Peta Allemagne dénonce l'horreur pratiquée dans l'industrie du cuir au Bangladesh

Les conditions de travail déplorables dans le secteur du textile et de l’habillement continuent à être sujettes à de rigoureuses inspections. L’association PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) Allemagne a récemment demandé à la chanteuse Leona Lewis de collaborer avec elle pour dénoncer le travail des mineurs et la cruauté menée envers les animaux dans l’industrie du cuir au Bangladesh, un secteur qui pèse 1 200 millions de dollars.

Depuis deux ans, PETA Allemagne et le journaliste Manfred Karreman ont entrepris une investigation concernant l’industrie du cuir dans le pays du sud-est asiatique. Une nouvelle vidéo de PETA, narrée par la chanteuse Leona Lewis, révèle, comme elle le dit elle-même « Voici ce que coûte le cuir: des enfants travailleurs et des animaux dépecés vifs pour en faire des chaussures, des ceintures, vestes, sacs à main et autres produits exportés dans le monde entier ».

Maltraitance des hommes et des animaux et pollution des rivières

La vidéo fait peur à voir. Comme l’indique Lewis, on estime que chaque année deux millions de vaches sont transportées et entassées dans des camions durant des milliers de kilomètres, de l’Inde (où il est interdit de les tuer puisque la vache est un animal sacré dans l’hindouisme) jusqu’au Bangladesh. Bon nombre d’entre elles arrivent en mauvais états. Pattes ou queue cassée, blessures ouvertes et elles sont si faibles et mal nourries qu’elles n’arrivent pas à se maintenir debout. Dans les abattoirs –ou de façon illégale dans les rues- ont les égorge avec des couteaux et certaines luttent pour s’échapper tandis qu’on leur arrache la peau...

Peta Allemagne dénonce l'horreur pratiquée dans l'industrie du cuir au Bangladesh

Les tanneurs utilisent des produits chimiques toxiques pour éviter la décomposition de la peau des animaux. Les travailleurs sont là, sans aucune protection, même les enfants. Ils sont pieds nus au moment où les produits chimiques cancérigènes sont vaporisés, où les peaux sont découpées au couteau et des machines dangereuses se mettent en route. Certains perdent des doigts lors du procédé.

Les résidus toxiques sont ensuite déversés dans la rivière, devenue un marécage pollué. La plupart des travailleurs ont des problèmes respiratoires chroniques dus aux vapeurs chimiques et au manque de ventilation. On estime que 90 pour cent d’entre eux meurent décèdent avant 50 ans.

Photos: Peta / Karremann


 

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