbékistan

Au cœur de l’Asie Centrale, l’Ouzbékistan, *joyau de la civilisation musulmane aux influences mongoles, russes et iraniennes*, est un carrefour historique pour le commerce de la soie et du coton. L’économie de l’Ouzbékistan repose sur la production des matières premières agricoles et minérales, et en particulier le coton. Cet « or blanc ouzbek » représente 18 pour cent de la production mondiale, ce qui en fait le sixième producteur et le deuxième exportateur mondial. Mais actuellement, le coton subirait d’importantes fluctuations à l’export.

Selon le Département américain de l’agriculture (USDA), entre la volonté du gouvernement ouzbek d'accroître ses superficies dédiées aux cultures de fruits et légumes au détriment du coton, et la demande toujours croissante de ses filatures et industrie textile pour la fibre blanche, l'offre ouzbek de coton à l'export se réduirait de plus en plus.

« Selon le programme gouvernemental, 30 500 hectares ont déjà été détournés du coton en 2016/17 et 50 000 hectares en 2017/18. Le programme de reconversion court jusqu'en 2020 et, au total, les superficies cotonnières devraient avoir été réduites de 185 000 hectares. (...) Pour la campagne 2018/19, pour laquelle les plantations ont déjà démarré, les superficies dédiées au coton seraient en baisse de 35 000 hectares, à 1,17 million d'hectares contre 1,2 millions d’hectares récoltés en 2017/18 », publie le site Commodafrica.com qui définie l’Ouzbékistan comme « une place à prendre sur le marché du coton ».

Une industrie en développement

Il y a presque 30 ans, au début des années 90 , il n’existait dans le pays que quatre grandes usines de textile.

Entre 1995 et 2013, presque 100 nouvelles unités de production dans le secteur textile ont été mises en exploitation avec la participation d’investissements étrangers venus du Japon, d’Allemagne, de Corée, de Chine, de Turquie, de Grande Bretagne et du Liechtenstein.

Photos : page d’accueil Manuel Cohen/AFP et photos de AICP.