Le top 10 des écoles de mode en France

Le magazine L’Etudiant a demandé aux professionnels de la mode de désigner leurs coups de coeurs en matière de formations. L'IFM est en tête du palmarès.

Futur styliste, modéliste ou designer textile ? Nombreux sont les étudiants à se demander quelle école intégrer pour faire un parcours qualifiant et reconnu par les professionnels de la mode. Le magazine L’Etudiant a interrogé des directeurs de collection qui ont révélé leurs préférences en matière d’enseignement (figurent dans le tableau ceux qui ont obtenu le plus de points). En trio de tête figurent L'IFM, Esmod et l'Ensad. Quels sont les atouts de chacune de ces écoles ?

Le top 10 des écoles de mode en France

L’IFM, future référence mondiale de la mode ?

Sans surprise, on retrouve l’Institut français de la mode (IFM) sur la première marche du podium. Les professionnels interrogés s’accordent pour dire que « cette institution, créée en 1986, occupe une place à part dans le paysage des écoles de mode françaises. » Beaucoup d’éléments distinguent ses cursus à commencer par son mode de recrutement qui passe par un oral et un sujet de discussion préparé en amont par les candidats. De fait, les cursus ne sont ouverts qu’aux titulaires d’un bac +4/5. Deux domaines sont proposés à la formation : le management et la création. Le cursus en création se décline en trois majeures : vêtement, accessoires et image (image de marque, communication, journalisme). Quant au programme de management, très réputé, il forme notamment aux métiers de merchandiser, chef de produit, responsable de production ou de communication.

Les jeunes diplômés intègrent souvent des entreprises de luxe (Hermès, Louis Vuitton, Dior), des groupes de prêt-à-porter tel SMCP (Sandro-Maje- Claudie-Pierlot), de petites marques émergentes ou l’univers de la beauté (L’Oréal, Estée Lauder). Certains d’entre eux créent leur propre structure après deux ou trois ans d’activité professionnelle. Ici, tout est fait pour « se frotter au monde du travail », rappelle Françoise Sackrider, directrice des programmes de management. Concrètement, les 10 premiers mois sont consacrés à l’enseignement, aux workshops et au mémoire de fin d’études. Le parcours s’achève par une mission en entreprise d’une durée de 6 mois. De même que tout le long de l’année, les étudiants travaillent sur des cas réels d’entreprise. Ainsi, cette année, Lancôme (groupe L’Oréal) a lancé le défi d’inventer le nouveau parfum féminin des millennials. Au programme, les futurs managers ont été amenés à concevoir le parfum en atelier olfactif, imaginer un nom, concevoir une stratégie marketing et une campagne de communication. Ce qu’on appelle une réflexion à 360 degrés.

Autre atout, l’IFM fusionnée à l’ECSCP (École de la chambre syndicale de la couture parisienne) donnera naissance dès septembre 2019 à la nouvelle école de mode de Paris qui s’annonce déjà de « référence mondiale ». Ce nouvel ensemble se réappropriera les locaux de la Cité de la mode et du design (sur les quais de Seine, à Paris), ainsi que le nom de l’IFM. Il dispensera diverses formations du CAP (certificat d’aptitude professionnelle) au bac+5 dont 2 nouveaux programmes en création de mode : un Bachelor en trois ans (en français ou en anglais) ainsi qu’un master en deux ans (en anglais).

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Esmod : l’atout international

Depuis 1841, l’école propose un enseignement de haut niveau en Création comme en Business (avec son école ISEM créée en 1989). Son enseignement, accessible depuis le Bac jusqu’à Bac +5, dispense 20 programmes différents pour divers publics dans 9 secteurs de spécialisation en Fashion design (Prêt-à-porter Femme, mode enfantine, mode masculine, Lingerie, Nouvelle couture Luxe, Nouvelle couture traditionnelle, Prêt-à-porter Femme Maille, Costume de scène et accessoires) et 10 domaines d’activité pour le Fashion business (Mode, joaillerie, cosmétiques, accessoires, bagagerie, linge de maison, digital... ).

Depuis 1984, l’école assied sa stratégie de développement à l’international en ouvrant Esmod Tokyo avec une réelle volonté de cohérence dans sa pédagogie. Aujourd’hui, elle compte 20 écoles dans 13 pays et 5 écoles en France (Paris, Bordeaux, Lyon, Rennes, Roubaix) avec possibilité d’échanges dans le réseau international. Très attendu, le "projet défilé" est l’un des moments les plus forts de l’année. Enfin, depuis début 2018, Esmod a crée une nouvelle extension de son école à Pantin sur 600 M2 regroupant 23 salles de cours soit à quelques encablures de la maison Chanel qui, d’ici 2020, déploiera un site flambant neuf regroupant la quinzaine de PME de sa filiale Paraffection réunissant les métiers d’art (le plisseur Lognon, le bottier Massaro ou encore le chapelier Michel).

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ENSAD, vive la pluridisciplinarité !

Unique à Paris, L’Ecole nationale supérieure des Arts décoratifs ouvre tous les champs des possibles à ses élèves recrutés sur concours. Ceux-ci sont amenés à se spécialiser en deuxième année, après une première année pluridisciplinaire. Ils ont alors le choix entre dix spécialités parmi lesquelles Design textile et matière, Design vêtement, Image imprimée, Photo/Vidéo, Scénographie ou encore Architecture intérieure. « Dans sa pédagogie, l’École s’attache tout particulièrement à concevoir des méthodologies de nature à favoriser le croisement et la rencontre des différentes disciplines tout au long de la formation qui dure 5 ans», rappelle l’ENSAD. Des premiers workshops au "grand projet" de cinquième année (la création d’une collection, le plus souvent), les étudiants disposent d’une petite vingtaine d’ateliers techniques tous très bien équipés : bois, métal, tissage (15 métiers à tisser) et la maille (17 machines à tricoter).

En outre, un Cycle de recherche, création et innovation (EnsadLab) a été mis en place en 2007. Celle qui, à sa naissance en 1766, formait juste d’habiles peintres en fleurs fait depuis partie des écoles les plus créatives du moment!

Passez la souris sur le carte pour en savoir plus.

Photos : Esmod et IFM.