(publicité)
(publicité)

Eric Marechalle, actuellement à la tête de Kenzo, va prendre les rênes de Marc Jacobs International.

L’ancien responsable Sébastien Suhl devrait donc bientôt quitter Marc Jacobs, qu’il a rejoint en 2014, selon WWD. LVMH, société mère des deux marques, n'a cependant pas encore confirmé l’information.

Sébastien Suhl avait mis un terme à la marque Marc by Marc Jacobs, lancée en 2000, dans le but d'unifier les deux collections sous la marque Marc Jacobs, tout en élargissant la gamme des offres et des prix actuels.

Eric Marechalle avait été chargé chez Kenzo de recentrer la maison alors, pour en faire une marque plus contemporaine. Peu de temps après sa nomination, Carol Lim et Humberto Leon ont été embauchés comme directeurs de création, après Antonio Marras. Grâce à lui, Kenzo est rapidement devenue l'une des marques les plus intéressantes de la mode européenne.

Avant de rejoindre cette maison, Marechalle a dirigé la marque pour enfants Catimini, alors du groupe Zannier, maintenant Kidiliz Group.

Sir Philip Green a nommé Paul Price, chief merchandising officer de Burberry, à la tête de Topshop, du groupe Arcadia.

Paul Price remplacera le 4 septembre, Mary Homer, qui a quitté son poste de pdg en mars, pour prendre les rênes de The White Company. Il aura pour mission de booster les ventes du géant anglais, tout en continuant son expansion à l'étranger. Philip Cooke, directeur général de Topman, est maintenu dans son rôle.

« Je pense que Paul est parfait pour mener à bien la prochaine phase de l'expansion globale de Topshop / Topman », a déclaré Sir Philip Green dans un communiqué. Paul Price possède des années d'expériences dans l'industrie, après avoir travaille chez Burberry pendant près de dix ans. Avant de rejoindre à l'équipe de Burberry, le nouveau pdg a occupé plusieurs postes importants chez Lucky Brand Jeans, Williams Sonoma et Banana Republic.

La baronne Karren Brady, présidente de la société mère de Arcadia Group, Taveta Investments, a ajouté : « Je suis ravie que Paul rejoigne l'équipe et j'attends avec impatience cette nouvelle période passionnante pour Topshop / Topman. »

Sir Philip Green a également nommé Karren Brady pour présider son holding Taveta, plus tôt cette semaine.

Les créateurs Sébastien Meyer et Arnaud Vaillant, en charge de la direction artistique de Courrèges depuis 2015, quittent la griffe, a annoncé jeudi dans un communiqué cette maison connue pour son esthétique futuriste, emblématique des années 1960.

"La maison Courrèges et le duo artistique Sébastien Meyer et Arnaud Vaillant ont décidé d'un commun accord de mettre un terme à leur collaboration", indique la marque. Les deux créateurs avaient été nommés en mai 2015 pour réveiller la maison fondée en 1961 par André Courrèges, couturier disparu début 2016, connu pour avoir popularisé la minijupe et révolutionné la mode des sixties.

Les deux hommes, âgés tous deux de moins de 30 ans, s'étaient fait connaître avec leur marque, Coperni, qu'ils avaient mis en sommeil pour travailler pour Courrèges. La dernière collection du duo, pour l'automne-hiver 2017-2018, a été présentée en mars à Paris.

"Une nouvelle organisation créative sera annoncée ultérieurement par le président de la marque, François le Ménahèze, nommé en avril 2017", indique le communiqué, alors que la prochaine Fashion week parisienne se tient du 26 septembre au 3 octobre.

Le monde de la mode connaît ces dernières années une valse des directeurs artistiques au rythme de plus en plus rapide, qui a récemment touché Lanvin, mais aussi Chloé et Givenchy. (AFP)

LVMH aurait embauché Nicola Brandolese (ex-Luxottica)

Le groupe de luxe n’a fait aucune communication à ce sujet. Mais Nicola Brandolese lui-même ne laisse planer aucun doute sur l’identité de son nouvel employeur : sur son profil Linkedln, l’ancien président du réseau de distribution de Luxottica indique en une courte phrase avoir rejoint LVMH depuis le 1er juin dernier, tout en précisant qu’il a débuté par “une période d’induction chez Fendi”. Son titre: “Executive, role to be disclosed soon”. Un intitulé de poste laconique et mystérieux.

D’après l’agence Reuters qui cite un memo interne de LVMH, Nicola Brandolese aurait vocation à occuper le titre de Directeur Général. La bourse a immédiatement réagi à cette nouvelle: le titre était largement dans le vert à la clôture: +1,2 pour cent. Il faut dire que le groupe de Bernard Arnault s’offre une recrue de choix. Sous sa présidence, l’activité retail du groupe italien, leader mondial des lunettes haut de gamme, a enregistré une hausse significative de son chiffre d’affaire sur plusieurs exercices consécutifs.

Préparer la succession des hommes de confiance de Bernard Arnault

Luxottica a perdu plusieurs hauts responsables cette année dont Fabio d’Angelantoni qui a lui aussi rejoint LVMH l’an dernier en prenant la tète de Loro Piana. Cette vague de départ coïncide d’une part avec la reprise en main en septembre 2014 du groupe par son fondateur Leonardo del Vecchio, et d’autre part avec la fusion programmée du groupe Luxottica avec Essilor. Ce mariage, très applaudi, répondait à une logique stratégique de complémentarité entre un Essilor qui est le champion mondial des verres ophtalmiques et un Luxottica qui s'est bâti un réseau de distribution global.

Le groupe LVMH a lui aussi des ambitions dans l’univers de l’optique. Le groupe de Bernard Arnault a passé cette année un accord pour la création d’une joint-venture avec Marcolin - grand concurrent de Luxottica. Le groupe de luxe français détient 51 pour cent des parts de cette nouvelle entité. Marcolin, qui appartient en majorité au fonds d'investissement français PAI Partners, possède les 49 pour cent restants. Cet accord permettrait à LVMH de controler directement la production et la commercialisation des lunettes de ses propres griffes (notamment Celine et Christian Dior). Le grand perdant de ces annonces est le groupe Safilo qui détenait plusieurs licences de LVMH et qui avait déjà du faire face à la perte de contrats importants quand Kering avait de son coté décidé de reprendre la main sur ses licences.

L’arrivée de Nicola Brandolese chez LVMH ne sera pas, à priori, liée à ce jeu de poker que mène Luxottica, Marcolin ou Safilo pour asseoir leur suprematie sur l’univers du retail optique, un jeu dans lequel LVMH et Kering entendent jouer leur partition. Dans une note citée par Reuters, les analystes de Mediobanca Securities observent que « Ce recrutement intervient au moment où LVMH prépare la succession de deux des hommes de confiance de Bernard Arnault : Sydney Toledano, le PDG de Christian Dior Couture âgé de 65 ans, et Antonio Belloni, le directeur général délégué de LVMH qui a 63 ans". Un poste clé dans tous les cas.

Credit photo: LVMH,Nicola Brandolese,Luxottica,Marcolin

Breitling a annoncé la nomination de son nouveau pdg Georges Kern, jusqu’alors head of watchmaking, marketing and digital auprès de Richemont, et plus particulièrement en charge des maisons d’horlogerie. Jean-Paul Girardin poursuivra ses activités au sein de Breitling en tant que vice-président.

« En qualité de pdg et, dans ce contexte, d’actionnaire de Breitling, la mission de Georges Kern consistera à soutenir le développement international de la société, qui est l’une des plus importantes entreprises horlogères au monde, et de renforcer la présence digitale et commerciale de la marque, avec pour objectif spécifique une accélération de la croissance sur les importants marchés asiatiques », selon Breitling.

Entre 2000 et 2016, Georges Kern occupait la fonction de CEO d’IWC Schaffhausen. Il a commencé sa carrière dans le secteur de la grande consommation chez Kraft General Foods avant de se tourner vers l’horlogerie en rejoignant TAG Heuer de 1992 à 2000.

« Nous sommes ravis d'accueillir Georges Kern chez Breitling », a déclaré Théodore Schneider, qui a vendu une participation majoritaire à CVC Capital Partners et qui a repris la présidence du Conseil d'administration de Breitling. « Sa vaste expérience et sa connaissance du marché de l’horlogerie de luxe, ainsi que sa créativité, vont accélérer la dynamique de croissance de Breitling ».

Le groupe suisse Richemont, numéro deux mondial du luxe, a annoncé vendredi la démission de son directeur de l'unité horlogerie, numérique et marketing, Georges Kern.

M. Kern "a reçu une offre intéressante pour devenir un entrepreneur. Il a eu une carrière pleine de succès à IWC Schaffhausen (une des marques de Richemont, ndlr) et nous lui souhaitons le meilleur", a expliqué le président du conseil d'administration Johann Rupert, dans un communiqué.

Cela ne faisait que quelques mois que M. Kern était à ce poste. En novembre 2016, Richemont avait annoncé un remaniement en profondeur de sa structure de direction, en supprimant le poste de directeur général, dans un contexte difficile pour l'horlogerie suisse, pour être remplacé par une organisation à deux branches.

A l'occasion de la réorganisation de la société, Georges Kern s'était donc vu confié la direction de la fabrication des montres, du marketing et des activités numériques, tandis que Jérome Lambert, le patron de Montblanc, avait pris lui la direction des opérations pour toutes les autres marques en dehors de la joaillerie et l'horlogerie.

Richemont, qui rivalise avec le français LVMH, numéro un du secteur, est à la tête de près de vingt grandes marques de produits de luxe, accumulées au fil des acquisitions par la famille sud-africaine Rupert pour diversifier sa fortune faite dans le tabac. (AFP)

Olivier Lapidus prend la direction artistique de Lanvin

Homme d'innovations, le créateur français Olivier Lapidus, 59 ans, a été nommé directeur artistique de la maison Lanvin, la plus ancienne maison de couture parisienne encore en activité, a annoncé mardi cette dernière.

La maison Lanvin a été fondée par Jeanne Lanvin en 1889. "Je me félicite de l'arrivée d'Olivier Lapidus à la direction artistique de Lanvin et de sa capacité créatrice dans le droit fil de l'élégance représentée par Jeanne Lanvin", a déclaré Madame Shaw-Lan Wang, PDG de Lanvin et principale actionnaire de la griffe, dans un communiqué. "Sa grande compréhension de l'univers de cette maison, du monde de la mode et du design, ainsi que son approche résolument moderne porteront Lanvin vers de nouveaux horizons", a ajouté la femme d'affaires chinoise.

"Avec beaucoup d'avance sur son temps, Olivier Lapidus s'est toujours intéressé aux nouvelles technologies. Couturier précurseur, il entre aujourd'hui en résonance avec les aspirations de la société et saura relever les défis de la maison Lanvin au XXIème siècle", considère Shaw-Lan Wang. L'entourage d'Olivier Lapidus avait annoncé lundi soir à l'AFP cette nomination. Il confirmait une information du site spécialisé WWD.

La première collection d'Olivier Lapidus pour la maison Lanvin sera celle de prêt-à-porter féminin pour l'Eté 2018. "C'est un immense honneur de rejoindre la maison Lanvin et je remercie chaleureusement Madame Wang pour la confiance qu'elle m'accorde", a assuré de son côté Olivier Lapidus cité dans le communiqué. "Assurer la pérennité" de cette maison "est une charge immense et un challenge passionnant". Précurseur en matière de mode high tech, Olivier Lapidus remplace Bouchra Jarrar, qui avait été nommée en mars 2016 directrice artistique pour les collections féminines de Lanvin. Son départ "d'un commun accord" avait été annoncé jeudi par la griffe.

Dix-sept ans après avoir quitté la griffe fondée par son père Ted Lapidus, Olivier Lapidus vient tout juste de créer sa maison de couture digitale. Baptisée Création Olivier Lapidus, elle offre à ses clientes, chaque saison, et tout au long de l'année, sur le principe du "see now, buy now", un défilé sous forme d'un web-film.

Le créateur conservera cette activité, précise son entourage. Petit-fils d'un tailleur russe émigré, il est le fils de Ted Lapidus qui a marqué les années 1960 et 1970 avec sa mode unisexe et le style safari. Diplômé de la chambre syndicale de la couture parisienne, Olivier Lapidus a été pendant onze ans directeur artistique de la maison Lapidus, jusqu'à l'arrêt de l'activité haute couture en 2000.

Parti ensuite vivre en Chine, où il a remporté des concours d'Etat et habillé l'aviation civile, il est revenu en France en 2003, où il a dessiné ensuite diverses gammes d'objets, mobilier, matériaux lumineux, lunettes, travaillé pour Pronuptia et conçu un hôtel.

Difficultés financières

Olivier Lapidus prônait dès les années 1990 un mariage entre haute couture, artisanat et laboratoires de recherche industrielle, concevait robes à panneaux solaires, en fibres de fruits ou en poussière de pierres précieuses. S'il a déposé une série de brevets et fait figure de pionnier dans ce domaine, ses créations n'ont pas toujours été bien reçues à l'époque par la presse.

Pour sa maison de couture digitale, ses premières collections sont faites de robes de soie, ornées de broderies, de dentelle, au style intemporel, inspiré par sa mère, ancien mannequin. "Je suis content d'être en phase avec mon temps et pas trop en avance pour une fois!", a-t-il dit récemment à l'AFP. Prendre la direction artistique de la légendaire maison Lanvin n'est pas un mince défi.

La maison, qui avait été secouée par des remous internes après le départ en octobre 2015 du créateur israélien Alber Elbaz, qui était en poste depuis 14 ans, fait face à des difficultés financières. La situation ne s'est pas redressée sous la direction artistique de Bouchra Jarrar, dont les collections à la sobre élégance, mariant masculin et féminin, ont pourtant été saluées par la presse.

Selon des chiffres cités dans les médias, la maison a accusé en 2016 une perte de 18,3 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 162 millions d'euros, en baisse de 23 pour cent.

Le magazine Challenges rapportait début juillet que les deux actionnaires de Lanvin, Shaw-Lan Wang et l'homme d'affaires Ralph Bartel, devraient "recapitaliser la maison de couture à hauteur de plusieurs dizaines de millions d'euros, afin d'effacer le déficit du précédent exercice et de relancer la marque". (AFP)

Photo: Christophe Archambault / AFP

Des fortunes espagnole (Zara), française (LVMH) et suédoise (IKEA) composent le tiercé gagnant de l'édition 2017 du Top 100 des milliardaires européens, publié cette semaine par le magazine économique suisse Bilan. 2017 a été une "année faste" pour les milliardaires européens, écrit le magazine, car leur fortune a augmenté de 19 pourcent par rapport au classement 2016, de quoi rattraper le recul de -5,5 pourcent enregistré l'année dernière.

La tête de ce classement, qui en est à sa 5ème édition, est toujours occupée par l'Espagnol Amancio Ortega Gaona, 81 ans, créateur de la marque de vêtements Zara, dont la fortune est estimée à 80 milliards CHF (73 milliards d'euros), en hausse de 11,5 milliards en un an. Son groupe contrôle 7.200 magasins dans le monde.

Pour figurer dans cette liste des 100 plus riches d'Europe, il faut posséder un patrimoine d'au moins 7,1 milliards de francs suisses, soit plus que le ticket d'entrée en 2016 (6,2 mlds). La grande surprise du classement 2017 est l'arrivée du Français Bernard Arnault, 68 ans, à la deuxième place, après avoir été au 5ème rang en 2016. La fortune de Bernard Arnault, le patron du groupe de luxe LVMH, a progressé de 70 pourcent en un an à 51 milliards CHF, en raison de la forte hausse des actions de ses deux principales participations, LVMH et Hermès.

La 3ème place du classement 2017 est occupée par la famille Kamprad (Ikea), avec une fortune de 43,3 milliards CHF (+11,5 pourcent). Le patriarche du groupe Ingvar Kamprad, 91 ans, longtemps résident en Suisse, est retourné vivre en Suède il y a quelques années. Le groupe est dirigé par ses trois fils, qui ont le passeport suisse.

Mme Liliane Bettencourt, 94 ans, la fille du fondateur du groupe L'Oréal, glisse au 4ème rang, avec une fortune de 40 milliards, en hausse cependant de 12 pourcent.

Parmi les autres Français classés dans les 20 premiers de ce Top 100, figurent la famille Hermès (7ème rang, 33,8 mlds CHF), la famille Mulliez (supermarchés Auchan, 8ème rang, 33 mlds CHF), la famille Dassault (14ème rang, 23 mlds CHF) et la famille Pinault (18ème rang, 20,9 milliards, luxe). Le classement 2017 fait aussi apparaître pour la première fois un nouveau-venu, James Dyson, le roi de l'aspirateur, au 82ème rang, avec une fortune de 8 milliards, juste derrière la famille française Besnier (Lactalis, 8,2 mlds CHF).

Par pays, c'est l'Allemagne qui compte le plus de super-milliardaires figurant dans ce classement, avec 27 personnes répertoriées, suivie par la Russie (16), la France (14), l'Italie (10) et la Suisse (7). Un quart de ces 100 super-riches habitent d'ailleurs en Suisse. (AFP)

Olivier Saillard quitte la Palais Galliera pour J.M. Weston

À la tête du musée de la mode de la ville de Paris depuis mai 2010, Olivier Saillard quittera ses fonctions en janvier 2018. Il rejoindra le fabricant de souliers français J.M. Weston en tant que directeur artistique.

L’appel à candidature est déjà lancé ! Qui pour succéder à l’historien de la mode qui a contribué à redorer le musée de la mode de la ville de Paris et à lui rendre sa superbe à coups d’aménagements et d’expositions à succès ? Nommé en mai 2010, Olivier Saillard a mis sur pied 28 expositions in situ et hors les murs dont “Jeanne Lanvin : 100 modèles historiques“ en 2015, “Anatomie d’une collection“ en 2016 ou actuellement “Balenciaga, l’œuvre au noir“ qui se clôturera le 16 juillet prochain. Sa dernière action sera visible dès 2019. Grâce au mécénat de la maison Chanel, le Palais Galliera ouvrira alors une galerie des collections permanentes baptisée Salles Gabrielle Chanel. Soit 670 m2 de salles souterraines racontant l’histoire de la mode du XVIIIème siècle à aujourd'hui.

Olivier Saillard quitte la Palais Galliera pour J.M. Weston

Un amoureux de la mode

Diplômé en histoire de l'art, Olivier Saillard a été conservateur du musée de la mode de Marseille de 1995 à 2000, avant de devenir responsable de la programmation des expositions mode au Musée des Arts Décoratifs de Paris. À la même époque, il commence à écrire ses « Shopping poems », puis il est nommé en mai 2010 à la direction du Palais Galliera. Il met en place ses premières performances utilisant des vêtements archivés du musée avec « The Impossible Wardrobe » (2012), la presse l’acclame et Christian Lacroix le décrit comme : « un poète et un auteur ». Très vite, l'actrice Tilda Swinton devient une fidèle présence dans ses performances qui sont même jouées dans des musées aux quatre coins du monde.

Un projet ambitieux chez Weston

Chez J.M. Weston, où il remplace le créateur Michel Perry, il aura la responsabilité des collections de chaussures homme et femme, des accessoires et de l'image de la maison. Ses premières inspirations seront dévoilées en septembre 2018, lors de l'ouverture d'une nouvelle boutique de 600 m2, au 55 avenue des Champs-Elysées, la cinquième dans le monde. « Olivier incarne parfaitement la nouvelle dynamique dans laquelle la maison s'est engagée depuis deux ans, affirme Thierry Oriez, président de J.M. Weston. Sa nomination souligne notre volonté d'inscrire la marque dans un projet ambitieux. En s'appuyant sur sa grande culture, sa créativité, son regard aigu porté sur l'objet et la poésie de ses démarches artistiques, Olivier va inventer un nouveau langage pour le développement des collections et l'image de notre maison.»

Olivier Saillard quitte la Palais Galliera pour J.M. Weston

Située à Limoges, la manufacture Weston (groupe familial EPI), fondée en 1891, emploie aujourd'hui 170 artisans. C’est au cours d’un voyage aux Etats-Unis que le fils du fondateur apprend la technique du cousu Goodyear à Weston (près de Boston) qui permet de ressemeler durablement les chaussures. Il introduira le procédé pour privilégier la qualité et le service, en proposant plusieurs largeurs. La maison reste aujourd’hui synonyme de savoir-faire et d’esprit parisien notamment avec son fameux mocassin dont l’ambassadeur du moment n’est autre que l’acteur Omar Sy. « Olivier Saillard saura, avec Thierry Oriez, accélérer le renouveau et le développement de la Maison tout en préservant son intégrité et son authenticité », conclue Christopher Descours, président d'EPI.

Photos : Olivier Saillard à l’expo Vuitton au Grand Palais – Façade du Palais Galliera – Collection J.M.Weston été 2017.

Bernard Arnault et sa famille sont la première fortune française, selon le classement annuel des 500 fortunes de Challenges à paraître mercredi, alors que le PDG du groupe de luxe LVMH avait brièvement abandonné la place l'année précédente à Liliane Bettencourt.

Avec un patrimoine estimé à 46,9 milliards d'euros, M. Arnault et sa famille ont vu leur fortune bondir de près de moitié depuis un an, une performance qui leur permet de repasser devant Mme Bettencourt, héritière des cosmétiques L'Oréal, et ses proches (35,8 milliards d'euros). Sur la troisième marche figure une autre figure du luxe, Axel Dumas, à la tête d'Hermès, et la famille Hermès, avec 30,9 milliards d'euros.

"Le nombre de milliardaires est hallucinant", avec 92 personnalités dans le classement, a jugé Éric Tréguier, journaliste au magazine Challenges et co-auteur du classement, auprès de l'AFP. Alors que le classement 2016 avait été marqué par une performance mitigée des très grandes fortunes, sur fond de morosité de la Bourse, elles ont cette fois bénéficié de l'élan des marchés financiers lors des derniers mois.

M. Arnault est le symbole le plus probant de ce rattrapage, puisque son patrimoine a directement bénéficié d'un bond de plus de 50 pour cent de l'action LVMH entre les mois de juin 2016 et 2017. Signe de l'accélération des grandes fortunes, le ticket d'entrée de ce classement, dans lequel figurent cette année une petite cinquantaine de nouveaux arrivants, a quasiment été multiplié par dix depuis son lancement par Challenges en 1996, passant de 14 à 130 millions d'euros.

Sur la même période, le montant total des 10 plus grandes fortunes françaises a été multiplié par 12, un chiffre que le magazine présente comme un élément du débat sur les inégalités puisque le produit intérieur brut (PIB) du pays n'a pas même doublé entretemps.

Le haut du classement de Challenges confirme par ailleurs l'ordre du palmarès international établi en mai par Forbes, qui mettait M. Arnault et Mme Bettencourt respectivement en 11e et 14e position. "Le classement Forbes ne prend en compte que des individus", alors que celui de Challenges lie les personnalités à leurs familles, a nuancé M. Tréguier. "Une famille de 200 personnes qui agit de concert, c'est une entité", a-t-il précisé, évoquant de récents exemples de gouvernance chez Michelin et Hermès. (AFP)