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Le glamour disco de Fendi ouvre la semaine de la mode à Milan

By AFP

23 sept. 2021

Mode

Crédit : Catwalkpictures, Fendi SS22

Milan - Du satin, des robes fluides, des fourrures exubérantes : le public était au rendez-vous mercredi pour le défilé Fendi, premier grand rendez-vous de la Fashion Week féminine printemps-été 2022 à Milan.

Pour ces retrouvailles post-Covid, les photographes de street style étaient venus guetter les meilleurs looks des célébrités, à l’affût d’un cliché de la directrice de Vogue Anna Wintour, de l’influenceuse Chiara Ferragni ou du réalisateur Luca Guadagnino.

À l’entrée, pass sanitaire et masque obligatoires. À l’intérieur, le public se presse en rang moins serré que d’habitude. “Difficile de ne pas être enthousiaste. C’est la première fois depuis 18 mois que l’on retrouve notre public avec la sensation d’un retour presque à la normale”, commente le PDG de Fendi Serge Brunschwig, visiblement heureux d’accueillir enfin ses invités.

Sur le podium, la collection du directeur artistique Kim Jones continue de tisser le fil de l’histoire de la marque romaine que l’Anglais embrasse avec élégance et raffinement depuis deux saisons. Le décor et la bande son donnent le ton de cette collection qui plonge dans les années 70 et l’âge du disco. Sur fond de Diana Ross et de Chic, les mannequins défilent avec des looks et des attitudes rappelant Grace Jones, Jerry Hall ou encore Bianca Jagger. Le blanc immaculé des premières silhouettes, tailleurs ou combinaisons pantalons larges, est comme la page blanche sur laquelle viennent s’imprimer peu à peu des illustrations d’Antonio Lopez, célèbre illustrateur de mode, pour contaminer le reste de la collection.

“Note de fantaisie”

Kim Jones a en effet retrouvé dans les archives de la maison un logo Fendi dessiné à la main par l’artiste, point de départ de la collection et de l’envie de célébrer une œuvre et une époque. “Lopez était un ami de Karl Lagerfeld et a toujours été quelqu’un qui m’a inspiré. Il était avant-gardiste, inclusif, admiré par tout le monde, d’Andy Warhol à Steven Meisel et David Hockney. Je voulais le présenter à une nouvelle génération”, commente l’Anglais dans la note de présentation du défilé.

Ses coups de pinceaux apparaissent donc sur les kaftans, les chemisiers en soie et les sacs. Des dessins plus figuratifs avec des visages de femmes deviennent des motifs colorés en marqueterie de cuir, en dentelle ou en jacquards chatoyants.

Le travail sur la fourrure, cher à la maison romaine, ne manque pas avec des manteaux colorés en renard et en plumes. “Kim continue sur sa lancée avec son élégance, son raffinement, et cette note de fantaisie, ce travail entre le passé et le futur”, a commenté Serge Brunschwig après le défilé. “Il a compris la marque, dans sa profondeur, il est venu nous enrichir comme un nouveau membre de la famille”. C’est d’ailleurs en compagnie de Silvia Venturini Fendi, directrice des accessoires, et de sa fille Delfina Delettrez Fendi, créatrice des bijoux de la maison, que l’Anglais est venu saluer le public à la fin du défilé. (AFP)